‹ Démonstrations évangéliquesChapitre 191 sur 305 · ARTICLE XIX · texte numérisé non relu

ARTICLE XIX

Prière pour demander à Dieu le bon usage des maladies.

I. Seigneur dont l'esprit est si bon et si doux en toutes choses , et qui êtes tellement miséricordieux que non seulement les prospérités, mais les disgrâces mêmes qui arrivent à vos élus sont des effets de votre miséricorde; faites-moi la grâce de ne pas agir en païen dans l'état où votre justice m'a réduit. Que, comme un vrai chrétien, je vous reconnaisse pour mon Père et pour mon Dieu en quelque état que je me trouve, puisque le changement de ma condition n'en apporte pas à la vôtre ; que vous êtes toujours le même, quoique je sois sujet au changement, et que vous n'êtes pas moinsDieu quand vous affligez et quand vous punissez, que quand vous consolez et que vous usez d'indulgence. IL Vous m'aviez donné la santé pour vous servir, et j'en ai fait un usage tout profane. .Vous m'envoyez maintenant la maladie pour me corriger, ne permettez pas que j'en use pour vous irriter par mon impatience. J'ai mal usé de ma santé, et vous m'en avez justement puni ; ne souffrez pas que j'use mal de votre punition. Et puisque la corruption de ma nature est telle qu'elle me rend vos faveurs pernicieuses , faites , ô mon Dieu ! que votre grâce toute-puissante me rende vos châtiments salutaires. Si j'ai eu le cœur plein de l'affection du monde, pendant qu'il a eu quelque vigueur; anéantissez cette vigueur pour mon salut : et rendez-moi incapable de jouir du monde , soit par faiblesse de eorpa . soit par zèle de charité, pour ne jouir que de vous seul.

III. O Dieu devant qui je dois rendre un compte exact de toutes mes actions à la fin de ma vie et à la fin du inonde ; ô Dieu qui ne laissez subsister le monde et toutes les choses du monde que pour exercer vos élus ou pour punir les pécheurs; ô Dieu qui laissez les pécheurs endurcis dans l'usage délicieux et criminel du monde ; ô Dieu qui faites mourir nos corps, et qui, à l'heure de la mort, détachez notre âme de tout ce qu'elle aimait au monde : ô Dieu qui m'arrachez, à ce dernier moment de ma vie, de toutes les choses auxquelles je me suis attaché et où j'ai mis mon cœur ; ô Dieu qui devez consumer, au dernier jour, le ciel et la terre et toutes les créatures qu'ils contiennent, pour montrer à tous les hommes que rien ne subsiste que vous, et qu'ainsi rien n'est digne d'amour que VOUS, puisque rien n'est durable que vous ; ô Dieu qui devez détruire toutes ces vaines idoles et tous ces funestes objets de nos passions 1 jo VOUS loue , mon Dieu . et je vous bénirai tous les jours de ma vie de ce qu'il vous a plu prévenir en ma faveur ce jour épouvantable en détruisant à mon égard toutes choses, dans l'affaiblissement où vous m'avez réduit; je vous loue, mon Dieu, et je 'irai Ions les jours de Dlf fw de ce

DÉMONSTRATION l.\ \M.I:.UQUE.

