CHAPITRE XVII
Des sacrements.
§ 1. Des sacrements en général. — Dieu a institué les sacrements de la nouvelle loi , pour communiquer sa grâce aux hommes.
Quoique la religion chrétienne ne consiste qu'à adorer Dieu en esprit et en vérité , et que les grâces dont nous avons besoin soient spirituelles , et ne puissent avoir d'autre source que le Saint-Esprit, Dieu a voulu établir des sacrements extérieurs pour nous communiquer ses grâces. Le dessein de Dieu a été qu'en même temps que les chrétiens lui seraient unis par un culte spirituel, ils fussent aussi unis ensemble en un corps visible de religion : il était donc nécessaire pour cela qu'il y eût de la dépendance entre eux, et qu'ils se communiquassent les uns aux autres par des signes extérieurs, non seulement les vérités de la foi, mais même la rémission des péchés et les grâces nécessaires à la vie chrétienne. De plus les hommes ne peuvent être en cette vie entièrement détachés des sens, et c'est pour cela que Dieu a voulu leur communiquer ses grâces par le moyen des signes sensibles, qui servissent d'un côté de soutien à leur esprit pour s'élever à Dieu , et de l'autre leur donnassent plus de confiance d'avoir reçu les grâces signifiées , que s'il les leur avait accordées sans celte entremise.
On entend par sacrement un signe visible institué par Jésus -Christ pour signifier la grâce invisible qui est communiquée à ceux qui le reçoivent. Il n'y a point de doute que les chrétiens ne soient obligés de recevoir les sacrements , pour se procurer les grâces dont ils ont besoin pour s'unir à Dieu , et pour marcher dans la voie du salut et pour s'y avancer. Puis donc que les sacrements sont de leur institution des moyens nécessaires pour les acquérir, ils sont obligés de les recevoir ou pour obtenir la justice s'ils ne l'ont pas encore reçue, ou pour la recouvrer s'ils l'ont perdue, ou pour obtenir les grâces nécessaires pour bien vivre dans toutes sortes d'étals. Ils y sont obligés par le commandement d'aimer Dieu; car l'amour qu'ils doivent avoir pour Dieu, comme leur dernière fin et leur souverain bien, les oblige de prendre les moyens nécessaires pour y arriver. Si donc les sacrements sont (les moyens nécessaires pour parvenir à la possession de Dieu, ils ne peuvent se dispenser d'y avoir recours. L'amour qu'ils doivent avoir pour Dieu, comme justice souveraine, les oblige d'y satisfaire en la manière qu'ils peuvent, et de se rendre conformes à cette justice , en détruisant en eux le règne du péché qui y est contraire. Puis donc que Dieu leur a <>u\ert un moyen de lui satisfaire, par l'application du sang de Jésus-Christ, qui se fait à ceux qui reçohent les sacrements , et de réformer leur volonté par la grâce qui y est communiquée, ils sont obligés de l'embrasser. C'est cependant un péché tort commun que la négligence ,i se préparer à recevoir les sacrements; et on peut dire qu'il est si commun, que les chrétiens ne tombent et ne périssent,
DÉMONSTRATION ï.\ t.NGI l IQl I
quand ils sont tombés, que par ce péché; car in» ne tomberait pas li l on se préparait comme il faut à la réception de l'eucharistie, et on m' relèverait après être tombé, si on avait soin, comme on j est obligé, de recourir au sacrement de pénitence. Comme cela vient ordinairement de ce qu'on n'est pas assez instruit louchant les sacrements, il est «.Umc d'une obligation indispensable à tout chrétien de s'instruire de tout ce qui sert à édifierdans ce qu'on enseigne des sacrements, principalement >le ce qu on doit en savoir tout haut la nature, l'unité, la nécessité et la préparation qu il faut y apporter.
