‹ Démonstrations évangéliquesChapitre 249 sur 305 · TRAITÉ DE L · texte numérisé non relu

TRAITÉ DE L

me essentiels à la suite de son histoire, n'ont pourtant qu'un seul historien ; sa nativité parmi le chant des anges, sa crèche, sa circoncision, les prophéties de Siméon et d'Anne au temple; l'annonciation par laquelle il fallait commencer ; la conception , la naissance el la prophétie de saint Jean -Baptiste au ventre de sa mère ne se trouvent que dans saint Luc. D'un autre rôle saint Matthieu seul nous rapporte les autres faits très-importants : la révélation de l'ange à Joseph, l'adoration des rois, la transmigration en Egypte, le massacre des innocents, le retour d'Egypte à Nazareth, d'où Notre-Seigneur Tut appelé Nazaréen , pour accomplir les prophéties , le désespoir de Judas, le champ du potier acheté trente pièces d'argent, comme il avait été prédit tant de siècles auparavant, l'imprécation des Juifs dont nous voyons encore aujourd'hui l'accomplissement , son sang soit sur nous et sur nos enfants ; le sépulcre de Nolre- Seigncur, scellé, et des gardes mis tout autour pour empêcher qu'il n'y eût aucune surprise , la formule du baptême enfin au nom du Père , du Fils et du Saint-Esprit , dont nous avons déjà parlé, et quantité d'autres actions ou discours de Noire-Seigneur, que nous omettons- comme moins remarquables ; quelques faits particuliers se trouvent en deux évangélistes ; quelques autres en trois. Il faut raisonner sobrement sur ces matières , et n'aller guère au delà de ce qui nous esl révélé. Mais il semble très-naturel de croire que ce n'est jamais sans de grandes et importantes raisons qu'un même fait se trouve dans les quatre Evangiles , surtout s'il n'est pas d'une nécessité absolue pour la suile de la vie et de la mort de Notre-Seigneur, tel qu'est, par exemple, la chute de saint Pierre, que le mouvement humain aurait plutôt dissimulée ou oubliée, et qui néanmoins est rapportée avec soin par les quatre évangélistes.

VI. L'ordre du temps où les évangiles ont été publiés est encore à observer : celui de saint Matthieu est sans contredit le premier, et comme la base et le fondement des trois autres. La tradition constante est, qu'il fut écrit en la langue sainte, et les savants croient encore remarquer dans le grec que nous eu avons, un peu plus d'expressions hébraïques que dans tous les autres. L'Evangile de saint Marc a été regardé par plusieurs comme un abrégé de celui de saint Matthieu , et par d'autres comme l'Evangile de saint Pierre dont il était le disciple, et qu'il avait suivi dans ses voyages. Mais cet abrégé, si l'on vent l'appeler ainsi, rapporte quelquefois des circonstances que saint Matthieu avait omises, comme on le peut voir, par exemple, sur l'établissement des douze apôtres, sur le paralytique descendu par le toit , sur l'hémorrhoïsse, sur la lille de Jaïrus, sur le sourd bégayant guéri en prononçant Ephphelka.mot que l'Eglise a conservé dans les cérémonies du baptême; sur l'aveugle guéri avec du crachat, sur l'incrédulité (les parents de Notre- Seigneur, qui voulaient le livr comme hors de sens; sur la chute de saint Pierre, qu'il

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