CXIV. La multitude qui ne se réduit pas à
(I) Je n'ai pu trouver <bns les deux manuscrits cette pensée que je copie de l'édition de i londort et, et nui pi è- Bente un sens tout difereni de ce qu'on jil i.--, art. 8, § (i, où elle est conforme tu iexta de l'édition uc 177'J cl aux manuscrits. (K.)
l'unité est confusion ; l'unité qui ne dépend pas de la multitude est tyrannie (1).
CXV. On ne consulte que l'oreille, parce qu'on manque de cœur.
CXVI. Il faut, en tout dialogue et discours, qu'on puisse dire à ceux qui s'en offensent : De quoi vous plaignez-vous?
CXVII. Les enfants qui s'effraient du visage qu'ils ont barbouillé sont des enfants ; mais le moyen que ce qui est si faible, étant enfant , soit bien fort étant plus âgé? On ne fait que changer de faiblesse.
CXVIII. Incompréhensible que Dieu soit, et incompréhensible qu'il ne soit pas ; que l'âme soit avec le corps, que nous n'ayons pas d'âme; que le monde soit créé, qu'il ne le soit pas, etc. ; que le péché originel soit , ou qu'il ne soit pas (2).
CXIX. Les athées doivent dire des choses parfaitement claires : or il n'est point parfaitement clair que l'âme soit matérielle (3).
CXX. Incrédules , les plus crédules. Ils croient les miracles de Vespasien pour ne pas croire ceux de Moïse.
Sur la philosophie de Descartes.
II faut dire en gros : Cela se fait par figure et mouvement, car cela est vrai. Mais de dire quelle figure et mouvement, et composer la machine , cela est ridicule, car cela est inutile , et incertain et pénible. Et quand cela serait vrai, nous n'estimons pas que toute la philosophie vaille une heure de peine.