‹ Démonstrations évangéliquesChapitre 289 sur 305 · acte d'amour, et de le prendre pour leur · texte numérisé non relu

acte d'amour, et de le prendre pour leur

dernière tin, et que ne le faisant pas ils commettent un péché mortel. Mais, laas s'arrêter a cet instant précis qui reçoit de grandes difficultés . on ne peut nier au moins que dans une certaine étendue de temps, un enfant jouissant de sa raison ne soit obligé d'aimer Dieu sur toutes choses, de vivre pour lui. et de lui rapporter sa rie el s ^ actions. Il faut que l'amour de Dieu domine en lui; et pour y dominer il faut qu'il soit le principe du corps de ses actions. Or quelle marque voit-on de cette disposition dans la plupart des enfants, depuis l'âge de neul a dix ans jusqu'à quinze ou seize ? Uue remarque-l-on en Ceux mêmes que Dieu préserve des actions criminelles, qu'une \ ie loute conduite par les sens , qu'un désir d'exceller , une curiosité inquiète, un oubli de Dieu, une froideur pour la prière et pour les li\res et les exercices de piété ? De quelle manière reçoivent-ils les sacrements? Ut enfin quelles marques donnent-ils que ce soit l'esprit de Dieu qui les fasse agir? Un vérité si Dieu conserve sa grâce dans quelques-uns parmi une infinité de défauts qu'on y remarque el que l'on tolère , il est bien à craindre que la plupart ne la perdent par lomission des devoirs essentiels de la créature envers son Dieu , comme de l'aimer, de l'adorer , de le prier, défaire pénitence, et que l'indévotion et le libertinage qui succèdent soin eut à l'étal de l'enfance , ne n tissent de l'extinction de la grâce en eux dans les temps où on les regardait comme innocents. Bien dis ^ens regrettent de n'être pas morts dans cri . mais je ne sais si ce souhait est bien raisonnable, dans quelque exemption de crimes grossi rs que l'on puisse- l'avoir passé. Car si l'on en jage selon la foi , il n'j a personne qui ne soit oblige de le regarder comme un temps de ténèbres très -épaisses, et qui ne doive dire à Di.'U.avce un esprit plein u'une componction sincèr : Seigneur, ne VOUS souvenez point des péchés de ma jeunesse el de mes ignorances ( Pt. XXIV, 7 ).

Que s il y a de l'incertitude dans te temps même que l'on regarde d'ordinaire comme un élit d'innocence, combien \ en a t il pins encore dans les âges les plus avancés l..,« même qu'on fait quelque profession .le pu;e. et qu'on évite les actions que lent ie . lOaC'e

reconnaît pour criminelles? Combien

voii-s c sentiels dans chaque profession,

quels on ne pense point ? Ou ne se fait point

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