PREFACE. 83à
minuties sur de petits écrivains et d'incxaçli- dédié au prince de Conli; Réflexions sur les
tuiles dans les faits ont nui à cet ouvrage, différends de la religion, avec une réfutation
d'ailleurs assez curieux ; Histoire de Louis des chimères de Jurieu etdes idées de Leibnitz
XIV, depuis la mort du cardinal Mazarin, en sur le tolérantisme, en 4 volumes in-12.
1061, jusqu'à la paix de Nimègue en 1678, 3 Traité de! eucharistie, in-12. Ces deux ou-
vol. in 12, 1749; Abrégé de la vie d'Anne vrages méritent l'estime des gens sensés, au-
d' 'Autriche, in-fol. Histoire de la conquête de tant pour le fond des choses que pour la mo-
la Frpnche-Comté, en 1G6S, dans le loin. 7e dération avec laquelle ils sont écrits. On a
de.s Mémoires du père Desmolets ; Lettres hi- imprimé en 1739 les OEuvres diverses dePellis-
storiques et œuvres diverses, 3 vol. in-12, Pa- son, Paris, 3 vol. in-12, et en 1805, Desessarts
ris, 1749. Ces lettres sont comme un journal a publié les OEuvres choisies de Pellisson, 2
des voyages et des campements de Louis XIV, vol. in-12. — Extrait du dictionnaire histori-
depuis 1070, jusqu'en 1688; il y en a 273; que de Fellcr, continué par M. Pérennès. Poésies chrétiennes et morales dans le recueil
Uvttutt»
Ce n'est ici que le commencement d'un plus grand ouvrage ; mais on a tâché de faire que ce commencement en fût aussi , l'abrégé ; et cela pour secourir plus promptement quelques personnes de bonne foi qui cherchent bien moins à disputer qu'à s'instruire.
Ceux que Dieu aura mis en cet état et qui liront ce livre avec attention, y trouveront peut-être sans aller plus loin, de quoi se détromper sur toutes les questions principales.
Quatre choses y sont comme démontrées.
La première, c'est que par le principe de ceux qui sont séparés de nous, ils sont indispensablement obligés à un grand et profond examen de la religion , impossible aux uns, difficile et dangereux aux autres, inutile à tous, parce qu'avec tout leur travail ils ne peuvent avoir une certitude de foi ni, à vrai dire une religion, tant qu'ils * n'établiront pas une infaillibilité, ou chacun en soi-même, de quoi ils ont honte; ou dans un corps d'Eglise visible, ce qu'ils ne veulent pas. C'est ce qu'ils verront dans le premier traité qu'on appelle aussi Introduction ou traité général.
Jji second", c'est que par leurs propres auteurs ils ont contre eux sur tous les points qui nous séparent (s'ils en exceptent celui de l'Eucharistie), quatorze, quinze ou seize siècles d'antiquité, sans avoir que de vaines conjectures pour s'imaginer qu'il n'en était pas de même auparavant. C'est ce qu'ils verront, tant dans le traite général que drus la relation qui le suit, et particulièrement dans les preuves où les passages de leurs auteurs sont simplement cl nûment rapportés sans commentaire, et divisés en chapitres suivant les questions.
ta troisième, c'est que sur la grande et importante question de l'Eucharistie, ils savent bien ce qu'ils ne veulent pas croire, mais ils ne savent pas 'ce qu'ils croient, ou ne croient point ce qu'ils font profession de croire; l'opinion de Calvin, dont ils devraient être, étant bien plus difficile à concevoir que celle de l'Eglise romaine, cl les autres opinions qu'ils se font eux-mêmes chacun à son gré, plus difficiles à soutenir que celle de Calvin, contre l'autorité de l'Ecriture et des pères. C'est ce qui est particulièrement expliqué dans la relation et confirmé dans les preuves par les passages entiers de leurs propres auteurs, où entre autres choses on découvre l'artifice d'Aubertin qui, dans un gros volume de l'Eucharistie, n'a jamais bien expliqué de quelle opinion il était, mais a avoué en plusieurs lieux, que tous les pères de l'Eglise nul i tu plus (lue lui et ceux qui le suivent.
l.n (/ latrième et dernière, c'est qu'avec un peu de sincérité on ne peut douter que l'Eglise du quatrième siècle n'ait cru ce que nous croyons sur ce sujet, par quatre grandes et amples Instructions qu'elle nous a laissées, faites alors pour ceux qu'elle allait initier ou qu'elle venait d'initier aux mystères. Les traductions fidèles de ces quatre instructions, sans discours ni commentaire, font la dernière partie de ce livre, sous le nom de Preuves pour le imité iln V eucharistie.
L'ouvrage entier doit élre suivi sur le même plan, par des traités fort courts et des traductions entières d'un bon nombre de pièces choisies sur tous les points dont en dispute. Il y a lieu d'espérer avec L'aide de Dieu, qu'au moins en ce qui regarde ces rich i monuments de l'antiquité, il sera de quelque édification pour toute sorte de personnes . et même d.; quelque ornemenl pour les vérités que l'Eglise enseigne; mais au fond il ac fera nue prouver plus clairement et plus amplement ce que les seules parties différentes de ce volume prises ensemble, prouvent assez pour les esprils sages et modérés.
DÉMONSTRATION i \ iNtil .Uni E