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Que le principe duquel l( } liraient
(eui argument, lui l'autorité pastorale, et la chaire de saint Pierre, et non la vérité de la iloi Iriue, il paratl manifestement, en ce que l.i raison de {1) saint Cvprien est. parce que la chaire de sa i»l Pierre est le fonde tur lequel l'Eglise en bâtie, et de laquelle Vanité sacerdotale est dérivée. Celle de (2) saint Optât, parce qu'eu cette unique chaire de saint, Pierre l'unité de V Eglise est gardée. Celle 4e Saint [renée (8), parce qu'elle a la puissance la plus principale. Celle de k) saint Jérôme, parte (pie la chaire de Paint-Pierre et ce sur quoi l'Eglise est édifiée. Parce aussi que saint Augustin (5) dit, que la succession des piètres , descendue de la chaire de saint Pierre, le Lient en l'Eglise catholique, et (G) que celte succession est la pierre contre laquelle les portes d'enfer n'ont point de force.
Et ne sert de rien de répliquer que quoique les pères argumentassent ainsi, leurs arguments (iraient leur force de la vérité de la doctrine, qui lors était conjointe à cette autorité et à celte chaire : attendu que les donatisles elles novalicns, contre qui ils disputaient, niaient directement la vérité de la doctrine être en l'Eglise romaine. Les (7) novalicns condamnant sa doctrine touchant la rémission des péchés, et (8) les donatisles touchant le baptême des hérétiques, et l'admission des méchants en l'Eglise. Ce qui montre bien que les pères ne prenaient p;.s la vérité de la doctrine pour principe de leurs arguments, d'autant qu'il était aussi douteux aux novatiens et aux donatisles, que la conclusion qu'ils en voulaient tirer, vu qu'ils niaient l'un et l'autre. Aussi saint Optai nous fait-il connaître, qu'il argumentait de ce qu'ils confessaient, et qu'ils ne pouvaient nier, savoir est que la chaire romaine lût celle de saint Pierre (9). Tu ne peux nier, clilil, que tu ne saches que suint Pierre ait été le prunier à qui en la ville de Hume la chaire épiscopale ait été conférée. En laquelle seule cluiirr l'unité de l'Eglise fut gardée de tuas. Qui plus est, vous ne pouvez dire qu'ils argumentassent de la vérité de la doctrine, puisque vous n'avouez pas qu'elle ait été pure en ce temps-là: ce qui par;.. t. eu ce que LA] vous condamnez la doctrine de Sy ricius pape, touchant le célibat, comme doctrine des démons; et que toutefois les (11) donatisles ont été réputés schismaiiques pour s'être séparés de sa communion.
(il r*c UuiUU. Beat, et ep. 55. citai.
($) l.ili. II. cilal.
(.-) 1/ib. 111. c 5 cilal.
;i) pisi. 57 citai.
(5) donna cpisl, funda m. cap. 4. Tend me ah ipsa sede Pétri. . usque ad pr.e.-cuiein episcopaium succès ■ sio sacmloluin.
(u) In l'sahuo conlra p.uleni donali, Ipsa est pelra ijiiani non viacunJ snperbx utfororuoi ports.
(7) AmlnoMiis Id). conlra Novalian.
(8) Augustin, I. de haerps. kerea. 19.
(<)) Optai, lib. II. contra Parnienian citai.
(1«) I5c/.a in Knman. Mil. W'ilak. Itl». Ml. conlra Dura- scci. 2<i.
(H) Optât. 1. n.
Au reste, quand même il serait nécessaire, pour prouver quelqu'un schismalique, de vérifier qu'ij est séparé de l'Eglise, m, mine vraie Eglise, nous aurions ton, ours notre compte ; mêlant aisé de faire voir par p'.usieui s témoign que nous re-
connaissez que Eglise romaine était vraie Eglise, lorsque vous vous en êtes séparés. Vous le reconnaissez, et par le» pr confessions (l)de vos auteurs, et pane que (2) vous en tirez votre autorité, ce qui n outre dieu que vous la tenez vraie, puisque autrement vous dériveriez votre puissance, non de ! i-ulise de Dieu, mais d'une soi iélé du diable.
Après cela il vous reste si peu à dire, que si votre langue suit votre conscience, nous vous entendrons, je m'assure, vous condamner vous-mêmes, la chose étant si claire, que si vous n'êtes plus qu'aveugles, on que voyant, vous ne veuifliez pas voir, il est impossible que vos âmes ne gagnent leur cause. l'erreur que vous prol dont la sienne. Car si
les novalicns et les donatisles ont été suffisamment convaincus de schisme par les | ères, parce qu'ils étaient séparés de la chairs de saint Pierre, et de ses successeurs en i celle, vous l'êtes aussi par même argument, puisque vous vous êtes séparés de non-, qui avons toujours conservé la possession de celle chaire sans interruption de su sion.
Vous l'êtes véritablement, je parle à toute votre Eglise, et à vous, messieurs les ministres particulièrement , qui n'êtes pas seulement schismaliques comme votre troupe, mais en outre schismatiques pasteurs, parce quevousvqusei.es établis pasteurs de vous-mêmes, sans en avoir reçu l'autorité d'autrui, de qui vous soyez successeurs. Ce qui fait 3) vous êtes fils sans pères, nouveaux soldats s:-.ns capitaine, suivants sans prédécesseurs.
Sur quoi vous trouverez bon que je ïoiis dise avec les pères : (V Montrez Vorigine de votre chaire; ne me dites pas seulement, je suis envoyé extraordinai rement, mais donnezmoi un passage de l'Ecriture qui le vérifie.
