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CHAPITRE V

SECTION PREMIÈRE

MINISTRES

Votre majesté reconnaît rail aussi que nous sommes hais pour ce que nous proposons une doctrine qui apprend à mourir avec paix de conscience et assurance de son salut , fondée sur la promesse de Dieu en Jésus-Chsist , par laquelle Dieu promet à tous nécheurs se repen-

(1) Munsler. Prxfat. suoe grammatic:c syriacœ ci chaldaicœ , Junius praif. ante Novnm Teslamentum «yrincum Tremelir, dicunt temporc Christi linguam Jud;corum fuisse syriacam.

(2) Lcvit. XVI. Niillus hominum sil in (abernaculo qtiando ponlifex sanetnarium ingredilur Ht rogetpro se cl pro domo sua cl pro uuiverso cœlu Israël donec Cgrodiatur.

(3) Luc. I. Et omnis multiludo populi crat orans foris liora iucensi.

tant sérieusement et se convertissant à lui, que croyant en Jésus-Christ ils ne périront point , mais auront la vie éternelle. Laquelle fiance en Jésus-Christ délivre les fidèles mou-' ranls de la frayeur de V enfer, et de ce tremblement par lequel on pense en être quitte à bon marché, si on va en un feu de purgatoire pour y être brûlé et tourmenté par plusieurs siècles. Duquel tourment néanmoins on tient que sont délivrés, ou en tout ou en partie, ceux qui donnent à l'Eglise, et ceux auxquels il plaît au pape de distribuer des indulgences; car par cette porte est entré le trafic en l'Eglise romaine, et l'avarice ingénieuse s'est rendu tributaire l'ignorance du pauvre peuple.

RÉPONSE

Les docteurs catholiques enseignent que, Dieu promettant aux pécheurs convertis la rémission de leurs fautes, ceux qui n'ont aucun remords en leur conscience qui leur fasse estimer leur repentir défectueux , doivent avoir paix.en leur âme, et sont moralement assurés de leur salut. Partant, il n'est pas vrai de dire simplement que votre doctrine soit haïe pour apprendre à mourir avec paix de conscience et. assurance de salut, niais bien qu'elle est digne de haine pour enseigner que cette certitude de salut , que peuvent avoir les fidèles , est non seulement morale, mais infaillible, comme étant de foi divine, qui est ce que condamne l'Eglise et ce que vous soutenez. Aucun ne peut savoir, dit le concile de Trente (1) , par certitude de foi divine, qui ne soit point sujette à fausseté, qu'il ait obtenu la grâce de Dieu.

Voilà, messieurs, le vrai sujet pour lequel nous vous pouvons dire avec saint Jérôme: Malheur aux hérésies et aux doctrines qui, promettant le repos (2) , trompent tout âge et tout sexe ; et avec l'Ecriture ce qu'elle dit des faux prophètes (3), qu'ayant la paix en la bouche, ils ne l'ont pas en effet : Paix, paix, il n'y a point de paix. Car nous pouvons dire véritablement que vous trompez le peuple , puisque vous l'assurez que cette certitude est de foi, quoique selon vos propres principes elle n'ait pas en l'Ecriture les fondements requis à cet effet.

Car, dites-moi, messieurs, je vous supplie, je parle à vous en votre particulier, où est-il dit en l'Ecriture en termes exprès que l'un de vous, par exemple Pierre du Moulin, soit assuré de son salut? S'il n'est point dit, comment le pouvez-vous croire comme article de foi , puisque vous ne dites pas seulement que la parole de Dieu est fondement de la foi , mais la parole expresse, comme paraît par le témoignage de plusieurs des vôtres (4),

(1) Sess. Ce. 9.

(2) In Ezeh. XIII. Vx lus hœresibos Jusque doclrinis quoi requiem polliccnles omiicni relatern sexumque decipiunt.

u (5) Jcrcni.

(4) Calv. episl. conlra prxccnlorem Lugd. Nilril credendum esiquod non oxpressum sil in Scripluris. Wilak. conlra I. quucst. 4. c. 1 . Onuiia quai sunl ad saluicin necessaria aperlis verbis in Scripluris pro- •

et par la ratification l de voire confession de roi, signe.' des plus signalés de votre religion et des plus doctes ministres qui Fussent lors parmi w>us , en laquelle VOUS dites que votre foi est eMi sur la

parc cl expresse parole de Dieu.