L'Eglise a toujours reconnu sept sacrements, qui sont le bapléme, la confirmation, l'eucharistie, la pénitence, l'cxtréme- Oliclion, l'ordre et le mariage. C'est Jésus- Christ qui a institué les sacrements, puisqu'il n'y a que lui qui ait droit d'attacher la grâce à des signes sensibles. 11 est certain que Jésus-Christ a institué la matière et la forme du baptême cl de l'eucharistie; niais il est probable qu'à l'égard de quelques sacrements il a bien prescrit qu'on les administrât avec quelques cérémonies ; mais il a remis au pouvoir de l'Eglise la détermination de ces cérémonies ; et c'est par celte raison qu'on ne trouve pas que l'Eglise les ait conférés de la même manière dans tous les temps ; mais ce serait une erreur de prétendre que Jésus-Christ eût donné à l'Eglise le pouvoir d'instiluerdes sacrements.
On dislingue trois sortes d'effets des sacrements : le premier est la grâce justifiante que quelques-uns des sacrements donnent à ceux qui ne l'ont pas , et dont les autres augmentent la ferveur; le second est une grâce sacramentelle, c'est-à-dire, propre à chaque sacrement, qui consiste en certains mouvements actuels que Dieu donne à ceux qui les reçoivent dans les dispositions requises; le troisième est particulier aux sacrements qu'on ne réitère point, tels que le baptême, la confirmation et l'ordre : c'est l'impression du caractère spirituel, par lequel on distinguera toujours ceux qui ont reçu ces sacrements de ceux qui ne les ont pas reçus. A l'égard des cérémonies que l'Eglise emploie dans l'administration des sacrements, elles sont une espèce de langage que l'Eglise propose aux fidèles pour les édifier; ainsi il est important qu'ils en soient instruits, puisque sans cette intelligence ils n'en sauraient tirer tous les avantages que l'Eglise prétend par là leur procurer.
§ 2. Du baptême. — Le baptême est un sacrement institué par Jésus-Christ, dans lequel, par l'ablution du corps faite avec de l'eau, et en y joignant les paroles que Jésus- Christ a prescrites, la personne à qui il est donné est intérieurement purifiée du péché originel et de tous ceux qu'elle peut avoir commis, et reçoit une renaissance spirituelle et la grâce sanctifiante, qui l'unit comme membre vivant au corps de l'Eglise de Jésus-Christ, qui en est le chef.
Comme on reçoit ordinairement ce sacrement dans un âge incapable de connaissance,
tr,c
il est d'une obligation indispi nsablc de l'ea instruire d'une manière particulière. Il faut
dont savoir que par le baptême ou a été délivré de l.i tyrannie du démon, qu'on a reçu dis grâces ineffables , qu'on a été élevé à une dignité éminente, et qu'on a contracté de grands engagements. Jésus-Christ avant détruit par sa mort l'empire du démon « a affranchit ceux qui reçoivent le baptême l ■ les faisant passer à la libelle des • niants de Dieu. On baptise devient membre 4e Jésus-Christ, enfant de Dieu, temple du S.iinl- Esprit, héritier du paradis. C'est ce qu il faut faire sentir, en s étendant un peu sur ces importantes vérités.
