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CHAPITRE VIL

Du sacrifice de i Eucharistie depuis l'an 100 ou environ, par les auteurs protestants.

L'on trouve que plusieurs docteurs de ce siècle en ont parlé avec des expressions équivoques et fâcheuses (5).

H parait assez que saint Irenée parle d'une manière incommode de l'oblation , quand il dit : Il a enseigné la nouvelle oblation du Nouveau Testament, que l'Eglise ayant re-

(1) lilondel , des sibylles, 1. Il , cb. 46, p. 410. Il parle du 11' et du Mi' siècle.

(2) lilondel , det Sibylles , 1. Il , en. 46, p. 411, rapporté tfU chapitre des reliques. Magdeburg. Centurie 4, chap. G, p. 139, g. IV' sied..

' (3) Daillé , de l'objet du culte religieux, liv. îv, ch. 10, p. 631.

(4) Daillé , contre le père Adam et coltiby, part. 1, cb. 31, p. 586.

(,",) Les cenluriateurs de Magdeltourg. Depuis l'an 100 ïusuu'à l'an 200.

eue des apôtres, offre à Dieu par tout le monde (1).

Mais il est vrai qu'il est souvent négligé et impropre dans ses discours.

Saint Cyprien dit que le prêtre fait la fonction de vicaire de Jésus- Christ, et que le sacrifice est offert à Dieu le Père (2).

Tertullien fait très-souvent mention des oblations. Nous faisons, dit-il, au jour anniversaire les oblations pour les morts.

Il y a une phrase nouvelle chez saint Grégoire de Nazianze : d'abord il souille ses mains en offrant le sacrifice non sanglant (3).

Saint Ambroise aussi parle de la cène en des termes dont nul des pères ne s'était servi avant lui, comme célébrer la messe, offrir le sacrifice.

En ce siècle, il est souvent fait mention de la messe (4).

Afin que vous sachiez qu'en ce siècle, la messe se célébrait solennellement partout et en tous lieux (5).

Mais d'autant que j'aperçois les anciens avoir détourné (cette mémoire) du sacrifice de la croix à autre façon que ne requérait l'institution, vu que leur cène représentait je ne sais quel spectacle d'une immolation réitérée, ou pour le moins renouvelée; il n'y a rien plus sûr aux fidèles que de s'arrêjlcr à la pure et simple ordonnance du Seigneur (6).

De là vient le mot d'oblation; mais pour moi, je suis particulièrement surpris que cette erreur soit si ancienne, que tous les pères aient cru que c'était consécration et oblation (7).

C'est à faux qu'on accuse nos Eglises d'avoir aboli la messe, nous l'avons toujours continuée et célébrée avec un grand respect (8).

Quelques-uns des anciens pères appellent la messe un sacrifice, comme saint lrcnée, saint Cyprien , saint Augustin (9).

Il allègue enfin les sentences des pères pour établir le sacrifice de la messe.

La Majesté de Dieu est pour moi, de sorte que quand mille saint Augustin, mille saint Cyprien et mille Eglises de la créance de Henri seraient contre moi, je ne m'en soucierais point du tout Saint Augustin et saint

Cyprien, comme tous les élus, ont pu errer, et ont en effet erré (10).

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