Nous dites volontiers que ce que je \ous demande n'est pas ton te h u i xpressément dans l'Ecriture, mais que vous l'en lirez par conséquente. Cette réponse paraîtra inutile par divers moyens. Premièrement, je \ous demande par quels passages de l'Ecriture vous prouvez qu'il suffit pour faire qu'une chose soil crue de fol divine, qu'elle soit inférée de l'Ecriture par discours et par conséquence , comme si la foi était discursive , et non une simple habitude semblable à celle des principes, en ce qu'ainsi que Sans discours de plein-saut elle prête consentement à son objet pour son évidence. Ainsi la foi sans ratiocinaiion embrasse d'abord la parole de Dieu , qui est son objet , à cause de l'autorité infaillible de celui qui l'a révélée. Si vous lisez celle supposition en l'Ecriture, nous avons tort; si au contraire, vous êtes mal fondés en votre foi, étant clair que ce principe, savoir est qu'il suffit qu'une proposition, pour être article de loi, soit inférée de l'Ecriture, est purement humain. Ce qui fait que, supposé même qu'il soit Véril votre foi n'est pas vraie foi, en tant qu'elle est appuyée en un principe humain , et non divin.

Je passe outre , et dis que quand même il serait vrai et prouve par l'Ecriture qu'une illation peut être valable fondement de foi , cela aurait, selon vous-mêmes, seulement lieu aux conséquences qui se tirent de deux principes divins, tous deux contenus en 1 'EcHture: étant certaine! clair que, s'il y en a un humain , la certitude de la conclusion n'es.t pas divine, puisque toute conclusion est de même nature que la plus imparfaite partie de sa cause, et que ce par quoi on connaît une chose, doit être plus connu qu'elle. Ce qui fait que, si un principe par lequel on connaît une conclusion est seulement connu par une connaissance humaine, la conclusion ne peut être connue par une connaissance plus parfaite.

El partant , quand même une illation de cette nature et de ce genre pourrait servir de valable fondement à notre foi, vous n'auriez rien gagné , puisqu'au syllogisme par lequel vous concluez l'assurance de votre salut, il n'y a, même à votre compte, que

Roui, noslrum axioma est. Luth, I. contra Reg. Angl. ii 11 tim arliculum sciai a me admilli 1 1 î s i apei lis Scriplurae vèrbis munilom.

Le roi J' Angleterre en son présent royal, pari. I. Assurez voiiv conscience sur la base cl fondement de la parole de dieu très-expresse.

Sadeel de sacrifi, c. 3. Nos expressa Scriplurx sacra: leslimonia efflagilamus.

(I) La ratification de la confession Française. Toutes les églises françaises approuvent el ratifient la bus écrite confession en tousses chefs cl articles, comme étant entièrement fondée sur la pure et expi se p iroU île Dieu.

DESIONSTRATIO.N ËVANGÉLttyJE. ■ .;

l'une des prémisses qui soit divine, contenue en l'Ecriture, nue quiconque justifié;

l'autre , qui affirme que vous croyez, étant purement humaine, vu que l'Ecriture n'en dit rien, ni en termes exprès ni par coaj quence.

J'ajoute que, quand même on accorderait, ce qui n'est pas , qu'une conclusion tirée de deux principes, dont l'un est divin et l'autre humain, pourrait être un moj sant

pour nous obliger à croire, ce ne serait qu'en tant qu'elle serait tirée par nombre de g n> doctes et savante, n'y avant personne iïfi ri faible raliocination qui peut penser qu conclusion tirée par un ignorant, par un idiot, qui ne sait ce qui est requis à une bonne illalion , tirée, dis-je, d'un principe qui n'est connu qu'à lui, soit un suffis et valable fondement de foi divine et infaillible.

Cependant vous êtes en ces termes : un pauvre laboureur ne peut, mourant. &lre de son salut, s'il ne l'infère par conséquence d'un principe qui n'est connu qu'à lui seul, nul autre que lui ne pouvant savoir qu'il ait vraiment la foi.

