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Petite molaire. — Face triturante

A, méthode ordinaire de préparation.

B, méthode d'extension pour prévention.

lité de la substance obturatrice. La paroi linguale peut être réséquée largement, la couche d'émail surtout doit être excisée partout où elle ne s'appuie pas sur une base solide de dentine. Cette partie delà cavité, d'accès facile, peut être creusée d'un sillon plus profond sans trop de

RESTAURATION PARTIELLE, OBTURATION 1 07

perte de substance. La paroi labiale ne sera pas trop portée en avant par raison esthétique ; elle devra rencontrer, en formant un angle et non une courbe, la paroi cervicale. L'angle incisif sera légèrement arrondi, mais sans être creusé d'une rainure qu'il serait par la suite difficile d'obturer.

La préparation des bords de la cavité est particulièrement importante, pour les aurifications surtout, car lorsqu'une aurification est défectueuse, c'est presque toujours sur les bords de l'obturation qu'on en trouve la cause. Ils doivent être nets, et non pas dentelés ou irréguliers, l'or s'appliquant mieux contre une surface plane et régulière et le brunissage final y assurant un contact plus parfait.

Les bords de l'émail seront légèrement biseautés, soit avec des ciseaux à émail bien effilés, soit avec des fraises à finir montées sur le tour, la main de l'opérateur prenant un point d'appui solide sur les dents voisines.

Il est toujours préférable et rationnel de tailler l'émail, de le cliver avec des ciseaux ; les prismes quile composent se dissocient mieux sous l'effort d'un instrument coupant.

La structure histologique explique et exige ce procédé mécanique. On sait que l'émail est composé de prismes s'appuyant sur la dentine et rayonnant d'une façon plus ou moins régulière, en suivant la forme de la chambre pulpaire, vers la périphérie de la dent. Normalement, ces prismes surit partout supportés par la dentine ; mais, lorsque la carie a détruit celle-ci, ces prismes d'émail, dépourvus de soutien, s'effondrent ou, s'ils sont imparfaitement soutenus par la substance obturatrice, ils risquent de s'effriter.

Ceci nous amène à cette eonclusion que l'émail doit. dans les cavités de larges dimensions, être soutenu par une couche de ciment, qui est destinée ù remplacer la dentine qui n'existe plus.

Ainsi protégé, il peut résister ■< de fortes pressions :

cependant, il reste encore à déterminer la forme qui doit être donnée à la portion libre périphérique des prismes de l'émail.

Si le biseau que l'on forme est trop aigu, les prismes en sont imparfaitement soutenus, car la matière obturatrice est difficile à bien appliquer contre leur face dentinaire, surtout si c'est de l'or, et ils ont tendance à se désagréger et, avec le temps, à former une zone de moindre résistance, où la sonde viendra s'accrocher, tout autour de l'obturation (fig. 24).

Si le biseau a un angle trop obtus, on est obligé, pour

Fig. 24. — Préparation Fig. a5. — Préparation défectueuse, angle trop aigu (ab). correcte (a b).

recouvrir les prismes de l'émail très courts et voisins de la dentine, de prolonger l'obturation (ce qui est surtout à considérer lorsqu'il s'agit del'aurification). On se trouve alors avoir une couche de métal très mince sur tout le pourtour de l'obturation, et partant un élément de faiblesse.

Ce clivage, nous le répétons, s'opère très facilement avec des ciseaux à émail ; on ne saurait donc trop veiller à cette partie de la préparation des cavités.

La série des ciseaux à émail généralement trop peu employés permet dans la préparation des bords une perfection que ne donnent jamais les fraises les mieux taillées et même les meules les plus douces. Le tranchant de ces instruments peut être avivé avant chaque intervention

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