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<in il vous a i >l 1 1 me réduire dans l'incapacité de jouir des douceurs de la santé et des plaisirs du monde, et de ce que vous avez anéanti i n quelque sorte pour mou avantage les idoles trompeuses qur nous anéantirez effectivement pour la confusion des méchants au jour de votre colore. Faites, Seigneur, que je me juge moi-même ensuite de cette destruction (|uc vous avez faite à mon égard , afin que vous ne méjugiez pas vous-même ensuite de l'entière destruction que vous ferez de ma vie et du monde: car, Seigneur, comme à l'instant de ma mort je me trouverai ' séparé du monde , dénué de toutes choses , seul en votre présence pour répondre à votre justice de tous les mouvements de mon cœur, faites que je me considère en cette maladie comme en une espèce de mort, séparé du monde, dénué de tous les objets de mes attachements, seul en votre présence, pour implorer de votre miséricorde la conversion de mon cœur; et qu'ainsi j'aie une extrême consolation de ce que vous m'envoyez maintenant une espèce de mort pour exercer votre miséricorde, avant que vous m'envoyiez effectivement la mort pour exercer votre jugement. Faites donc, ô mon Dieu ! que, comme vous avez prévenu ma mort, je prévienne la rigueur de votre sentence; et que je m'examine moi-même avant votre jugement pour trouver miséricorde en votre présence.

IV. Faites, ô mon Dieu ! que j'adore en silence l'ordre de votre providence adorable sur la conduite de ma vie ; que votre fléau me console, et qu'ayant vécu dans l'amertume de mes péchés pendant la paix , je goûte les douceurs célestes de votre grâce durant les maux salutaires dont vous m'affligez. Mais je reconnais, mon Dieu , que mon cœur est tellement endurci et plein des idées , des soins , des inquiétudes et des attachements du monde, que la maladie non plus que la santé, ni les discours, ni les livres, ni vos Ecritures sacrées , ni votre Evangile , ni vos mystères les plus saints , ni les aumônes , ni les jeûnes, ni les morlificavions, ni les miracles, ni l'usage des sacrements, ni le sacrifice de votre corps , ni tous mes efforts , ni ceux de tout le monde ensemble , ne peuvent rien du tout pour commencer ma conversion, si vous n'accompagnez toutes ces choses d'une assistance tout extraordinaire de votre grâce. C'est pourquoi , mon Dieu , je m'adresse à vous, Dieu tout-puissant, pour vous demander un don que toutes les créatures ensemble ne peuvent m'accorder. Je n'aurais pas la hardiesse de vous adresser mes cris, si quelque autre pouvait les exaucer. Mais, mon Dieu ! comme la conversion de mon cœur que je vous demande est un ouvrage qui passe tous les efforts de la nature , je ne puis m'adresser qu'à l'auteur et au maître toutpuissanl de la nature et de mon cœur. A qui crierai-je, Seigneur, à qui nurai-je recours. si ce n'est à vous ? Tout ce qui n'est pas Dieu ne peut pas remplir mon attente. C'est Dieu même que je demande el que je cherche; el

C'esl à \oiis seul, mon Dieu, que je m 'adresse pour vous obtenir. Ouvre/ mon cœur, Sei-

gneur; entrez dans relie plate rebelle que les vices ont occupée, in la liennenl sujette. Entrez-y comme dans la maison du Fort; mais

liez auparavant le tort et puissant ennemi qui la maîtrise, et prenez ensuite les trésors qui y sont. Seigneur . prenez mes affection! que le monde avait vol» - ; volez vous-même ce trésor ou plutôt reprenez-le, puisque à vous qu'il appartient, comme un tribut que je vous doi- . puisque votre image j i -t empreinte. Vous l'j aviez formée, Seigneur, au moment de mon baptême, qui est ma seconde naissance; mais elle est toul effacée. L'idée du monde y est tellement gravée que la vôtre n'est plus COnnaissable. Nous geul avez pu créer mon âme , vous seul pouvez la i de nouveau ; vous seul avez pu y former votre image, vous seul pouvez la reformer et y réimprimer votre portrait effacé, c'est-àdire Jesus-Christ, mon Sauveur, qui est votre image el le caractère de voire substance.