Pour avoir quelque idée de celte éminente qualité d'enfants de Dieu qui convient aux chrétiens et de ce qu'elle nous donne lieu d'espérer, il est bon de considérer que par elle nous appartenons à Dieu d'une manière beaucoup plus réelle et effective que les enfants des hommes n'appartiennent à leurs pères et à leurs mères selon la chair. Les pe.es sont pères, parce qu'ils communiquent a leurs enfants une vie semblable a la leur . c'est-à-dire , une vie humaine et misérable. Dieu est notre père, en nous rendant participants de sa vie divine : il est lumière, il esl amour. Il nous vivifie, en nous éclairant et en nous communiquant son amour; et c'est en cela même qu'il est bien différent des pères selon la chair. Car les pères de la terre ayant donné la vie une fois à leurs enfants ne contribuent plus en rien à la conservation de cette vie , et ne sont, pour le dire ainsi , pères que pour un moment ; mais Dieu est notre père par une action continuelle . et parce qu'il nous éclaire toujours , et qu'il conserve dans notre cu'ur l'amour qu il \ a créé. H est notre père et le devient de plus en plus, à mesure qu'il nous communique celle vie de connaissance et d'amour plus abondamment. C'est pourquoi , encore que nous soyons enfants de Dieu dès celle vie même, nous le serons néanmoins dans l'autre d'une manière bien plus parfaite, parce que Dieu nous y comblera de ses biens , et nous enivrera de l'abondance de sa maison et du torrent de ses déliées. Nous attendons encore notre adoption parfaite dans l'autre \ic, parce que nous n'en avons que de petits commencements en celle-ci , où quoique nous sojons enfants de Dieu, nous tenons encore beaucoup de notre première naissance, c'està-dire, de l'ignorance et de la bassesse dans laquelle nous sommes nés.
On n'a part à celle glorieuse qualité d'enfants de Dieu que parte qu on est revêtu dt; Jésus-Christ dans le baptême. C'est par le canal de Jésus-Christ que nous devenons de nouvelles créatures : n n seulement sa mort esl la source des grâces que nous recevons par le baptême . mais nous y sommes en quelque manière laves dans son sang, puisque çesl la vertu de ce sans qui nous purifie de nos pêches ; et ainsi les eau\ du baptême qui touchent et nettoient noire corps sont la figure du sang de Jésus-Christ qui nettoie notre âme de ses souillures. L'action du ba-
L'ESPRIT DE NICOLE SUR LES VÉRITÉS DE LA RELIGION
ptême et celte sainte cérémonie par laquelle nous sommes plongés dans l'eau, ou au moins couverts, représentent la mort de Jésus-Christ qui se termina par son ensevelissement , comme le modèle de notre mort spirituelle. Il se doit donc passer dans le baptême une mort présente, qui est la mort au règne du péché : car comme ce règne du péché consiste dans la préférence de la créature au Créateur, et dans l'amour de soi-même plus que de Dieu, nous le détruisons en rentrant sous l'obéissance de Dieu, et en renonçant à tous les crimes, par lesquels nous nous y sommes soustraits. Nos péchés y périssent par la rémission que nous en recevons , comme les Egyptiens , qui en étaient la figure, périrent dans la mer Rouge, qui représentait notre baptême. Mais cette mort qui s'opère dans le baptême n'est que le commencement d'une autre mort, à laquelle nous promettons de travailler et de tendre le reste de notre vie : car nous y faisons profession, par cette même cérémonie extérieure, d'une vie de mort, c'est-à-dire, de mourir continuellement à l'amour des créatures , cl de mortifier sans cesse l'inclination que nous avons à en jouir, qui est ce qu'on appelle le vieil homme.
Si la préférence des créatures à Dieu est la moi t de l'âme , l'amour des créatures pour elles-mêmes, quoique sans celte préférence , est la voie de la mort : car , en aimant les créatures pour elles-mêmes, on se dispose à les préférera Dieu. Non seulement c'est une disposition et un acheminement à la mort, mais c'est une mort, commencée : car l'amour des créatures , diminuant toujours celui de Dieu, nous prive dune partie de notre vraie vie, qui consiste loutc dans l'amour de Dieu. Lame qui s'arrête aux créatures retarde le cours du voyage par lequel elle tend à Dieu, et on voulant jouir d'elles elle se prive à proportion de la jouissance de Dieu. Nous nous engageons donc dans notre baptême à travailler toute notre vie à mourir à cet amour, et à mortifier les mauvaises inclinations qui nous y portent. Nous le promettons à Dieu par celte sainte cérémonie ; et la renonciation au démon, à ses œuvres et à ses pompes, n'est que l'explication de la promesse qui y est renfermée : car le démon ne règne sur nous que par l'amour des créatures; ainsi on ne renonce au démon qu'en renonçant à cet amour.