Vous J êtes obliges, puisque la mission extraordinaire de vos premiers ministres est un article de voire loi. qui par conséquent se doit vérifier par l'expresse parole de Dieu. Donnez-moi. je vous prie, un texte formel de l'Ecriture, qui dise que Luther. Calv in et vos autres ministres ont été envoyés cvtraordinairemenl ; ne me le donnez pas, mais
(1) Calvin, i. Instii. c. 2. § 1 1 el 12. et opist. I<U. Du Plessis au Traité do 1 ! lî. O-iamler in Epil. parle -J.
(2) Du Plessis au Traité de l'Eglise, c.81. Osiander loco cilalo.
(ô) Optât. I. 11. De Victere primo rpiscopo donalislarum, eral filius sine paire, lyro sine principe, discipuliis sine magislro, scqnens sine antécédente.
umiiiII. tic Pr.csciipi. c :>~l. Kdant ergo origines Ecclesiarura suaruin, evolvanl ordinem épis ruin siionun. etc. Optai. I. II. conlra Paru». Vcsti.c csibedne vos orMnem reddke tir
DES PRINCIPAUX POINTS DE LA FOI
no
donnez-le à ceux qui vous écoutent, qui sans cela ne peuvent être assurés de leur salut, puisqu'il n'y en a point hors de 1 Eglise, et que l'Eglise ne peut subsister sans pasteurs. Si la prière que je vous tais n'est suffisante pour vous porter à ce que je désire, faites-le pour le moins, parce que Luther, et votre confession vous y obligent ; (1) Luther enseignant au peuple qu'il agrand intérêt d'être certain de votre vocation , (2) votre confession disant en termes exprès, que tous pasteurs doivent (3) avoir témoignage, d'être appelés à leur office. C'est par là, messieurs, qu'il faut commencer, puisque quelque doctrine que vous ayez (quand même elle serait vraie), elle serait inutile aux peuples qui vous suivent, s'ils ne sont en l'Eglise, où ils ne peuvent être, si vous n'êtes vrais pasteurs. Que profite, dit (k) saint Augustin , une foi saine, où la charité est éteinte par la plaie mortelle du schisme.
Après avoir montré que vous élesschismaliques, je produirai quelques passages qui feront voir à tout le monde que votre doctrine comme telle, n'est pas seulement digne de haine, mais d'horreur. Il paraît, dit (5) saint Cyprien, que ceux-là sont antechrists, qui se sont retirés de la charité et de l'unité de l'Eglise catholique (6). Saint Optai prouve l'horreur du schisme, par la grandeur de son châtiment et soutient que c'est le plus grand de tous les maux. (7) Saint Augustin prouve que Je schisme est un plus grand crime que l'idolâtrie parce quel'idolâtrien'eslpunic que par leglaive, etque la terre (8) s'ouvre pour engloutirlesauteursduschisme, ellefeu duciel descend pourconsumerlesseclateurs. Qui doutera(9), dit-il, le fait plus détestable dont la vengeance soit plus grande? (10) 11 dit en un autre cndroilquec'estuttsacn'/e^er/iu surpasse toute autre méchanceté. Saint Ghrysoslome dit, que rien n'irrite tant Dieu que lu division de son Eglise(li), bien même que ceux qui la divisent, fassent des biens innombrables d'ailleurs.
Mais sans faire une plus exacte recherche dans les pères , qui sont pleins de semblables passages , il me suffit, pour vous faire connaître l'horreur de votre schisme , de vous mettre devant les yeux votre catéchisme et
(I) Luther in 1. Galat. I'opulns maxime opus ha bel ccriuud'me vncalionis noslr.c (8) Art. 51. Conless. Gall.
(5) Art. 51 . Credimus semper sequendam esse liane jiormam,ut omnus paslores, etc. sua: vocationis tesiimoniiim habcanl.
(4) Lib. 1. de Baplis. c. 18, quid prodest homiiii vel sana fides, ubi îclliali vulnere sciiismatis percmpja estsanilas charitatis.
(■>) Epist. 7G. Apparet adversarios De-mini amichristos omnes esse, quos conslet a eliaritale atque ; ab unitate Eoclesiae caiholicae recessisse.
(6) Optât, lib. 1. conir. Paimen.
(I) August. lib. IL de baplism. c. 0.
(8) Numéro 1G.
(Si) August. loco cilato, quis dubilavcrit lioc esse celeralius commission, quod est gravius vindicatum .'
(10) L.l. contra Parmen. 4. Sacrilcginm sebismalis quod omnia scelcra super gradilur.
(II) Clirysost. homfl. 11. in Epist. ad Ephcs. c. 4. nihil DeuHi ;equc irritât atqae divisam esse Ecclesiam.
Calvin. Votre catéchisme (1), qui porte expressément que l'espérance du salut est retranchée a ceux qui se séparent du corps de Jésus-Christ , et coupent par faction son unité, cependant qu'ils demeurent en ce divorce. Calvin (2), qui dit , que de tous les crimes qui lui sont objectés, le plus horrible est celui d'avoir déchiré par le schisme l'épouse de Jésus-Christ, à raison de quoi si c'était chose vraie, tout l'univers le pourrait tenir lui et les siens pour perdus et déplorés.
Je laisse maintenant, au lecteur à juger si vous n'êtes pas par votre "propre bouche en état déploré et hors d'espérance de salut, puisque vous êtes séparés de l'Eglise en laquelle seule il se trouve.