CONSIDERATIONS GENERALES
seul point de la dent, point d' application de larésistance, qui par suite doit présenter une grande solidité.
Dans la deuxième classe se trouvent les instruments qui sont destinés à agir sur deux côtés de la racine en même temps ; ce sont toutes les collections de daviers, quelque forme qu'ils affectent.
Si l'on jette un coup d'œil sur les instruments anciens employés pour la chirurgie dentaire au xvie siècle, par exemple, on y trouve l'application de la classification que nous venons d'indiquer. C'est ainsi cjue le poussoir d'Ambroise Paré prend place dans la première classe, et son davier dans la seconde. Quant au polican, plus tard pélican, prédécesseur de la clef de Garengeot, il doit, comme cette dernière, être rangé dans la première classe, quoique, tout en s'appliquant sur la racine d'un seul côté, il contienne en germe le mouvement de traction du davier.
Art. II. — Instruments.
Élévateurs. — Comme nous l'avons vu plus haut, l'élévateur se compose généralement d'un manche plat ou rond, surmonté d'une tige terminée par une partie aplatie ou creusée en gouttière de forme variable.
Les deux variétés communément employées sont :
La langue de carpe, caractérisée surtout par l'aplatissement de la pointe (en forme de hêche), disposition qui permet de la faire passer entre les dents et l'alvéole. Le manche est quelquefois pond, quelquefois plat, et d'autres lois perpendiculaire à la tige.
Le pied de biche, dont l'extrémité est en forme de curette à une ou deux pointes et le manche analogue à la langue de carpe.
Nous signalerons en passant la vis, qu'on emploie soit seule, soit prise entre les mors d'un davier spécial. Son usage est restreint à l'extraction des racines très excavées.
Daviers. — Comme nous l'avons vu, on appelle daviers des pinces fortes, droites ou recourbées, dont les mors ont une forme appropriée à chaque dent et qui forment un double élévateur.
Le davier se compose de trois parties distinctes :
Les branches sont la partie de l'instrument qui est tenue en main. Elles sont droites ou recourbées.
U articulation réunit les branches aux mors et permet l'ouverture ou la fermeture de l'instrument.
Les mors terminent l'instrument et consistent en deux pinces, de formes variées, qui enchâssent la dent et la maintiennent serrées jusqu'à sa sortie de l'alvéole.
Les principales formes de daviers employées sont les suivantes :
Les daviers petits de branches avec des mors ajustés au collet des dents, dits anglais. Ils forment une collection très appréciée d'après les modèles de Tomes. Les mors s'adaptent parfaitement au collet des diverses dents pour l'extraction desquelles elles sont destinées.
Les daviers américains sont de forme plus volumineuse. Leurs branches sont recourbées, et l'une d'elles remonte au-dessus de la face dorsale de la main. Avec ces instruments, l'effort est amoindri par la masse, et la dent est plus facilement arrachée après la luxation.
Les daviers à branches superposées. Une des branches est creusée, au niveau de l'articulation, d'une fente quadrangulaire dans laquelle passe l'autre branche. Le mouvement de fermeture et d'ouverture est vertical. Dans un dernier perfectionnement de l'instrument, on a facilité le retrait de la vis qui réunit les deux branches, ce qui permet un nettoyage complet de l'instrument par suite de sa séparation en deux parties. Les mors sont perpendiculaires aux branches et affectent une forme spéciale dite à bec de faucon. Ce davier est généralement employé pour les molaires inférieures. La force de l'opé-