CONSIDERATIONS GENERALES
va-et-vient, décomposé, n'est en somme que l'ébranlement du levier pour la luxation de la racine, signalé dans l'extraction simple ;
3<> Le dernier mouvement de renversement du levier, pour l'élévation de la racine, se transforme en un mouvement de traction de la racine hors de son alvéole.
Ce mouvement est rendu possible par le rapprochement des deux branches, amenant le rapprochement des deux mors, entre lesquelles la racine se trouve ainsi fortement pressée.
Cet instrument est, comme le précédent, un levier du premier genre, destiné à donner une prise solide. La résistance est à une des extrémités (mors), la puissance à l'autre (branches), seulement le point d'appui, au lieu d'être sur l'alvéole, est alternativement sur l'une ou l'autre face de la dent dans les mouvements d'ébranlement ; en négligeant le bras et le corps de l'opérateur, on peut dire que le point d'appui dans la traction est sur la charnière de l'instrument.
On comprend aisément qu'avec cet instrument, agissant sur les deux côtés de la racine en même temps, il soit, plus facile de vaincre une plus grande résistance par le mouvement de traction qu'il permet qu'avec le renversement du simple élévateur agissant d'un seul côté de la racine.
Nous venons de passer en revue la forme et le mode. d'action des instruments, le choix des points d'appui. Il reste à indiquer la meilleure utilisation delà force.
On comprend combien il est facile de diminuer ou d'augmenter la puissance du davier par des modifications appropriées sur une des parties qui le composent.
Une adaptation parfaite des mors à la périphérie de la racine, telle que Tomes l'a comprise et indiquée, diminue la résistance, en permettantaux trois mouvements, engagement, ébranlement et traction, de s'opérer plus facile-
ment, plus économiquement, car l'effort estmieuxutilisé. Exemple : les claviers dits anglais.
Les différentes courbures qui allongent les branches allongent le bras du levier, et, par suite, augmentent la puissance, en exigeant une moindre dépense de force musculaire ; tels sont les daviers dits américains.
Enfin, des modifications dans l'articulation peuvent avoir pour conséquence d'augmenter la force du point d'appui : tels sont les daviers à bec de faucon, les daviers à mors parallèles, etc.
On a vu par ce qui précède que le davier est un élévateur complété et perfectionné. Aussi est-il devenu l'instrument le plus généralement employé pour l'extraction des dents, l'emploi de l'élévateur se trouvant restreint aux seuls cas où l'emploi du davier est impossible.
De cette explication il résulte que les multiples instruments d'extraction se réduisent à deux instruments types :
1° Le levier ou élévateur simple (type : la langue de carpe) ;
2° L'élévateur double ou davier.
Dans la première classe rentrent tous les instruments qui n'ont d'action, dans l'extraction, que sur un côté de la racine à extraire, tels que la langue de carpe, le pied de biche et les autres élévateurs de différentes formes.
Nous devons ajouter pourtant que le pied de biche agit un peu différemment de l'élévateur proprement dit ; enfoncé dans l'alvéole, il fait sortir la dent comme un coin et non comme un levier. C'est le point de l'alvéole diamétralement opposé à celui où la pointe du pied de biche a été introduite qui supporte l'effort de la puissance. A la fin de l'opération, au moment du renversement, le pied de biche se comporte comme l'élévateur.
Dans la clef de Garengeot, le deuxième temps est une sorte de mouvement de traction. Mais tous ces instruments ont cela de commun qu'ils n'agissent que stir un