CHAPITRE VIII
Du carême et des jeûnes.
Il n'est pas tout à fait certain quand cette diversité des jeûnes a commencé; il semble pourtant que telles et autres différences sont
(1) Magdebourg. centurie 2; chap. 4, p. 49. b.
(2) Ibid., pag. 57, g. h. 1U* siècle.
(3) Ibid. Centurie 4, cb. 4, pag. 104. g.
(4) Depuis Tan 400, jusqu'à l'an 500. Magdeburg. Cen* turie6, chap. 6, p. 167. c.
(5) Depuis l'an 500 jusqu'à l'an 600. Calvin. Instit. 1. IV, cap. 18,61.
(li) (;ilvin, Institution en français, au môme endroit.
(7) Joseph Boaliger in Scaligerianis, p. 78.
(8| Conlession d'Augsbourg, art. XMl, de la Messe.
Mi] I ultaer, loin, vu, p. 415.
(10) Lutbcr, contre le roi d'Angleterre, loin. Il, p 311.
nées dans l'Eglise immédiatement après les apôtres. Saint [renée, au rapport d'Eusèbe, pari'- de la variété ('u jeûne connue d'une chose très— ancienne.
Tertullien met souvent la nécessité à des choses qui sont indifférentes, et leur attribue le mérite comme an jeûne.
Certainement les écrivains de ce siècle font mention fréquemment des jeûnes, de sorte qu'il semble que les jeûnes en ce temps étaient déjà passés en opinion de mérite.
Origène fait mention des jours de Carême consacrés aux jeûnes; il parle pareillement de la quatrième et de la sixième férié, dont il dit que les jeûnes étaient solennels fl).
Au reste, nous ne nions pas qu'environ ce temps, c'est-à-dire les trente années qui se sont écoulées depuis l'an 340 jusqu'à l'an 370, ce jeûne de la semaine pascale s'étant étendu peu à peu, ne soit venu jusqu'à ce point que la plupart des chrétiens jeûnaient partout quarante jours devant la solennité de Pâques (2).
Nous ne nions pas que le Carême ne soit une tradition des hommes du quatrième siècle, dont les commencements paraissent même peut-être dès la fin du troisième (3).