CHAPITRE V
De la vénération des religues depuis environ l'an 200, par les auteurs protestants.
C'est ainsi que saint Cyprien exhorte les prêtres de l'Eglise de Home de marquer avec soin le jour de la mort des martyrs, afin qu'on puisse célébrer leurs commémorations d ms les mémoires (ou chapelles! des martyrs l .
La translation et la vénération des reliques des saints a commencé en ce siècle (5).
En cela, saint Grégoire de Nazianze a sui\i la coutume de son siècle, où déjà l'usage public et solennel était de baiser les reliques des martyrs, de les vénérer, et, comme il parle lui-même en sa langue , de les adorer [6 .
A la fin du quatrième siècle, saint Ambroise , se laissant emporter aux superstitions du peuple, commença à honorer les reliques ; et l'erreur est toujours allée en croissant et se fortifiant de plus en plus jusqu à vous (7).
Car quelle futla solemnitédu transport des reliques du prophète Samuel amenées de la Palestine à Constantinople ? Tous les é venues (nous dit saint Jérôme) les ont portées dans de la soie et un vase d'or, etc. Les peuples de Imites les Eglises leur sont venus au devant, et (comme s'ils eussent vu le prophète prisent et vivant) les ont reçues avec tant de joie, que les essaims des peuples se joignaient depuis la Palestine jusi/u'à Ckaieédoine, et résonnaient d'une vaix à la louange de Christ (8).
Durant la rigueur des persécutions, les fidèles, qui s'assemblaient pour le service de Dieu avant le jour et cherchaient leur sûreté dans le silence de la nuit et le secret des cimetières, lieux non seulement de peu d ap-
(1) Eusèbe, Hist. Fccl. I. Ml, ch. 18. L'an 326.
(2) Daillé, des images, liv. m , ch. I, p. X&. iv s
(3) Ihid., p. 207.
Luther parait à genoux devant un cruciQx i ra léle de tiuis ses livres de ['édition de N\ illemberg.
Selon le synode de Charenton, et M. Daillé. il n\ a dans le culie des luthériens in superstition ni tdolitrie. (Daillé, Apologie ci-dessus).
(4) Magdebourg, centurie 3, ch. 6, p. 96. b. f. L'an 200 jusqu'à l'an 300.
Ibid., p. i'jti. f. iv siècle.
16 Daillé, de l'objet du culte religieux , \\\ . 1,09 s, p. .'m. L'an 370.
(7) Daillé, contre le père Adam et COttiby, y 1
(8) «londel, des Sibylles, I. u, ch. 3ti, p. 301. C'est dans le l\ • siècle.
PREUVES POUR LE TRAITE DE L'EXAMEN EN GÉNÉRAL
parence , mais qui étaient (si la situation le permettait) le plus souvent souterrains, comme les catacombes d'autour de Rome, y étaient tous les jours animés à la constance par les enseignements de leurs pasteurs et la vue des tombes, qu'ils considéraient comme autant de trophées de leurs frères , voyant la table mystique placée à dessein sur l'endroit où leurs corps reposaient, comme pour leur faire une application littérale des paroles de saint Jean, Apoc, VI, 9 : // vit sous l'autel les âmes de ceux qui avaient été tués pour la parole de Dieu , et le témoignage qu'ils avaient maintenu (1).