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CHAPITRE X

De la confirmation.

De plus, on avait accoutumé d'imposer les mains aux baptisés . et de leur imprimer sur le front le signe de la croix avec du chrême, comme il parait dans l'action 7 da concile 'le Spalatro , qui défond cela même aux prêtres , et n'en commet le soin qu'aux évoques seulement (2).

La confirmation doit être donnée par i •> évèques une /ois dans l'espace de trois ans, étant icellc de l'institution apostolique . et de l'usage ancien de l'Eglise 3 .

? Nous reconnaissons quel instruction qu'on donne aux enfants ou aux ignorant» en les catéchisant , et que la bénédiction et l'imposition des mains qu'on leur applique après leur baptême, est émanée des apolres. M a été retenue avec raison dans l'Eglise catholique. C'est de celte imposition des mains que saint Cyprien écrivant à Jubajanus : Ceux, dit-il, qui avaient été baptisé» par saint Philippe diacre n'avaient plus besoin de l'être; mais la seule chose qui leur manquait leur a été procurée par saint Pierre et par saint Jean , qui en priant pour eux et en leur imposant les mains , ont fait venir le Saint Esprit et le leur ont in fus. Cest aùlfi ce qui s'observe aujourd'hui parmi nous, afin que ceux qui sont baptises dans l'Eglise soient présentes à leurs évèques , et que par nos prières et l'imposition de nos mains ils reçoivent le Saint-Esprit, et soient consommés par le sceau du Seigneur. Ce sont les paroles de sainl Cyprien en sa lettre 73. Tertullien fait aussi mention de celte imposition des mains t .

llammond (professeur en l'université «I < >xford) prétend qu'il y avait déjà , du temps de Théophile d'Antioche, un peu plus ancien que Tertullien , un double chrême : l'un qui était du rile du baptême, et l'autre du rite de la confirmation , séparé et différent du baptême , et absolument tel qu'Innocent 1 le pose dans son Epître décrétale à Décentius , que l'imposition des mains était le rile de la confirmation , et non du baptême ; et enfin

(I) tfagdeuoarg. Centurie i, ch. 6, p. 26!. c. IV siècle. i Ceuiurie 7, p. 7.", g.

(.") Synode de Londres fanon oo.

(I) 1 erheziiis , instructions historiques et tliMogiques , liv. IX, cli. 4, §8.

PREUVES POUR LE TRAITÉ DE L'EXAMEN EN GÉNÉRAL

il sépare du baptême toute la confirmation et tout ce qui en dépend , en la même manière que font les Latins , etc. (1).

Jo déclare premièrement que toute cette querelle que me fait ce savant professeur , est de petite et presque de nulle importance: il n'était pas nécessaire qu'il me demandât avec tant d'ardeur et tant de peine ce que je lui eusse facilement et volontiers accordé , en consentant qu'il croie que la confirmation était un rite séparé du baptême.

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