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CHAPITRE IX

Qu'on ne peut tirer avantage du sentiment de Tostat, pour prouver le salut des païens.

On dit qu'Alphonse Tostat, évêque d'Avila, a cru aussi que tous les païens avaient pu se sauver avant la prédication de l'Evangile, en observant les seuls préceptes <lu droit naturel, qui nous portent à aimer Dieu plus que nous-mêmes et à n'offenser jamais personne ; ce qui comprend tout le Dccalogue ; et que c'est pour cela que Soerate, Platon et quelques autres philosophes ont pu faire leur salut, encore qu'ils ne solennisassent pas le sabbat; et quoiqu'aucun d'eux ne connût le Dieu des Hébreux pour le \rai Dieu, le mettant seulement au rang des autres divinités. parce qu'ils n'étaient pas obligés de croire

(1) De divers, quœst. ad Simpl., lib. I, fMHt. -1. Incipit lioino percipere graliam, ex quo incipil Deo n clerc... sed m qudiusdam l.inla est pr.ilia lidei, quanta non suflicit ad oblinonduni remuai oeloi uni sicul in caibecunn lus. sicul in ipso Cornelio, aulequam sacramentorum parlicipatione iucorporarelur Ecclesix.

NÉCESSITÉ DE LA FOI EN J.-C

les Ecritures des Juifs, ni de déférer aux lois de Moïse; et qu'il ajoute, en prenant S. Au-

f;ustin pour garant, que ce saint n'a pas fermé e paradis à beaucoup de philosophes païens, ayant égard à leur bonne vie et à ce qu'ils avaient toujours suivi la raison comme un bon guide, ne faisant rien contre ses ordres. Mais quand il serait vrai queTostat aurait enseigné cette fausse doctrine, pourrait-on s'imaginer qu'elle pût renverser celle de l'Ecriture sainte et de la tradition des saints pères, qui sont la base de notre foi et les fondements de la religion chrétienne? car ce n'est que sur cette base et sur des oracles évidents de l'Ecriture sainte et de la tradition divine, que nous avons établi cette vérité capitale de notre religion, que jamais personne n'a pu être sauvé que par une foi au Rédempteur divinement inspirée et entièrement distinguée de la connaissance naturelle d'un premier être, telle que les plus éclairés des philosophes l'ont pu avoir.

Si donc il se trouve que quelques auteurs nouveaux se soient laissés emporter à un sentiment contraire, ou par une passion indiscrète pour ces sages du paganisme, ou par une compassion charnelle de leur état déplorable, ou par l'illusion de quelque raisonnement humain, ou par la pente générale qu'a la nature corrompue à obscurcir les vérités de la grâce, parce que l'orgueil, qui est sa plus grande plaie et l'origine de toutes les autres, la porte toujours à se soustraire à la dépendance de Dieu pour ne dépendre que d'elle-même. Qui doute que ce ne fut un mauvais procédé que d'en vouloir abuser pour corrompre la pureté de la doctrine ancienne de l'Eglise, et fortifier des erreurs qui vont à la ruine de tout le christianisme?

Ne savons-nous pas que le Saint-Esprit nous défend par la bouche du sage (Proverb., XXII) de passer les bornes anciennes que nos pères ont établies? S. Paul (Galat., I) ne prononce-t-il pas anathème contre tous ceux qui nous annonceront quelque chose de contraire à ce qu'il a prêché aux fidèles? et i! ne leur a certainement rien prêché avec plus d'instance, que cette nécessité de la foi en Jésus-Christ pour être sauvé. Qui est-ce qui ignore que le plus ferme appui de l'Eglise contre les attaques des hérétiques, c'est que nous n'enseignons rien que ce que les saints pères ont enseigné avant nous, que nous gardons fidèlement le dépôt de nos ancêtres, et évitons avec soin toutes les nouveautés profanes, selon le commandement que nous en avons reçu de l'Apôtre?

Il faut donc demeurer ferme sur ces fondements ; il faut juger par cette règle divine de toutes les doctrines que l'on nous propose; et, si elles n'y sont point conformes, nous les devons rejeter, de qui que ce soit qu'elles viennent. Quelque science , quelque esprit, quelque suffisance, quelque autorité qu'ait un homme, si ses sentiments sont contraires au sentiment unanime des saints docteurs que l'Eglise nous oblige de reconnaître pour nos maîtres, nous devons croire , ainsi que le marque excellemment Vincent de Lérins

( In commonitorio adversus hœreses , cap. 39) , que c'est Dieu qui nous tente , selon ce que dit Moïse dans le Deutéronome (Deuteronome, XIII), et qu'il veut éprouver par là si nous sommes fidèles dans l'amour de la vérité. Mais on peut dire dans cette occasion que la tentation n'est pas grande, et que l'erreur et la fausseté sont si manifestes dans l'autorité que nous examinons, qu'il faut être bien aveugle pour s'y laisser tromper.

