‹ Démonstrations évangéliquesChapitre 86 sur 305 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Que les malédictions prononcées contre M païens par S. Paul dont son Epltreaux Romains, s'entendent généralement.

Ce que l'on dit, pour parer les malédictions que S. Paul a prononcées dans son Epltre aux Romains , contre les païens, que cet apôtre n'a pas entendu parler des bons ni des vertueux, mais seulement des méchants et de ceux que Dieu avait laisse tomber dans un esprit de réprobation, ou qu'il avait abandonnés à leur sens réprouvé ne se peut dire assurément qu en se jouant impunément de l'Ecriture sainte, dont les moindres paroles nous doivent être ado-

En effet, on sait que le dessein de l'Apôtre dans cette Epître, est de montrer que la vocation des païens, aussi bien que celle des iuifs était une œuvre de la pure miséricorde de Dieu, sans que leurs bonnes œuvres l comme quelques-uns se le persuadaient ) v eussent donné aucun sujet. C'est pourquoi il v montre qu'ils étaient tous coupables, criminels et dignes de mort : et qu'ainsi Dieu n'avait pu être attiré à leur faire part de ses crâces que par sa seule bonle.

Oui ne voit donc que c'est sans raison que Ion dit que S. Paul ne parle pas contre les bons et les vertueux païens, dont on prétend que le nombre est infini, puisque son dessein est de prouver qu'ils étaient tous vicieux et méchants, comme il le dit clairement : (Romanor. III ) : Causali enim sumus Judœos et G rœcos omnes sub peccato esse. Nous ayons déjà convaincu et les Juifs elles Gentils d être tous dans le péché. .

Mais ce qu'il y a de remarquable, c est que c'est principalement ceux des philosophes que l'on prétend avoir été bons et vertueux, mie S Paul déclare avoir été plus impies et nlus abominables devant Dieu. Car n'est-ll pas évident que ce n'est pas au simple peuple des Gentils, mais aux philosophes et aux saaes que s'adressent les mena» es qui S. Paul (Romanor. 1) Qui veritatem Dn m mjur stitiadetinent, etc., fait à ceux qui retiennent la vérité de Dieu dans 1 injustice ? VA a qui cela peut-il convenir, qu'à ceux qui, connaissant Dieu , non seulement ne se sont pas mis en peine de porter le peuple a ne rendre point aux créatures Les honneurs qu ils ne devaient qu'au Créateur, mais qui ont euxmêmes adoré toutes les abominations du paganisme? N'est-ce pas encore aux saints prétendus de ces auteurs et à ces pères spirituels du paganisme, que sadressenl foud-es de V Apôtre , lorsqu il dit d eux : m Ou miant connu Dieu, ils M l ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu

(1) Kom.l. Cum Deum cognovissent , non sicut Deum Bforiflcavefant, anl Rralisra egei unl;sed evantienmi m cegHattonibos suis-, el oliscuratum est tnsipiens cor eowua : dieentes stdni *

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; mais se sont égarés dan raisonnements, et qm feui telligence , a été rempli de ténèbres . tant, ajoutc-t-il, passer pour

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: mêmepoor leurôter toute sorted < *< lises, que cet apôtre conclut [1 par la condamnation formelle de loin ces prétendus vertueux qui , après avoir connu la de IHeu . n'ont pas compris que ceux q

choses, sont dignes de mort, et non s'ul<i ceux qui les font, mait J 7'"

approuvent ceux qui les font. Par ou il : voir clairement que la seule approbation qu'ils ont donnée pour le moins par 1 u; silence . et en ne s'opposanl pas à lo impiétés du paganisme, les a rendus du de mort; et par conséquent , qu op-

poser directement à la parole de Dieu, que de leur attribuer le salut éternel.

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