‹ Démonstrations évangéliquesChapitre 13 sur 305 · EV ANGÉLIQUE · texte numérisé non relu

EV ANGÉLIQUE

cille par le témoignage de vos propres auteurs ? Mais je oe veux ploj alléguer de pas, Bages pour prouver que vous reconn n'être pas assurés de votre salut, me suffisant de (.lire voir que vous enseignez qo sus-Christ même ne l'a pas été, bl détestable.

Pour ce qu'il si présentait à Dieu, dit voire Catéchisme Dimanche 10 , pour satisfaire au nom des pécheurs , il fallait qu'il sentit celle horrible détresse en su cor

était délaissé de Dieu , et même ■ h

était courroucé contre lui. Cet abtme . dil

\iii In II nr mon. Cuil. Mat th., \\\ \

■1. Insiit. c. 1G. \. 10. en franc. . et confa

horrible <le damnation in tiennent et rudiment tourmenté de crainte et angoisse. l'A ailleurs , il a été requis qu'il combattit contn U i

forces d'enfer, et qu'il luttât contn

main contre l'horreur de la mort étemelle.

Mais à quel propos insinuer que nous délivrons à lion marché delà frayeur de l'enfer parle purgatoire, des peines éternelles par les temporelles : puisque nous n'enseignons et ne croyons pas que ce soient ces peines qui non- en délivrent, mais la pénitence et la grâce de Dieu, et que pour en être délivre-, nous requérons beaucoup d i vanta ge que vous , qui par un seul acte de foi pensez tellement être exempts de coulpe et de peine du péché, que Dieu ne requiert plus de vous aucune peine satisfactoire justice.

C'est chez vous, Messieurs, qu'on trouve le bon marché du salut des âmes . que vous perdez aisément, les voulant sauver à trop bon prix. Au reste qu< lie paix de consi ience cl assurance infaillible de salut esl celle qui n esl point enseignée par l'expresse parole de l'Ecriture, quoique vos principes le requièrent ; qui est fondée en un principe humain, connu à un seul, soit ignoras! ou docte; qui est tirée par illation humaine, faite le plus souvent par un homme qoî n'en connut jamais les formes : enfin qui e^l contraire à l'Ecriture . aux pères . et aux vôtres mêmes , dont le chef Calvin, votre grand prophète (1 . est mort vraiment dés< 5| ère, si nous en croyons non seulement les luthériens que vous reconnaissez pour vos frères, et dont les témoignages | ce qui est à noter n'ont jamais été réfutés aulhenliquemcnl . mais en outre ses sei tau urs, même ceux qui conversaient familièrement avec lui? Osen t- VOUS maintenant dire que votre religion apprend à mourir avec paix et assurance infaillible de salut. l'Ecriture, les pères et vos propres docteurs enseignant le contraire '•'

Votre paix de conscience est un vrai trouble et votre assurance de salut, à parler véritablement, n'est autre chose qu'une liésgrande incertitude de ce que vous devez devenir. Le repos et la paix qu'on peut avoir en ce monde consistent en la certitude d'espérance . que tout bon chrétien doit avoir selon l'Apôtre, qui dil que nous sommes sent-

(I) Bolsecos in vita Calvini. Areoius. Schlussel-

bourg, lib. II. Tbcolog. Calvin.

DES PRINCIPAUX POINTS DE LA FOI

vés en espérance (Rom., VIII, v. 24 : Spc salvi

f'actisumus). Et cette paix ne se trouve qu'en Eglise catholique, où vous la devez chercher, imitant la colombe qui, sortie de l'arche, fut contrainte d'y revenir, pour n'avoir pu trouver dehors aucun lieu pour se reposer.

C'est ce que vous devez faire , et non vous amuser à improuver sans raison , comme vous faites , la doctrine de celle que vous devez et révérer et croire comme votre mère.

Et de fait qu'y a-t-il à redire en ce qu'elle enseigne, que les péchés sont rachetés par aumônes , puisque l'Ecriture le dit en termes si formels, et les pères en paroles si expresses? En S. Luc, XI : Donnez V aumône et voici que toutes choses vousseront nettes (Dan. IV). Rachète tes péchés par aumônes (Tob. XII). L'aumône délivre de la mort. Il n'y a point de doute , dit S. Augustin (1) , que les morts ne soient aidés par les prières de la sainte Eglise, et par le sacrifice salutaire , et par les aumônes. Que l'on aide les morts , non par larmes, mais par prières , oraisons et aumônes, dit S. Chrysostome. (2). Les pères sont pleins de semblables passages que je rapporterais en ce lieu si je ne m'étudiais à être bref.

SECTION IL

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