Et ne sert de dire qu'en cela il est intérieurement guidé par le Saint-Esprit, qui 1,. sure d'avoir la foi. d'autant qu'en ce DU .1 faudrait admettre une parole de Dieu non écrite, et donnée non à l'Eglise, mais seul ment à chaque particulier, qu'ainsi I tes seul témoin et juge en sa cause. Ce q vous ne pouvez soutenir avec apparence, puisqu'il y aurait contre vos princij autre régie de salut que l'Ecriture; et qu'il n'y a personne qui ne reconnaisse que quand même les termes exprès de l'Ecriture ne raient point nécessaires pour fonder un article de lui, ils seraient toutefois raisonnablement requis pour fui 1er celui par lequel vous croyez avoir la foi, vu qu'il est l'unique fondement de voire salut . la lin de tous ceux qui sont exprimes en l'Ecriture, en tant qu'ils n'aboutissent qu'à la justiiii alion de l'homme.

Est-il vraisemblable que Dieu . qui a fait l'Ecriture pour nous apprendre en ii elle le moyen de nous rendre Justes devant lui. ail voulu y écrire expressément cent article par exemple, la créance desquels ne nous justifie pas, et qui peuvent être, selon vous. crus par les diables et les hypocrites, et n ". il pas voulu expressément y écrire celui par la créance duquel seul vous enseignez que nous sommes justifiés . celui auquel consiste l'essence et le fondement de votre religion, et qui en est le ijond (1), la proue (2] </ la poupe,

(I) Calv. III. Inst. c. 2. § 1G. Il i< prxcipUUS fidei cardo verlitiir.

(-1) Wilak. Conlro. 2. quasi. G. c. ô. Arliculus justiucationis nostrae videtur omnium prxcipuus cl maxime fundantentaUs, utpote in quo salu'tis nosiraj nrora et puppis consisiil. Calv. Hespon. ad Sadolei. Sublala «jus ( liilci justiOcautis ) cognilione el Christ gloria extinctà fcsl el abolila Kelîgio ei spes salmis penilus oversa : dogma ergo istud quod m religion* buiuiiuiiu oral dicioiUS I vouifl fuissfl Ucleluiu.

DES PRINCIPAUX POINTS DE LA FOI

pour user de vos termes : ains l'ait laissé au discours et à Filiation d'un chacun , soit habile ou ignorant, soit idiot, et tel qu'il ne sache aucunement les règles qu'il faut suivre pour faire une bonne conséquence.

Voyons vos arguments.

Quiconque se repent sérieusement , se

convertit à Dieu et croit en Jésus-Christ,

est justifié et ne périra point ; Je, Pierre, me repens sérieusement et

crois en Jésus-Christ:

Donc je suis justifié et ne périrai point. La majeure supposée en l'Ecriture, la mineure ne s'y trouve point, n'étant point parlé de Pierre en l'Ecriture; au reste, elle n'est connue qu'à Pierre seul, témoin en sa cause. Et partant, la certitude de la conclusion qui porte que Pierre est sauvé, ne peut être infaillible pour deux raisons : et parce qu'elle dépend d'un moyen humain, trompeur de sa nature; et parce davantage que ce moyen dépend de la connaissance d'un homme ignorant.

Qui plus est, il s'ensuit par cet argument qu'un chacun croit, de foi divine, être juste devant qu'il sache que Dieu le dise ainsi, ce qui ne peut être, la parole de Dieu étant l'unique objet de la foi.

Que telle chose s'ensuive, je le montre. Pierre ne sait, par exemple, que Dieu le dLse juste, que parla conclusion du syllogisme tiré de l'Ecriture. Or la mineure de ce syllogisme dit que Pierre est repentant , et a la foi, et cette foi consiste à croire qu'il est justifié par l'appréhension de la justice de Jésus-Christ : donc il est vrai que Pierre croit être juste devant qu'il sache que Dieu le dit.

Ainsi il paraît par raison tirée de vos propres principes , que votre foi n'est pas infaillible , mais humaine et vaine tout ensemble : aussi n'avez-vous rien qui la dislingue de celle d'un reprouvé , puisque bien que selon vous , il ne puisse avoir la foi , il croit néanmoins aussi bien que vous qu'elle est en lui, et que par ce moyen il est juslifié. Voyons maintenant ce que l'Ecriture et les pères disent sur ce sujet.

