‹ Démonstrations évangéliquesChapitre 72 sur 305 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Où l'on répond à l'autorité de Dominique Solo, qu-n prétend être favorable au sentiment du salut des païens.

Le troisième scolastiquc dont on apporte le témoignage pour autoriser ce sentiment , est Dominique Solo. On dit qu'il ne peut souffrir la doctrine de l'Ecriture sainte, des saints pères et de toute l'Eglise sur le salut des païens ; que dans son traité de la Nature et de la Grâce, il la regarde comme injurieuse à la nature humaine; et qu'il soutient que le SfeCOUrs général de Dieu suffit au libre arbitre pour Se porter au bien.

Mais on peut dire qu'il est très-aisé de répondre à celte autorité prétendue, en niant absolument que Dominique Soto ait dit dans son traité de la Nature et de la Grâce, ce qu'on lui attribue. Il ne dit quelques paroles approchantes de celles-là, que dans une question toute différente de celle dont il s'agit ici , el qui non seulement ne regarde point le saint des païens , mais on suppose au contraire la damnation : car il prétend seulement que les païens peuvent avec le secours géné-

rire neglexil, veruni qnoqiie in'ideiid.iin CXteris cnunliaverit : unie lanlam laesae pictatis meruil offènsam, ut eliam postmi ipsitis peccati sui rtralélliclis bbligarentur : bedlis illis ualnbus longe dîssmlilig, qui nudiiaii'in ipsam révérend i patrrs, neqnesiiis lemerate oculis, neque alienis palere voluernnti sed avérai, ut scribiiur, texerunl eum. Quod est erratum s:uicli viri, nec approbasse, nec prodidisse, atquc ideirco beala. in poïleros benediefione llonàti sont.

ra! de Dieu, sans une assistance particoHdre

de sa grâce, faire quelques actions moralement bonnes, quoiqu'il avoue comme une vérité catholique, et qu'on ne [><*ut désavouer sans tomber dans le pélagianisme , que ces

bonnes œuvres morales, ne les ont point pu délivrer par elles-mêmes de la damnation, ni leur faire acquérir la rie éternelle.

C'est la question que Soto agite dans le vingt et vingt et unième chapitre de son premier livre de la Nature et die la (irâce, qu'il conclut par ces paroles auxquelles seules on peut rapporter ce qu'on en cite. Hœc pressius quam quispiam forte necesmriwn fudtcaverit, urgere conatus sum , quia non possum, fateor non œgre ferre quam hoc œtatis naturam humanam nonnulti prostraverint , affirmantes nihil prorsus boni in moribus liber um arbitrium auxilio generali Dei posse : at quicquid ab homine naturaliter procédât peccatum esse. Jd quod semper absurdissimum exislimavi :

ÉVANGÉUQU1 MO

tometsi tmetorei nihilo minoris txûtmtm Domimm cumprimis Roffetuem, oirtmhtuu cum egregia erùditione, tum maxim mm ligionit el pùtatù lande tsêque ad mortem

prœclarum, qui lamrn eontra Lnt/tci um , art.

36, existimat ktmc qua d nobii repuisa est , fuisse tententiampatrtun, sed theologos $cko* ïastieOê esse qui hac parte contra patres sen-

t in n t.

Voilà ce que dit ce savant théologien , et il sérail facile défaire roir combien léjog< meut qu'il a porté sur cette matière est solide et véritable; mais il suffit maintenant d'avoir montré que ce qu'on allègue de lui dans une question toute différent!; de celle dont il s'agit ici , est absolument faux ; puisqu'on l'allègue, comme s'il l'avait dit pour condamner ceux qui croient qu'il n'y a point de salut pour tous ceux qui ne croient pas en Jésus-Christ , ce qui n'est pas vrai.

tevoiëûmc parti*.

OU L'ON RÉFUTE LES RAISONS QU'ON APPORTE POUR AUTORISER CE SENTIMENT, QUE LES PAÏENS ONT PU ÊTRE SAUVÉS SANS LA FOI EN JÉSUS-CHRIST.

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