V. O mon Dieu ! qu'un cœur est heureux qui peut aimer un objet si charmant, qui ne le déshonore point et dont l'attachement lui est si salutaire! Je sens que je ne puis aimer le monde sans vous déplaire, sans me nuire et sans me déshonorer : et néanmoins le monde est encore l'objet de mes délie-, fj mon Dieu ! qu'une âme est heureuse dont vous êtes les délices, puisqu'elle peut s'abandonner à vous aimer non seulement sans scrupule, mais encore avec mérite ! que son bonheur est ferme et durable , puisque son attente ne sera point frustrée . parce que vous ne serez jamais détruit, et que ni la \ ie ni la mort ne la sépareront jamais de l'objet de ses désirs ; et que le même moment qui entraînera les méchants avec leurs idoles dans une ruine commune unira les justes avec vous dans une gloire commune ; et que comme les uns périront avec les objets périssables auxquels ils se sont attachés . les autres subsisteront éternellement dans l'objet éternel et subsistant par soi-même auquel ils se sont étroitement unis ! O qu'heureux sont ceux qui, avec une liberté entière et une pente invincible de leur volonté, aiment parfaitement el librement ce qu'ils sont obligés d'aimer nécessairement!

VI. Achevez, ô mon Dieu! les bons mouvements que vous me donnez. Soyez-en la lin comme vous en êtes le principe ( ouronnez vos propres dons, car je reconnais que ce sont vos dons. Oui, mon Dieu, et bien loin de prétendre que mes prières aient du mérite qui vous oblige de les accorder de nécessité, je r<>connais très-humblement qu'ayant donné aux créatures mon cœur, que vous n'aviez formé (pie pour vous et non pas pour le monde ni pour moi-même, je ne puis attendre aucune grâce que de votre miséricorde, puisque je n ai rien ta moi qui puisse vous y engager, et que tous les mouvements naturels de mon cœur, se portant ver- le- créatures envers moi-même, ne peuvent que vous irriter. Je vous rends donc grâces , mon Dieu, des lions mouvements que vous me donnez

el de celui même que vous me donnez de voua en rendre erâ

PENSÉES DE PASCAL

VII. Touchez mon cœur du repentir de îics laules, puisque, sans cette douleur intéicure , les maux extérieurs dont vous touchez mon corps me seraient une nouvelle occasion de péché. Faites-moi bien connaître que les maux du corps ne sont autre chose que la punition et la figure tout ensemble des maux de l'âme. Mais, Seigneur, faites aussi qu'ils en soient le remède, en me faisant considérer clans les douleurs que je sens celles que je ne sentais pas dans mon âme, quoique toute malade et couverte d'ulcères. Car, Seigneur, la plus grande de ses maladies est cette insensibilité et cette extrême faiblesse qui lui avait ôté tout sentiment de ses propres misères. Faites-les-moi sentir vivement ; et que ce qui me reste de vie soit une pénitence continuelle, pour laver les offenses que j'ai commises.

! VIII. Seigneur, bien que ma vie passée ait été exempte de grands crimes, dont vous avez éloigné de moi les occasions, elle vous a été néanmoins très-odieuse par sa négligence continuelle, par le mauvais usage de vos plus augustes sacrements, par le mépris de votre parole et de vos inspirations, par l'oisiveté et l'inutilité totale de mes actions et de mes. pensées, par la perte entière du temps que vous ne m'aviez donné que pour vous adorer, pour rechercher en toutes mes occupations les moyens de vous plaire, et pour faire pénitence des fautes qui se commettent tous les jours, et qui même sont ordinaires aux plus justes; de sorte que leur vie doit cire une pénitence continuelle, sans laquelle ils sont en danger de déchoir de leur justice : ainsi, mon Dieu, je vous ai toujours été contraire.