Tu es debout par foi , dit l'Apôtre , ne sois point trop sage , mais crains de peur que Dieu ne t'éptirsne pas aussi ( Rom., IL Tu autan fide stas '( sed finie ne forte nec tibi parcat). Et au chap. II aux Philipp. Employez-vous à votre salut , avec crainte et tremblement. — Cum tnetu et (remore veslram salutem operamini. Ce qui montre bien que nous ne sommes pas assurés de foi divine de notre salut, puisque, si cela était, l'Apôtre nous exhorterait à l'infidélité, nous convient de craindre que ce dont nous sommes assurés n'arrive pas , tout ainsi que s'il disait, craignez que la résurrection ne soit pas , qu'il n'y ait pas de vie éternelle : ce que toutefois nous sommes obligés de croire de. foi divine.

Quant aux pères, puisqu'on divers lieux , par diverses façons de parler, ils enseignent clairement ce que nous soutenons contre vous, si votre doctrine est véritable, il faut que \<>us les accusiez d'erreur.

Tu ne dois pas t'assurer de la rémission de

tes péchés, dit S. Grégoire (1). Nous ne savons si nos péchés demeurent , dit S, Ambroise (2). Nous commettons plusieurs péchés que nous ne savons pas , dit S. Basile (3). Nous ne savons pas nos œuvres, dit S. Chrysostôme (h). Nous ne savons pas si notre justice demeure , ou si nous avons bonne conscience , dit S. Augustin (5). Les justes sont incertains de leur persévérance , enseigne le même docteur en divers endroits (6) : et S. Ambroise avec lui Qui est celui des fidèles qui présume être au nombre des prédestinés (7) ? ajoute-t-il encore en un autre endroit. Tous ces pères vous condamnent clairement. Cependant si vous n'êtes point encore satisfaits, écoutez S. Bernard (8) , que vous dites avoir été suscité de Dieu (9) ; l'Ecriture, dit-il, répugne à ce que quelques-uns disent, je suis des élus. Il ajoute davantage, que Dieu donne une confiance, mais qu'il nie la certitude , et qu'il est impossible de connaître quels nous devons être à l'avenir, que nous avons espérance de la béatitude, mais non assurance, enfin que nui Me sait s'il est digne d'amour , comme parle l'Apôtre , et que la certitude nous est absolument déniée. Pourrions-nous choisir des paroles plus expresses pour soutenir notre créance , et condamner la vôtre, que celles dont use ce grand saint, l'honneur de notre France? Après cela , il ne nous reste autre chose , si ce n'est de vous faire condamner par votre propre bouche, en faisant voir avantageusement pour vous, que vous avez quelquefois de bons intervalles , qui vous font paraître vraiment hérétiques , c'est-à-dire selon S. Paul (10), condamnés par votre propre jugement. Ecoulez Calvin et plusieurs de vos auteurs (11). Calvin , je n'entends pas une con* fiance, laquelle flatte d'un doux et parfait repos V Ame , qu'elle délivre de tout sentiment d'anxiété: car tel repos n'appartient qu'à ceux qui n'ont aucun soin , qui ne sont possèdes d'aucun désir, ni agités d'aucune crainte. La

(1) Givg. lib. vi. epist. 2-2. Secura esse non debcs de peccalis demissis.

(2) Serm. v. in Psal. 118. ftescimus ulrum peccala nosm màneant.

(5) In Conslit. Monast. c. 2. Mulia peccamus quando nesçimus

(4) Nom. 11. in 1. Cor. Non scimus opéra npstra.

(5) August. in Psal. XLVlil. Quod non scifflus an justifia noslra maneat aut an habeamus bonam eonscienliam

(0) Aug. IL de civil, cap. 12. Justi sunl incerli de perseveranlia.

(1) De eorrept. etgralia. c. 15. Quis fidcliiim présumai se esse in numéro prncdeslinalorum ï

(8) Bern. Serin. 1. de 70. Scriplura réclamât ut quis dical, ego de clcelis sinu, cl quod Dcus prseslet liduciam et neget cerliludii cm, ei quod impossibile sil nossc quales futuri suino-.. Epiât. 107. Quod habeamus spem de beàlilodine, non sccuriiatcm. Et Serm. 2. deOct. Poscli. Nemo scil ulium sit dignus amore. certiiudo oraniuo nobis negalur.