Et pour commencer par la fausseté, il ne faut pas présumer qu'il se trouve quelqu'un si ignorant ou si téméraire , que d'oser mettre en doute que c'en soit une très-évidente de dire que S. Augustin n'a pas fermé le paradis à beaucoup de philosophes païens, ayant eu égard à leur bonne vie et à ce qu'ils avaient suivi la raison comme un bon guide ; c'est ce qui pouvait passer au temps que les livres des saints pères étaient, pour la plus grande partie, ensevelis dans le fond, des bibliothèques, parmi la poussière et les vers, et qu'on n'en connaissait guère que ce que la Glose ordinaire , Gratien ou le Maître des Sentences en avaient cité : mais maintenant qu'ils sont devenus plus communs et qu'il ne tient plus qu'à nous de nous informer de leur véritable doctrine, on ne saurait plus nous tromper en voulant faire passer S. Augustin pour pélagien ; et on peut dire que de lui attribuer des sentiments qu'il condamne partout comme extravagants, comme impies, comme hérétiques et sacrilèges, comme remplis d'unt présomption diabolique, ruinant l'Evangile et détruisant le nom de Jésus, c'est-à-dire de Sauveur, et anéantissant le scandale de la croix, c'est assurément s'exposer à la risée de tous les savants, et à l'indignation de tous ceux qui ont quelque amour pour la vérité.

Pour l'erreur, je ne sais qui sera celui qui osera désavouer que ce n'en soit une très-dangereuse d'assurer que les philosophes n'ont pas été exclus de îa félicité ; qu'aucun d'eux ne reconnût le Dieu des Hébreux pour le vrai Dieu, le mettant seulement au rang des autres divinités, parce qu'ils n'étaient pas obligés decroire les Ecritures des Juifs. 11 s'ensuivraitde laque Dieu aurait récompensé éternellement ceux qui l'auraient mis au nombre des faux dieux; et que le Dieu jaloux aurait fait participants de sa gloire ceux qui l'auraient déshonoré jusqu'à ce point, que de le réduire au rang des idoles ou des démons adorés dans le paganisme. Mais si cela était et qu'il fût permis à toutes les autres nations de mépriser impunément le Dieu d'Israël, que l'on nous dise donc avec quelle justice Dieu frappa les Philistins de si horribles plaies, pour avoir placé l'arche avec leur idole ? Pourquoi les prophètes reprochent si souvent aux païens de ne pas adorer le Dieu qui était dans la Palestine ? Et pourquoi Dieu même donnant ses lois à son peuple, répèle-t-il tant de fois, qu'il est le vrai Dieu, que hors de lui il n'y a point de Dieu, et qu'il est le seul qui mérite d'être adoré?

Saint Augustin a remarqué excellemment ( Epistola 93, Ad Vinccntium Rogatistam) que

DÉMONSTRATION ÊVANGÊLIQI I

Ml

tkiikI Nabuohodonosor , et après lui Darius

ordonnèrent à tous leurs sujets d'honorer le

i)ifii de Daniel, ( ot-à-dire le Dieu île- ls aelilOS, ces lois si -aintes étaient la ligure de

celles que les empereurs chrétiens aéraient Riire un joui' pour l établissement 'lu christianisme. Mais, salon Tostat, ces lois ne devaient cire qu'une insupportable tyrannie, i»uis— qu'elles obligaienl tant de peuples, et sous de si grandes peines à révérer celui qu'ils n'étaient pas obligés de reconnaître pour Dieu . Nous \ oyons encore que l'Ecriture sainte Lib. Il Mocohab.) nous dépeint Antiocbus comme un des plus méchants princes qui fût jamais, et comme la plus expresse figure de l'anlechrist; et l'Ecriture n'en rend point d'autre raison, sinon qu'il avait forcé les Juifs à changer la religion de leurs pères. Mais s'il était possible que ce roi pût croire en conscience , cDmme on le prétend des philosophes, que le Dieu des Juifs n'était qu'une fausse divinité, il devait croire ensuite que toute leur religion n'était qu'abus et une horrible superstition ; et par conséquent, ce lui devait être une action louable plutôt qu*un crime de la vouloir étouffer.

