‹ Démonstrations évangéliquesChapitre 255 sur 305 · REMARQUES · texte numérisé non relu

REMARQUES

OU PREUVES I>OUI\ LE TRAITE DE L'EUCHARISTIE

Luther, vol. II , dans le traité intitulé : La captivité «le Babylone, feuillet GO.

C'est pourquoi je permets â qui le voudra, de retenir l'une et l'autre opinion. Ce que je fais maintenant, n'est seulement que pour h . : t les scrupules des consciences . de peur que quelqu'un n'appréhende d'être coupable d'hérésie, s'il croit à l'autel véritablemen! du pain et véritablement du \in; mais qu'il sache qu'il lui est libre, sans nul danger pour son salut , d'imaginer , penser et croire I un

et l'autre , puisqu'il n'y a là nulle nécessité

de foi.

Du recueil de confissions , imprimé à Genève, par P. Chouet , 1654.

Confession de Bâlc et de Mullmusen, en l'année l'i.12, écrite en allemand et imprimée '» latin, en 15(H el L>Nl . art. 7, pag.lZ,

Nous confessons que Notre-Seigneur Jésus- Clirisl ;i institue s,i sainte cène , pour nous faire souvenir de sa passion avec actions de

grâces , pour annoncer sa mort et pour témoigner une ebarité chrétienne el unité, avec une vraie foi. Bt tomme an l>«-i ï>tr-ii » i l'ablution de n<)s péchés nous est offerte par le ministre de l'Eglise « <i n i toutefois est accomplie par le seul Père , Fils et S.iint- Esprit), l'eau véritable demeure; de même en la cène du Seigneur (en laquelle avec le pain et le vin le vrai corps el le vrai sang de Jésus-Christ nous est figuré et offert par le ministre de l'Eglise), le pain et le vin meurent. Or nous croyons fermement que .lésus-Chrisl lui-même est la viande des âmes des croyants pour la vie éternelle , et que par une vraie foi en Jésus-Christ crucifié , nos âmes sont nourries et abreuvées du corps et du saUg de Jésus-Christ, en telle sorte que nous vivons en lui comme membres de son corps dont il est notre unique chef, et qu'il vil en nous comme chef de nos membres, pour ressusciter au dernier jour par lui et en lui , en une joie et béatitude éternelle.

Et aux annotations en marge. Car c'est une viande spirituelle, et partant elle est reçue par Tâme fidèle; c'est-à-dire que les âmes sont rassasiées et rendues fortes , vigoureuses, pacifiques, tranquilles, gaies et diposées à tout comme le corps lest par la viande. Or c'est ainsi que l'homme spirituel est fait un membre du corps spirituel de Christ. Nous confessons de même que Jésus-Christ en sa sainte cène est présent sacramcntalement à tous ceux qui croient véritablement; c'est à savoir par la mémoraison de la foi qui élève l'esprit de l'homme au ciel , et n'ôle pas Jésus-Christ selon son humanité de la droite de Dieu ( En S. Jean, VI et XI ; Epkés., 1 , % et 5, Col. 1).

Du recueil de confessions, imprimé à Genève ,

par P. Cho'ùet , 1G5'*.

Confession composée à Bâleen 1536, imprimée

en latin en 1581 , art. 22, pag. 70 et 71.

La cène mystique en laquelle le Seigneur offre véritablement aux siens son corps et son sang, c'est-à-dire lui-même , pour Vivre de plus en plus en eux et en lui. Ce n'est pas que le corps du Seigneur et son sang s'unissent comme naturellement au pain et au vin, mais c'est que le pain et le vin, par l'institution du Seigneur, sont les symboles par lesquels le Seigneur donne une véritable communication de son corps et de son sang par le ministère de l'Eglise ; non comme une viande qui doive périr dans le \ entre, mais comme une nourriture de la vie éternelle. C'est pourquoi nous usons souvent de ce sacrement, parce qu'il nous avertit que regardant des yeux de la foi la mort de Jésus- Christ crucifié, et son sang répandu, et méditant sur notre salut, non sans quelque goût de la vie céleste et sans un véritable rentiment de la vie éternelle , nous sommes sefaits par cette viande spirituelle, vivifiante el intime, avec une douceur ineffable, et nous nous réjouissons d'une joie qui ne se peut exprimer par la parole pour avoir trouvé la vie, el nous nous répandons loul entiers et de toutes nos forces, à rendre

DÉMONSTRATION ÉVANGÉLIQDE.

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