CHAPITRE XII
Du sacrement de ï ordination.
Car le vrai sacrement de l'ordre, la vraie ordination, est la vocation à la charge de pasteur (C).
Au reste, il y a celte différence entre les sacrements qui se donnent dans l'Église par le ministère public, et qui, par celle fonction divine, confèrent la grâce aux fidèles, que quelques-uns, comme le baptême, l'ordre, l'eucharistie et l'absolution , sans lesquels l'Eglise ne subsiste point, sont plus augustes
(1) baillé, de la confession, m. iv, ch. 40, p. 513, 5ii. 2) [nid. liv. i, ch. 6, p. 52.
(5) Ibid., Ce passage esl remarquable cpnlre quel-
3ut's-uns drs prolesta nls qui se s andalisent ni. il à pn pos termes : Et ego le ab M) llml . 11?, i, ch, 7, pag. 58, pi Daillé, comte tdam et cottiby, p. 1 , p. 15. (G) Luther. De la messe privée cl de l'onction des prêtres, toiu. vu, p. 2i2.
et plus importants que les autres qui ont
été donnés et institues pour être même les symboles suies du soulagement el de la guérison de l'infirmité humaine, n lis qui sont pas nécessaires comme ces premiers,
quoiqu'ils s(,:,.,it In'-. -utile- et DOCI SSai
lorsqu'on les administre et qu'on les reçoit religieusement et dévotement ! .
Il est nécessaire que les pasteurs soient ordonnés par les pasteurs ± .
Quant à l'imposition des mains pour introduire les\rais prêtres el ministres de l'Eglise en leur état, je ne répugne point qu'on ne la reçoive pour sacrement, car c'est une cérémonie [irise de l'Ecriture pour le premier, et puis laquelle n'est point vaine, comme dit saint Paul, mais est un signe de la grâce spirituelle de Dieu (3).
CIIAPITHE XIII.
Du sacrement du mariage.
Le mariage s'appelle sacrement, car il est le type d'une chose très-noble et très-sainte, c'est-à-dire de l'union de la nature divine avec la nature humaine en Jésus-Christ 'i .
C'est pourquoi que les personnes mai considèrent et respectent la dignité de ce sacrement.
De plus, le sacrement de mariage n'appartient qu'aux chrétiens qui savent que le mariage qui se fait et se contracte au nom de Dieu et de Jésus-Christ, est l'union sainte et Constante -d'un seul homme avec une seul" femme, étant confirmée par la bénédiction et la consécration de Jésus-Christ... ce qui ne se trouve point de celte sorte aux mariages des infidèles (5).
Ceux qui doutent que le mariage soit un sacrement ou que l'Eglise puisse dispenser es degrés établis dans le Lévitique... choses, comme chacun voit, de nulle ou de très-petite importance à la piété, etc. (6).