Le renoncement à l'amour des créatures étant un des engagements de notre baptême, il s'ensuit que nous nous y obligeons à n'user d'aucune créature que par nécessité, et que nous y promettons d'observer celle règle de la tempérance chrétienne, de n'en désirer aucune pour elle-même, et de garder dans l'usage que nous en ferons , une telle modération , qu'il ne s'y mêle rien de la passion qui porle à en jouir. Et de là on doit conclure que quoique toutes les recherches des plaisirs non nécessaires ne soient pas des péchés mortels, elles sont néanmoins contraires aux engagements de notre baptême ; parce que la jouissance de ces phiisirs est celle \ ie d'Adam à laquelle nous avons fait profession de mou-
rir. C'est cette vie d'Adam à laquelle Jésus- Christ nous a obligés de mourir, en mourant sur la croix et en se dépouillant de la vie mortelle qu'il tenait d'Adam , ce qui figurait le vieil homme. Ainsi ceux qui passent leur vie dans les plaisirs ou de l'esprit ou du corps la passent dans un violement continuel de leur baptême : et l'on ne peut douter que cette sorte de vie ne soit essentiellement contraire à la vie chrétienne , puisqu'elle est contraire au premier engagement que nous avons contracté en faisant profession du christianisme.
§ 3. De la vie que doit mener un chrétien baptisé. — L'état d'un chrétien baptisé ne doit pas être seulement distingué de celui où il était auparavant , par la mort au monde et à la concupiscence ; il doit l'être encore davantage par le nouvel état où il entre et la nouvelle vie qu'il doit mener après son baptême. S'il est nécessaire de mourir au monde, pour vivre de cette vie ressuscitée, il est nécessaire de vivre de cette vie pour mourir au monde : car l'amour ne se bannit que par un autre amour, et il n'y a que l'amour de Dieu qui puisse éteindre l'amour du monde. 11 faut donc que l'amour de la volonté de Dieu , l'amour de la justice , l'amour de la vérité, l'amour de l'éternité, prenne la place de l'amour des choses temporelles. Cette vie ressuscilée renferme une nouveauté d'actions ; et il ne faut pas s'imaginer qu'elle ne soit marquée par aucune action , et qu'elle puisse être insensible aux hommes , en sorte qu'un chrétien véritablement régénéré, et menant une vie nouvelle, puisse, être aisément confondu avec ceux qui ne vivent encore que de la vie du vieil homme. Il est vrai que la concupiscence n'étant pas entièrement détruite, il y a encore quelque sorte de mélange dans les actions des plus gens de bien : mais néanmoins comme la vie nouvelle doit y être la plus forte , elle doit y être aussi plus agissante. Les actions du vieil homme n'y doivent plus être que comme des actions qui échappent et qui se dérobent en quelque manière à la vue de l'âme : mais les actions de religion, de justice et de sainteté doivent y régner et occuper la plus grande partie de la vie. Et comme l'impression que les autres hommes ont de nous se forme sur ce qui domine le plus dans les mœurs , celle qui naît du corps des actions d'un homme vraiment chrétien doit être très-différente de celle qu'on prend de la vie de ceux en qui l'esprit du monde domine.