(9) Illyric. in Caialog. lest, veril. I. xiv. Bcmardus luit a IH'0 excilalus.

(\0) Ad fit. III. Proprio juilieio condemnatos.

(M) Calv. m. Insl. cap.20.5i IL Fiduciam non intelligo qux solutam oinni anxieludinis sensu meniem suavi et perfeeta quiète demulceai, nam iia placide acquiescera eoruni est qui rébus tunclis ex voto lluen

foi, dit-i! (1), on un nuire endroit , est agitée de beaucoup de doutes , sollicitudes et dé—

tresses , tu surir que les âmes dtSÂdèli ■ i<

guère en repos, pour le moins ne jouis 'nielles guères d'une vraie tranquillité. Pierre martyr, en Bes lieux communs (2J : Ce doute par lequel nous craignons les tupplices éternels, demeure toujours en quelque façon attaché en nos esprits. Scarpius, ministre i sais, habitue en France (3) : La foi n'est pus exempte de doute en ceua -mêmes qui sont trèsfidèles. Perkinsus, ministre anglais [k):Nous enseignons qu'il u a d'ordinaire quelque doute en nos cœurs, qui est conjoint urée la certitudede noire salut , et qu'il n'y a personne qui soit tellement assuré de son salut, à qui il n'arrive quelquefois d'en douter. Jean Hns (5) : Nul de ceux qui sont encore en ce monde ne sait par voie de certitude qu'il soit prédestiné, nipar conséquent qu'il soit en lu grâce, s'il ne lui en acte fuit une particulière révélation. Personne, dit Lullier (G) , n'est assure de lu vérité de sa contrition, et beaucoup moins qu'elle ait été suivie d'une rémission plénière. El ailleurs : Il est incertain éi l'homme s'il est en état de salut ou non. En un nuire endroit : L'homme n'est pas même assuré de son salut pur la grâce de Dieu infuse , mais l'Apôtre commande que nous opérions notre salut avec crainte et tremblement (7). Vorslius confesse qu'ils n'ont point de certitude absolue , telle qu'elle se trouve en la loi de l'histoire , ou telle qu'elle ne reçoive aucun doute.

Ne paraît-il pas par là, que vous êtes en doute de votre salut, et par conséquent que vous n'avez point de foi divine , attendu que selon voire Catéchisme [Dimanche 18) , la vraie foi est une certaine et ferme connaissance de la dilectionde Dieu envers nous, et que celle que vous avez n'est ni certaine , ni ferme, puisqu'on en doute, et qu'elle va-

lilms railla langurilur cura, nullo desiderio urunlur nulle timoré œsluant.

(1) III. Inst. c. 2. § 57. (ides variis dubilationibus impellitur, ut raro sedalie siul eorum mentes, sallem non frnanLur tranquillo statn. El in Rom. 5. Nusquam est sic animus stabililus quin mullum hxreat dubitatione.

(2) Tit. de juslif. Dubilatio illa qua limemos s 1 1 p plicium selernum, in animis noslris ulcuinque bacret.

(5) Controv. 4. de juslifi. Non esl Iules in maxime lidelibus immunis a dubitatione.

(4) In Calhol. reform. controv. 5. c. I. Docemns quod cum certitudine salulis noslrae conjuncia esse soleat aliqua dubilatio in cordibus nostris, quodque nemo bominum tam sit securus salulis sua: ut non aliquando dubitet de illa.

(5) Nullus vialor scil cerlitiidinalilcr sine rcvclationc sibi de hoc facia se esse praedeslinalum, cl sic nec se esse in gratis.

(0) Thesi. 50. Nullus securus est de verilale suœ contrlionis, mullo minus de consecutione plenaria? rcmissionis. EtTracl. delO. praecep. Incerium es'ibomini mira sii iu statu salutis neene. El Epist. ad Episc. Mogunt. Nec per graliam Dei infusam lii homo se< mus de Balule, Bed semper in timoré ac tremore jubel nos salutem noslram operari Aposiolus.

(7) In Anli-Bellar. fatetur quod eorum cenitudo non est nbsolnta qualis est in hislorica iule, oui quso nullam dubiialionem patialur.

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