C. Réparer les pertes de substance
A. Calmer la douleur. — Nous savons (1) que la douleur est le plus souvent une des conséquences de la carie dentaire, depuis la sensibilité légère aux aliment* chauds, froids ou sucrés (carie superficielle du 2e degré), jusqu'à la douleur violente, spontanée, pulsative,dite rage de dents delapulpite (3e degré) ou les douleurs sourdes, persistantes, de la périodontite (4e degré).
Nous avons doDné toutes les indications relatives aux formules de médicaments et à leur emploi pour le traitement de la douleur dans les différents degrés de la carie. Nous n'y reviendrons que sommairement et si le traitement comprend des manœuvres opératoires qui n'ont pas encore été décrites (2).
B. Combattre l'infection. — On a vu que toute dent atteinte de carie est une dent infectée, depuis les premières taclies de la carie du 1er degré jusqu'aux débris d'ivoire ramollis de la couronne ou de la racine de la dent cariée au 4e degré.
Combattre cette infection constitue l'indication la plus importante du traitement de la carie dentaire. Pour cela., le chirurgien-dentiste emploie, d'une part, la série des divers médicaments antiseptiques, d'autre part, des procédés opératoires particuliers pour la résection des parties atteintes. Nous ne feronsque rappeler sommairement les premiers qui sont déjà cités 3). Nous nous étendrons
fi) Voir Frey et Lemekle, Pathologie de la bouche et d' dents {Manuel du chirurgien-dentiste).
(a Voir Roy, Thérapeutique de la bouclie {Manuel du chirurgien-dentiste).
(3) Voir Rot, Thérapeutique de la bouche [Manuel du chirurgien-dentiste).
Godon. — Dentisterie opératoire. 3
davantage sur les seconds, qui font plus particulièrement l'objet de ce volume.