11 est vrai que les mouvements de l'esprit de Dieu ne se trouvent pas en nous sans opposition et sans combat. Ainsi un chrétien est continuellement occupé à réprimer les mauvais désirs qui naissent de sa corruption. Il n'est pas exempt d'inclinations pour les plaisirs, mais il les réprime ; et il ne saurait les réprimer que par une mortification continuelle ; car le seul moyen de les empêcher de régner en nous est de les combattre et de les mortifier. Il ne regarde pas si ces plaisirs sont absolument défendus : il lui suffit, pour les éviter, que ce soient des plaisirs
ii. .M néi essaires. Il n'esl pas exempt non plus de sentiments de vanité; mais il les réprime en n 'humiliant et en s'ahéantUsant en toutes choses, comme Jésus-Cnrl^t s'csl anéanti et n'a jamais (lier. lie sa propre gloire. Unsi c'csi se tromper volontairement que « l * ■ s'imaginer qu'on puisse participer à l'esprit de Jésu -Christ , «m» taisant tout ce qu'on peut pour s'élever dans le monde, et en tâchant il \ vivre d'une manière douce et commode , exempte do peines et de mortifications. Cependant on est obligé non seulement de mortifier ses passions, mais de se purifier de plus en plus, et de tendre même à la parfaite pureté. Il faut renoncer à toutes les satisfactions des sens, à toutes les recherches de nous-mêmes, et passer toute notre vie dans une exécution fidèle de ce que Dieu veut de nous dans chaque rencontre. Quicohdw \it en celte manière, et s'attache dans (ouïes ses actions particulières à suivre la volonté de Dieu , peut avoir une juste confiance qu'il mène une vie vraiment Chrétienne.
Un vrai chrétien va encore plus loin, et il peut dire qu'il vit déjà dans le ciel. La conversation d'un chrétien doit élre dans le ciel, parce que toute sa vie consiste à craindre, à espérer, à désirer, à admirer et à aimer. Un chrétien ne craint que Jésu -Christ, c'està-dire, qu'il ne craint que d'être Séparé de lui par le péché. Il ne désire que Jésus-Christ, c'est-à-dire, les biens dont Jésus-Christ est le distributeur, cl dont il fera part à ses élu s ; et ces biens ne sont autre chose que luimême. Il n'espère que ces biens , parce qu'il n'y a que ces biens qui lui soient promis. Il ne consulte queJésus-Chrisl et ceux qui peuvent lui faire connaître sa volonté , parce qu'il sait qu'il est l'unique lumière des esprits. 1! n'a recours qu'à Jésus-Christ, parce qu'il n'attend du secours que de lui. 11 n'admire que Jésus-Christ, parce qU'il ne trouve de grandeur véritable que dans lui. Enfin il n'aime que Jésus-Christ , parce qu'il est son souverain bien; et qu'il sait qu'en le voyant on voit le Père et qu'on possède la vie éternelle, 'foules les actions qu'un vrai chrétien fait dans le monde dépendant de ces mouvements el les ayant pour principe, h empêchent pas qu'il ne vive dans le ciel, et que son esprit et son cœur n'y demeurent toujours allachés.
Il est impossible qu'une âme qui vil de celle sorte dans le ciel par ses pensées et par ses désirs ne senle pas en même temps qu'elle est attachée à un corps mortel et corruptible! qui la l'aligne par mille nécessités; el comme elle sait que l'ordre de Dieu est que l'homme, composé de corps el d'âme, Obtienne son salut el sa perfection à l'égard de l'un el de l'autre, elle s'occupe du désir de ce parfait renouvellement de l'âme et du corps. Or c'est ce qu'elle obtiendra par l'avènement glorieux de Jésus-Chrisi, qui ressuscitera nos corps, non dans l'état d'infirmité où ils sont , mais av e I - caractères du sien. Ainsi toi:; misères de la vie ne l'uni que renouveler à l'àine la pehSêé el le désir de cet étal (çlorieUx. Plus elle en ressent cl plus elle désire sa de-
DÉMONSTRATION I \ VNGÉI IQI I .
Ilvrance, el au lieu de s'abattre aai eei maux , elle -c releva continuellement l'espérance de l'étal qui lui est promis \ oila quels sont les sentiments el la vie d'un chrétien baptisé; el autant que nous en sommes éloignés, autant sommes-nom éloigm l'esprit du christianisme.
s, \. Dr In r*reté >!>■ In grée* dm baptême conservée. — Rien n'est plus incertain, ni plus difficile à décider si les enfants ont conservé la grâce de leur baptême. On est bian fondé à croire que dans le premier usant qu'ils font de leur raison el de leur liberté, ils suiil obligés de se rapporter à Dieu par un