‹ Démonstrations évangéliquesChapitre 248 sur 305 · III. Ce ne sont DU seulement des témoins · texte numérisé non relu

III. Ce ne sont DU seulement des témoins

ce sont ausM des disciples d'un même maître, des dm leurs inspirés d'un même espi il. dont l'un (nous rapp rie quelquefois précisément

ce que le m, litre a dit, et l'autre ce que le

maître a voulu dire. Dans saint Matthieu,

par exemple Matth., M I , et <i inssainl Marc

Mure., VIII ) , Notre- Seigneur, après avoir

averti sesdisi Iples qu'ils -e gardent (hi levain des pharisiens LttC.Xll "t des saducécns, leur reprochera simplement qu'ils ne l'ont point entendu, et n'ont pensé qu'à la faute qu'ils avaient faite de ne point prendre de pain , sans se souvenir qu'il ne lui fallait que cinq pains pour rassasier cinq mille hommes, et les laissera chercher eux-mêmes le sens de son discours. Dans saint Luc au contraire, sans leur faire ce reproche, il leur dira bin ouvertement et bien simplement, gardez-vous du levain des pharisiens, qui est l'hypocrisie.

IV. Ce ne sont pas témoins et écrivains particuliers seulement , mais témoins cho pour déposer au nom de toute une multitude qui a su et vu les mêmes choses, écrivains publics , greffiers , secrétaires et iuterpn

de la tradition, pour ainsi dire encore vivante, qui la font passer plus nette e*. plus certaine à toute la postérité. Saint Jean nous rapporte seul la résurrection du La/ .ire ; mais saint Jean ne le fait pas en qualité de témoin particulier : il publiait son Evangile au temps où une infinité d'autres personnes avaient vu le Lazare ressuscite. On savait que celte action éclatante avait excite la rag ■ des pharisiens, jusques à résoudre la mort de Notre-Seigneur et celle du Lazare lui-même ; et les enfants qui , les palmes à la main, avaient crié, Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, se souvenaient encore que c'était en partie au bruit de ce grand miracle. Saint Matthieu est entre les évangélistes un témoin singulier qui rapporte la formule du baptême si essentielle et si nécessaire , sur laquelle, comme sur une roche inébranlable, sont fondées les principales vérités de la religion chrétienne, Baptisez au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit Matth. XXVIII, 19). Mais du temps que saint Matthieu, inspiré de Dieu qui guidait sa plume , écrivait son Evangile, toute l'Eglise déposait avec lui de celle institution, en baptisant ainsi. Ce que nos frères remarqueront en pissant, pour ne séparer jamais la tradition et la parole écrite, qui ne sont qu'un seul et même corps, dont une partie soutient et fortifie l'autre, l'une et l'autre étant la parole divine venue à nous de différentes manières.

V. Peu de choses sont rapportées par les quatre évangélis tes ensemble. Notre-Seigneur, Fils de l'homme et Fils de Dieu, sa prédication , ses souffrances . s.( mort . s.i sépulture, sa résurrection, c'est ce qu'on trouve partout , comme le corps de tout l'Evangile et le fondement de notre salut; son ascension n'est qu'en deux évaugelisles ; quantité d'autres la ils très-considérables, et qui semblent nié-.

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