Apparence des obturations terminées
exécution relativeme nt facile, les résultats les plus sûrs et les plus satisfaisants quand elles ont été préparées avec toute la rigoureuse minutie que nous avons mentionnée.
Les mêmes principes sont applicables à la préparation des cavités que l'on trouve quelquefois sur les bords incisifs des dents antérieures.
Les cavités proximales (médianes ou distales) présentent le plus de difficultés et sont aussi les plus nombreuses. Leur préparation varie suivant les dents et suivant lescas.
Incisives et canines . — Lorsque ces cavités n'atteignent pas l'angle incisif, leur traitement est toujours délicat. Il faut d'abord, par les moyens d'écartement divers, se donner le maximum de jour et d'espace pour aborder ces cavités sans augmenter d'une façon exagérée les dimensions de la cavité. D'un autre côté, une résection trop parcimonieuse nous expose à des récidives fâcheuses, parce qu'elles nous amènent à sacrifier de nouveaux tissus et parfois à réséquer une partie du bord incisif. Pour ne point s'exposer à une récidive toujours possible dans ces cas, Black, de Chicago, dans sa théorie de Y Extension primitive, exposait sa technique opératoire, consis-
RESTAURATION PARTIELLE, OBTURATION 1 55
tant à étendre les contours des cavités jusqu'aux endroits soumis au nettoyage mécanique naturel, et à porter leur paroi cervicale sous la gencive, à un endroit où la carie ne puisse jamais réapparaître. L'extension des cavités sur leurs bords jugal ou labial, lingual ou palatin, est portée à un point tel que,* partout et sur tous les bords de l'obturation, le nettoyage au moyen de la brosse doit pouvoir être facilement réalisé (1) (fig. 23), et que tout corps étranger, débris alimentaire susceptible de fermentation, ne puisse jamais être en contact qu'avec la matière obturatrice et non avec les tissus de la dent. La carie n'attaque jamais l'émail à découvert là où la surface de la dent est facilement nettoyée, exposée aux lavages de la salive et aux frottements des aliments. G. V. Black a montré comment, dans les caries interstitielles, caries des surfaces proximales, l'étendue et les dimensions de la lésion dépendent à la fois des formes des deux dents en contact et des conditions du tissu gingival qui remplit l'espace interproximal. En général, l'angle des dents est très rarement atteint. L'examen de 10.000 personnes, fait à la Nordwestern University Dental School, a confirmé cette manière de voir. Dans 8 cas seulement la carie, débutant au point de contact, s'était secondairement étendue aux angles. Cette question de l'extension présente, un intérêt capital et parait être la seule façon de parer aux causes d'échecs, si fréquentes dans le traitement des cavités proximales. Cependant, en suivant trop à la lettre ce principe, on aurait à sacrifier souvent des parties de tissus trop considérables ; chez les sujets d'un certain âge, où la «-encive, se rétractant déjà, laisse à découvert le collet de la dent, de telles résections seraient illogiques. Chez certains sujets jeunes, dont les caries progressent rapidement, l'extension
(i) Sch<:rna de la préparation d'une cavité proximale d'incisive de petite molaire, emprunté à G. N. Johnson.
est cependant la seule façon d'assurer une longue durée à cette classe d'obturation.
La paroi gingivale doit être plate et horizontale ; il est même préférable de lui donner une légère convexité dirigée vers la cavité, ce qui assure une meilleure stabi-
fig. s3. — Figure schématique de la préparation d'une cavité
proximale d'incisive et de petite molaire, i, 2, 3. — Incisive. — A, cavité préparée selon la méthode
. , , ( ordinaire.
B, Cavité préparée selon la méthode d'extension pour prévention.
4- — Petite molaire. — d'Extension de la cavité sur la face labiale permettant le nettoyage mécanique des bords.