philosophes ; c'est qu'il faut , par an, nùtené
cessaire, que Dieu puis • e < h i capable de colère, puisqu'il est susceptible d'amour. Cest donc
lèt l'opinion et la maxime que mm s devons tenir et défendre comme étant la souveraine raison , et le fondement de la religion et de la piété. lier sunt de Deo philosophorum een initia-; aliud prœterea nihil quxsquamdixit. Quod si hue quœ dicta sunt falsa esse deprehendimus , unum illud solum superest in quo sol a possit veritas inveuiri quod a phtiosopkû nec susceptum est unquam, nec aliquando defensum, conséquent eue ut irascatur Dca*, quoniam gratia commovetur : Ilac tuendn nobis et asserenda sentenlia est, in ta enim summa omnis ratio et car do religionis pieta— lisque versatur.
Il est donc clair comme le jour, que ces philosophes ne se mettaient jamais en peine. et n'avaient aucune crainte de la colère de Dieu irrité par leurs péchés, puisqu'ils étaient persuadés que ce n'était qu'une imagination populaire, de croire que Dieu lut jamais en colère , c'est-à-dire, qu'il punit les méchants par les châtiments et par le?, tourments que les hommes exercent contre ceux qui les méritent. Car les chrétiens sont bien éloignés d'admettre des passions en Dieu ; il ne s'agit pas des effets que les hommes attribuent à des mouvements de colère , ne pouvant s'exprimer autrement. En un mol, les philosophes niaient absolument que Dieu punît les criminels, et par conséquent ne pouvaient avoir aucune crainte des jugements de Dieu , après l'avoir par leurs sentiments impies dépouillé de sa justice, et ne lui avoir laissé tout au plus qu'une fauss-. image de bonté, exposée à tous les mépris et à toutes les injures des hommes, sans qu'il leur en pût arriver aucun mal.
Cependant nous voyons par L'Evangile que le précurseur de Jésus-Christ (1) étant venu pour préparer ses voies , et pour disposer les nommes à le recevoir, ne l'a fait qu'en les exhortant à faire de dignes fruits de pénitence. H les a en même temps avertis de fuir et de se mettre èi rouvert de la juste colère de Dieu, gui était prêle èi les consumer. Il les a menaces que la coignée était déjà à la racine de l'arbre : Et que tout arbre qui ne porterait point de bon fruit serait coupé et jeté au feu. Comment donc pourrait-on s'imaginer que ces philosophes auraient marc lie dans les voies de Jésus-Christ, qui sont les seules voies de salut : puisque ces menaces et ces craintes dont Dieu s'est servi pour y faire entrer les âmes, n'ont passé dans l'esprit de ces païens que pour des rêveries et des terreurs paniques, qui n'avaient de fondement que dans la superstition du vulgaire? Ne sait-on pas aussi qu'ils n'ont considéré les jugements de Dieu, et l'enfer, que comme des fables de poètes; et la colère de Dieu contre
(I) Mallh. 111. Facite fruclom dignura ponitenlise : qui* dcmonslravil vobis fugere ■ venton ira f jam securis ad radiœm arborum posila esi. Omnis arbor qu v non f.uil frucium boiium excidelur, el in ignein. milletur.
NECESSITE DE LA FOI EN J.-C
les méchants et les vicieux, que comme l'opinion des ignorants.