‹ Démonstrations évangéliquesChapitre 238 sur 305 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Notre troupe de nouveaux baptisés , se trouvant embellie d'ornements si riches et si précieux, marche hardiment vers l'autel de Jésus-Christ, en disant : Je m'approcherai de l'autel de Dieu, du Dieu qui remplit ma jeunesse de délices (Ps. XXIV, t). Et parce qu'elle s'est dépouillée de ses anciennes erreurs et qu'elle se voit renouvelée et rajeunie comme un aigle, elle se hâte avec une sainte impatience de participer à ce divin banquet, et s'écrie en voyant l'autel préparé : Seigneur, tous m'avez préparé une table [Ps. Cil, 5). Ut c'est ainsi que David la fait parler : Le Seigneur a soin de ma nourriture, rien ne saurait me manquer (Ps. XXII, 5); il m'a mis dans des pâturages abondants, il m'a élevé le long d'une eau rufriiichissantc(\).]<A plus bas -.Quand je marcherais dans l'obscurité de la mort, je ne craindrai aucun mal, puisque vous i'h s avec moi, et que votre bâton cl cotre houlette

II) s. Arabrolse explique le même psaume que S I niic de Jérusalem ;i expliqué dans se* catéchèses pour \i communion.

DÉMONSTRATION ÊVANGÉLIQ1 K.

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me mettent m net. Vous m'apez fait as»

' table àla t a* ih m- - /■ ,i .,

<t tous apex répandu des parfums sur mai Oh qu'il g a île douceur et de /,/./,-,/ dans le breuvage dont vous m' enivrez! Examinons maintenant ce qne c'est que cet autel, afin que ceux, qui ne s'attachent qu aux i li'

visibles, ne QOUS viennent point dire : Un m ! Dieu a lait pleuvoir aux Juifs de la manu des cailles dan* le désert : et c'est ici tout l e qu'il a réservé pour son Église bien-aim (est de ceci qu'il est dit. que l'oeil n'a jamais ru, quel'oreillen'apoint enti ndu.tt que l'esprit de l'homme ne s'est jamais imaginé ce que VU a a préparé à ceux qui l'aiment (I Cor., H, 9). C est afin de prévenir de pareilles peu-, que DOUS allons tâcher de faire \oir qu'il n'y

a point de comparaison pour l'antiqmté entre

les sacrements de la Svnagoguc, et ceux de l'Eglise; et que la manne n'approche pas de l'excellence de ceux-ci. Que les nôtres soient plus anciens, il n'en faut point d'autres preuves que la lecture qu'on vient de faire de la Genèse. La Synagogue n'a tiré son origine que de la loi de Moïse. Mai* Abraham était longtemps avant lui. Cet Abraham, retournant victorieux de la bataille, apri avoir arraché son neveu des mains de ennemis, trouva Melchisédech qui vint audevant de lui, au sacriûce duquel il participa avec beaucoup de respect et de vénération (Gen., XIV ', J8). Ce ne fut pas Abraham qui fit le sacrifice, mais ce Melchisédech qu'on nous représente comme un homme sans père et sans mère, sans commencement et sans fin ; comme l'image du Eils de Dieu, de qui le sacerdoce est éternel, et qui est le roi de justice et le roi de paix. Le reconnaissez-vous à ces marques? Un homme peut-il être le roi de justice? à peine y en a-l-il même de juste. Un homme peut-il être le roi de paix, si les hommes peuvent à peine souffrir la paix? C'est sans doute celui qui n'a point de mère selon la Divinité, parce qu'il est engendré du Père céleste, et n'est qu'une même substance avec lui ; celui qui n'a point de père selon la chair, parce qu'il est né d'une vierge. Il n'a ni tin ni commencement, parce qu'il est lui-même le premier et le dernier, le principe et la fin de toutes chose-.. Ne regardes donc pas comme un fruit de la terre le sacrement que vous avez reçu, mais comme un présent du ciel, et qui vous est offert par celui-là même qui bénit Abraham, le père de tous les fidèles, dont la vie et la sainteté vous paraissent si merveilleuses : et reconnaissez par là que nos sacrements sont plus anciens que ceux de la Synagogue. Voyons présentement do combien ils les surpassent en dignité. H est certain que celait une grande merveille que cette pluie de manne et cette nourriture divine (pie les pères recevaient tous les jours du ciel. Ut c'esi ce qui l'a fait nommer par David, le pain des anges [Ps. UXWll. -2'.» . M, lis avec tout cela, ceux qui ont mangé co pain des anges, ont tous péri dans le désert, au lieu que ce que vous venez de prendre c-l le pain de vie, qui est descendu du ciel poui vous donner une vie éternelle. Et quiconqu<

PREUVES POUR LE TRAITE 1>E L'EUCHARISTIE

mangera de ce pain, ne mourra jamais, parce que c'est le corps de Jésus-Christ.

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