C'est justement ce qui fait encore bien mieux voir l'illusion de celte foi implicite en Jésus-Christ, que l'on prétend avoir été dans ces philosophes païens, que cette reconnaissance de Tostat, qu'ils ont mis le Dieu des Juifs au rang des fausses divinités du paganisme. Car, qu'y a-t-il de plus ridicule, pour ne rien dire de plus, que de prétendre que des gens qui ont pris toutes les figures dont Dieu désignait le mystère de l'incarnation de son Fils, pour des superstitions de barbares ; et tout ce que les prophètes ont dit pour annoncer l'avénementdu Rédempteur, pour des fables et des impostures, aient eu la foi implicite du Rédempteur? 11 faut donc avoir perdu le sens pour ne pas voir de telles absurdités : car si cela se pouvait dire, pourquoi ne pourrait-on pas dire de la même sorte, que les calvinistes croient la réalilé de l'eucharistie,puisqu'ils croient en général tout ce que Jésus-Christ a institué, et que personne ne peut douter que la foi de l'Eucharistie ne soit beaucoup plus enfermée dans celle de l'incarnation, qu'ont les hérétiques, que la foi en Jésus-Christ ne le pourrait être dans la connaissance naturelle que les philosophes avaient delà Providence divine ?

Cependant saint Paul était bien éloigné de tous ces mauvais sentiments , lorsque pour conserver dans les païens la reconnaissance qu'ils devaient avoir de la miséricorde infinie dont Dieu avait usé envers eux , après les avoir avertis, que ce n'était pas d'eux ni de leurs œuvres , mais de sa seule honte , et de la grâce de la foi qu'ils tenaient le salut ; il leur recommande sur toutes cbx>6es, de ne perdre jamais le souvenir de l'étal misérable OU ils étaient avant que d'être appelés à ' l'Evangile : Souvenez-vous, leur dit-il (1) ,

(I) Ephcs. II 1-2. Memores esioio, quia entis illo [enroore ine C'iiisto, alienaù a < oiivorsatione |srae|

qu'autrefois vous n'opta point tU part arec Jésus-Christ, n'ayant rien, <h <<,,<<mnn m les Israélite* tie* connu étrangers à

l'égard des alliam 'fini d'e y

ronce en la promesse, et ions étiez comme sons Dieu i n <■'■ monde.

Comment ces ora< les se peuvent il- accorder avec la proposition de i ostat ! i !ar si i \-

pôtre met entre les cau-e- de l'état de damnation, où les païens étaient ensevelis avant que d'être reçus dans l'Eglise, de n avoir aucune union avec les Israélite», de n'avoir point eu de part aux alliances que Dieu avait Contractées avec son peuple, et de n'avoir point établi leur espérance dans le- pr<>n ses que Dieu leur avait faites, qui regardent toutes Jésus-Christ; pourra-t-on dire sans le démentir, que les philosophes païens n'ont pas laissé d'être sauvés, quoiqu'ils ne tinssent le Dieu d'Israël que pour un Dieu semblable aux autres, et par conséquent la religion judaïque que pour une superstition '

11 n'est donc pas possible d'excuser celle doctrine d'erreur, et encore d'une erreur dont les suites sont très-dangereuses , car il est clair , connue on l'a prouve, que tout cela ne tend qu'à porter les hommes au libertinage, à se faire une religion de philosophe , et à ne s'arrêter ni au Dieu des Juif- , ni au Dieu des chrétiens , mais seulement à un premier être et à une première cause de l'univers , sans se mettre en peine pour tout le reste , que de ne point Iroubler le gouvernement public.

Cependant nous pouvons dire sur touteela, ce que Vincent de Lerins remarque excellemment : Qu'il arrive assez souvent que les sectateurs d'une mauvaise doctrine , ton! plus coupables que ceux qui l'ont inventée; et que par un prodige merveilleux , an absout les maîtres , et l'on condamne les disciples. (1)

Ainsi, il peut être pardonnable à Tostat d'être tombe dans quelques erreurs parmi un si grand nombre d'ouvrages; il y a même de l'apparence qu'il s'y i st laissé emporter par celte fa usse cré ince.que saint Auuuslin était de ce sentiment. Mais c'est une chose toutà fait insupportable de voir des gens qui oublient leur profession et la portée de leur esprit, pour entreprendre témérairement de soutenir ce qu'ils n'ont point assez examiné; qui veulent traiter -an- la science nécessaire, une des plus importantes matières de toute la théologie, et qui en prennent occasion d'établir les maximes les plus pernicieuses; qui ne cherchent dans tous les livres, que de quoi les appuyer; qui tirent du venin des plus belles lleurs ; qui falsifient les écrits des père> , pour autoriser des erreurs auxquelles ils n'ont jamais pensé; qui les attribuent même à ceux qui les ont combattues comme

et hospites teMuneatornm , promissionis spem non habenies, el sine Peo in hoc nmndo.

1 1 Commonii. caf). 11.0 i vnim mira conversio ! auciores ejjisdem opinionis catliolici , conseclitores vero bxretici fudicanlur. Absolvuniur magisiri, condomliaïuin

NÉCESSITÉ 1)0 LA FOI EN J.-C

'Ai

dts impiétés et des hérésies manifestes; qui ne se contentent pas de vouloir abuser des fautes de quelques nouveaux théologiens , au désavantage de la doctrine de l'Eglise ; mais qui les augmentent encore beaucoup au delà de leur intention, et qui ne prennent jamais de leurs sentiments , que ce qu'il y a de défectueux, en y retranchant tout ce qu'il y a de véritable.