IX. Oui, Seigneur, jusques ici j'ai toujours été sourd à vos inspirations, j'ai méprisé vos oracles ; j'ai jugé au contraire de ce que vous jugez ; j'ai contredit aux saintes maximes que vous avez apportées au monde du sein de votre Père éternel, et suivant lesquelles vous jugerez le monde. Vous dites : Bienheureux sont ceux qui pleurent, et malheur à ceux qui sont consolés ! et moi j'ai dit : Malheureux ceux qui gémissent, et très-heureux ceux qui sont consolés! J'ai dit : Heureux ceux qui jouissent d'une fortune avantageuse, d'une réputation glorieuse et d'une santé robuste 1 et pourquoi les ai-je réputés heureux sinon parce que tous ces avantages leur fournissaient une facilité très-ample de jouir des créatures, c'est-à-dire de vous offenser ! Oui, Seigneur, je confesse que j'ai estimé la santé un bien, non pas parce qu'elle est un moyen facile pour vous servir avec utilité, pour consommer plus de soins 'et de veilles à \otre service, et pour l'assistance du prochain; mais parce qu'à sa faveur je pouvais ni'abandonneravcc moins de retenue dans L'abondance des délices de la vie, et mieux en goûter les funestes plaisirs ! Faites-moi la grâce , Seigneur , de réformer ma raison corrompue, et de conformer mes sentiments aux vôtres 1 Que je in estime heureux dans l'affliction; et que, dans l'impuissance d'agir en dehors, vous purifiiez telle-

ment mes sentiments, qu'ils ne répugnent plus aux vôtres ; et qu'ainsi je vous trouve au dedans de moi-même, puisque je ne puis vous chercher au dehors à cause de ma faiblesse. Car, Seigneur, votre royaume est dans vos fidèles; et je le trouverai dans moi-même, si j'y trouve votre esprit et vos sentiments.

X. Mais, Seigneur, que ferai-je pour vous obliger à répandre votre esprit sur cette misérable terre : tout ce que je suis vous est odieux, et je ne trouve rien en moi qui puisse vous agréer! Je n'y vois, rien, Seigneur, que mes seules douleurs, qui ont quelque ressemblance avec les vôtres. Considérez donc les maux que je souffre et ceux qui me menacent. Voyez d'un œil de miséricorde les plaies que votre main m'a faites, ô mon Sauveur qui avez aimé vos souffrances en la mort! O Dieu qui ne vous êtes fait homme que pour souffrir plus qu'aucun homme pour le salut des hommes; ô Dieu qui ne vous êtes incarné, après le péché des hommes, et qui n'avez pris un corps que pour y souffrir tous les maux que nos péchés ont mérités; ô Dieu qui aimez tant les corps qui souffrent , que vous avez choisi pour vous le corps le plus accablé de souffrances qui ait jamais été au monde ! ayez agréable mon corps non pas pour lui-même, ni pour tout ce qu'il contient, car tout y est digne de votre colère, mais pour les maux qu'il endure, qui seuls peuvent être dignes de votre amour ! Aimez mes souffrances, Seigneur ! et que mes maux vous invitent à me visiter. Mais, pour achever la préparation de votre demeure, faites, ô mon Sauveur! quesi mon corps a cela de commun avec le vôtre, qu'il souffre pour mes offenses, mon âme ait aussi cela de commun avec la vôtre, qu'elle soit dans la tristesse pour les mêmes offenses ; et qu'ainsi je souffre avec vous et comme vous, et dans mon corps et dans mon âme, pour les péchés que j'ai commis.

XI. Faites-moi la grâce, Seigneur, de joindre vos consolations à mes souffrances, afin que je souffre en chrétien. Je ne demande pas d'être exempt de douleurs, car c'est la récompense des saints ; mais je demande de ne pas être abandonné aux douleurs de la nature sans les consolations de votre esprit : car c'est la malédiction des Juifs et des païens. Je ne demande pas d'avoir une plénitude de consolation sans aucune souffrance, car c'est la vie de la gloire; je ne demande pas aussi d'être dans une plénitude de maux sans consolation, car c'est un état de judaïsme : mais je demande , Seigneur, de ressentir, tout ensemble, et les douleurs de la nature pour mes péchés, et les consolations de votre esprit par votre grâce ; car c'est le véritable état du christianisme. Que je ne sente pas de douleurs sans consolation, mais que je sente des douleurs cl de la consolation tout ensemble, pour arriver enfin à ne plu» sentir que, vos consolations sans aucune douleur. Car, Seigneur, vous avez laissé languir le monde dans les souffrances naturelles sans consolations avant la venue de votre Fils unique : vous consolez maintenant et

