‹ DeniseChapitre 9 sur 91 · ACTE PREMIER t · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER t

ANDRÉ

Et moi aussi, qui suis de la même.

MADAME DE PONTFERRAND.

Vous êtes pour les idées nouvelles. La nuit du 4 août ! Elle nous a coûté cher, la nuit du 4 août. Eh bien, vous m'en direz de bonnes nouvelles de vos idées nouvelles... (A Pontrerrand.) Eh bien, Philibert, à quoi pensez-vous?

PONTFERRAND, un peu endormi.

A VOUS, bonne amie. Il est difficile de penser à autre chose quand vous êtes là.

THO L'YEN IN, à André.

Il me va, le Pontferrand. Il m'a l'air d'en avoir pris gaiement son parti!

ANDRÉ

Oh! très gaiement, je vous en réponds, c'est un malin. T n 0 u V E N I N.

Mais pourquoi rendez-vous tant de comptes à sa femme ?

ANDRÉ

L'impôt du voisinage de campagne. Si je ne lui répondais pas catégoriquement, Dieu sait ce qu'elle dirait de toute la maison!

MADAME DE PO NTFER R AND, k Marthe qui entre.

Enfin, vous voici, ma chère enfant!

MARTHE

Excusez-moi, Madame, j'étais allée jusque chez la femme du garde dont le petit garçon est un peu souffrant.

MADAME DE PONTFERRAND,

Rien de contagieux?

MARTHE

Rien, Madame, rassurez-vous !

MADAME DE PONTFERRAND.

J'avais peur que vous ne fussiez malade, nevousvoyani pas ce matin à la messe. Voilà pourquoi vous avez notre visite, bien que nous devions dîner ici ce soir.

MARTHE

J'ai entendu tant de messes, quand j'étais au couvent que je me repose un peu. J'ai de l'avance. Vous n'y allez que le dimanche, chèr^ Madame, moi, j'y allais tous les jours.

MADAME DE PONTFERRAND.

C'est mademoiselle Brissot qui vous apprend ces choses-là?

MARTHE

Non, Madame, car mademoiselle Brissot était à la messe, ce matin.

PONTFERRAND.

A côté de madame de Thauzelte.

Qui est ici?

MARTHE

Oui, Madame, pour quelques jours.

PONTFERRAND.

La belle Zézette, comme nous l'appelions, il y a encore dix ans.

MADAME DE PONTFERRAND.

Vous l'avez connue à cette cpoque-là?

PONTFERRAND.

Comme tout Paris, car à cette époque-là j'habitai Paris.

Il toupir*.

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