En effet, il n'en faut point d'autre exemple que celui que nous avons maintenant entre les mains. II est évident que ïoslat s'est trompé en ce qu'il a cru, qu'avant l'incarnation, les philosophes païens qui n'ont eu aucune connaissance du Rédempteur à venir, n'ont pas laissé il être sauvés parle mérite île leur bonne vie. Mais le même Tostat reconnaît que pour le moins depuis l'incarnation , il est absolument impossible d'être sauvé , que par l'instruction de l'Evangile et la foi explicite de Jésus-Christ. Que doit donc faire un bon théologien catholique à cet égard ? C'est sans doute de corriger la fausseté de la première proposition , par la vérité de la seconde; mais on voit au contraire que l'on s'efforce d'étouffer la seconde par la première; et il semble que pour anéantir généralement , et non seulement en partie le scandale de la croix , on veut soutenir qu'en tous les temps, depuis la création du monde jusqu'à nous , il s'est sauvé une infinité de païens pour avoir moralement bien vécu, quoiqu'ils ne fussent pas du nombre des fidèles, et qu'ils n'eussent jamais invoqué le Médiateur entre Dieu et les hommes , par lequel seul nous pouvons avoir accès vers le Père.

Nous voyons par là que les disciples de Tostat dans son erreur, sont plus coupables que leur maître, et que son autorité ne leur peut servir de rien pour les mettre à couvert de la censure de l'Eglise; de même que l'Eglise ne laissa pas de condamner l'erreur de saint Cyprien sur la réitération du baptême que les donatistes soutenaient, quoiqu'elle conservât toujours un extrême respect pour la mémoire de saint Cyprien.

Et c'est ce qui a fait dire encore à Vincent de Lérins , que cela est arrivé par un ordre adorable de la Providencedivinc, afin de détruire l'artifice et la tromperie de ceux qui veulent couvrir du nom d'autrui , les hérésies qu'ils forment dans leur esprit. Ainsi, dit-il, (i) ils lâchent de trouver quelque endroit dans

(1) Commoiiit. cap. 7. Quod qu'idem nùlii iliviuiius vidriiir promulgalum esse judicium propicr connu maxime fra ud ulen lia m ; qui cunï sub alièno nomme bxrcsim conciiihare macliinenliïr, capiaul plerunrrqùe veirris cujiispiam viri scripta paulo involuiins édita, qu.e pVo Ipsa sui obscurilaie dogmali suo quisi coAgruant, ut illuil nescio quid quodeumque proferuni, neque prinii, heque soli senlîre videanlur : quorum ego nequiliam duplici pdio djgnam judico, vcl eo quod liaercseos veneimm propinarc alhs non cxiimcscuul, vel co eliam quod ganclî cujusque viri raemôriam , tan |uam sopiiosjun cinéres profana mana vénirlafrt, et quae silenlio sepeliri opbrtebat, redivivu opinionc diffamant. Sequentes omnino vesiigia aurions sui Chain, qui nudilalcm veneraudi Noo non modo obv-

ies livres an ciens, où un auteur ne s'explique pas

si clairement , et oîi l'obscurité de ses termes semble favoriser leurs erreurs, afin qu'ils ne paraissent pas avoir été les premiers ou les seuls qui aient publié leurs mauvaises maximes; c'est , ajoute Vincent de Lérins , en quoi leur malice parait digne d'une double haine , et en ce qu'ils ne font point de scrupule de donner à boire aux autres les poisons de l'hérésie , et en ce qu'ils blessent la mémoire d'un homme saint , en remuant d'une main profane un feu déjà éteint , et en ressuscitant des opinions qui devaient demeurer ensevelies dans le silence. C'est ainsi qu'ils imitent Cham, qui non seulement négligea de couvrir la nudité de son père qu'il devait révérer , mais qui en alla encore parler aux autres , afin qu'ils se moquassent comme lui. Et c'est aussi ce qui le rendit si coupable, à cause qu'il avait offense la piété naturelle , que ses enfants mêmes furent enveloppés dans la malédiction que son péché avait méritée; mais ses bienheureux frères ne lui ressemblèrent pas, n'ayant pas voulu bl.sscr par le regard seulement, la nudité d'un père si vénérable , ni l'exposer aux yeux des autres ; ainsi ils la couvrirent en se tenant tournés d'un autre côté , pour ne la point voir , comme i' est écrit dans l'Histoire sainte. Et celle action montre qu'ils n'approuvèrent ni ne publièrent la faute de ce saint homme ; c'est pourquoi ils furent aussi récompensés d'une heureuse bénédiction dans louteleur postérité.

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