\ dus ailiiui i onffraacee de vus fidèles

de voire Fils unique, et nous ;,](•/ d'une béatitude tonte pure \ os saints dans la gloire de votre Fils unique. Ce sont les admirables degrés par lesquels roui conduise^ mis ou r races. Vous m'avez tiré du premier, faites-moi passer par le second peur arriver au troisième. Seigneur, c'est la grâce que je vous d mande.

\11. Ne permettez pas que je sois dans un tel Moiguement de rous, que je puisse considérer votre âUM triste jusqu'à la mort cl votre corps abattu par la mort pour mes propres péchés sans me réjouir de souffrir et dans mon corps et dans mon âme. Car qu'y a-t-il de plus honteux, et néanmoins de plus ordinaire dans les chrétiens et dans moimême, que, tandis que vous suez le ■ ang pour l'expiation de nos offenses, nous \ i\ '. dans les délices, et que des chrétiens qui font profession d'être à vous, que ceux qui, par le baptême, ont renoncé au monde pour vous suivre, que ceux qui ont juré solennellement àla face de FFglisc de vivre et de mourir avec vous, que ceux qui font profession de croire que le monde vous a persécuté et crucifié, que ceux qui croient que vous vous êtes exposé à la colère de Dieu et à la cruauté des hommes pour les racheter de leurs crimes : que ceux, dis-je, qui croient toutes ces vérités, qui considèrent votre corps comme l'hostie qui s'est livrée pour leur salut, qui considèrent les plaisirs et les péchés du monde comme l'unique sujet de vos souffrances, et le monde même comme votre bourreau, recherchent à flatter leurs corps par ces mêmes plaisirs, parmi ce même monde; et que ceux qui ne pourraient sans frémir d'horreur voir un homme caresser et chérir le meurtrier de son père, qui se serait livré pour lui donner la vie, puissent vivre, comme j'ai fait, avec une pleine joie parmi le monde, que je sais avoir été véritablement le meurtrier de celui que je reconnais pour mon Dieu cl mon Père, qui s'est livré pour mon propre salut, et qui a porté en sa personne la peine de mes iniquités ! 11 est juste, Seigneur, que vous ayez interrompu une joie aussi criminei\e que celle dans laquelle je me reposais à l'ombre de la mort.

XIII. Otcz donc de moi, Seigneur, la tristesse que l'amour de moi-même pourrait me donner de mes propres souffrances cl des choses du inonde qui ne réussissent pas au gré des inclinations de mon cœur, el qui ne regardent pas votre gloire ; mais niellez en moi une tristesse conforme à la ?6tre. Hue mes souffrances servent à apaiser votre colère. Faites-en une occasion de mon salut et de ma conversion. Que je ne souhaite; désormais de saule et de vie qu'alin de l'employer et de la iinir pour vous, avec vous el en \ ous. Je ne vous demande ni santé, ni maladie, ni vie, ni mort ; mais que \ous disp^sh z de ma santé et de ma maladie, de ma vie et de ma mort pour votre gloire, pour mon salut et

DÉMONSTRATION I.VW II lQ| i

pour l'iilllll et de U,

dont j'espère, par Notre gr< une por

tion. Vous seul savez ce qui m'est expédient : nous êtes le souverain maître, faite! ce que vous voudrez. I >. »n : i i conformez ma volonté a la rôlr ■. et q dans une soumission humble et parfaite, et dans une sainte confiance, je ne dispose à recevoir les ordres de votre providence éternelle, et que j'adore également tout ce qui me \ i; ut de vous.

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