‹ Démonstrations évangéliquesChapitre 215 sur 305 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Des autels depuis environ l'an 200, par les auteurs protestants.

Qu'il y ait eu des autels destinés à la communion dans les lieux publics ou particuliers de rassemblée des fidèles, on peut l'inférer de ce que Tertullien parle expressément de l'agenouillement des pénitents à l'autel.

La table mystique était placée à dessein sur l'endroit où les corps des martyrs reposaient (2).

Les histoires de ce siècle justifient aussi qu'il y avait des autels dans les temples (2).

Et Optât de Milève dit : Qu'est-ce que l'autel? sinon le siège du corps et du sang de Jésus-Christ.

Eusèbc, dans le panégyrique qu'il fit à la dédicace de l'église magnifique que saint Paulin, évêque , fit bâtir en la ville de Tyr, en loue avec étendue le vestibule, les portiques, les fonts, les portes, les sièges des ministres, les cancels , en un mot toutes choses; mais entre elles, il remarque en particulier que le saint autel était au milieu de l'église, clos et décemment entouré de cancels ou de baluslres d'un ouvrage exquis (3).

Les pères du quatrième et du cinquième siècle, à savoir, Optât, saint Ambroise et saint Augustin, etc., appellent simplement l'eucharistie un sacrifice, et la table où elle se fait un autel , le ministre qui la consacre un sacrificateur, l'action par laquelle il la célèbre une oblation. J'avoue que c'était le style courant de ces siècles-là d'en parler ainsi (k).

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