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vos ordres. Je les attends pour les exécuter avec la plus grande soumission et la plus scrupuleuse exactitude. Je suis avec un profond respect, etc. . .
Duhamel, lieuleitaitt-généi'al de police.
L Réponse du Directeur général des finances à \f. Duhamel,
lieutenant de police de Coûtâmes , du 26 mars.
(Ms., Arch. nat., Ba3o 1. 70, dossier 1. Minute non signée, mais portant la mention : Expédié le a6 mars. — Transcription dans Arch. nat., Bm 53. p. 20-21 ' .)
M., j'ai reçu votre lettre du 19 de ce mois, et je ne puis qu'approuver ce que vous avez arrêté relativement au prix des logements et des repas dans les auberges et chambres garnies et chez les traiteurs. Il n'était guère possible de fixer le prix des logements fournis de gré à gré par les bourgeois; cependant s'il arrivait que quelqu'un mit un trop grand prix à ce genre d'hospitalité, que tout citoyen aisé devrait regarder comme un devoir dans la circonstance actuelle, il serait nécessaire que vous fissiez intervenir votre autorité pour fixer convenablement le loyer du lit ainsi que de l'appartement. Je suis, etc. . .
(Non signé® A
B. Affaire du marquis d'Harcourt (mars 1789).
a. Lettre du marquis d'Harcourt^ ù l'intendant de Gaen, du •> murs l'jSfj. (Ms. , Arch. Cah'ados, C 6353, deux pages in-.'i0. Original signé. Inédit.)
Mon projet, M., étant de me rendre à Cou tance le i5 pour l'assemblée de ce bailliage, et d'aller payer à ma patrie le tribut de
('< La pièce originale es! chargée de très nombreuses ratures, témoignant de I hésitation dans la rédaction.
La transcription porte ici «Signé Barentinn (p. 28). Nous pensons que
C esl une erreur, car en liant de l'original en lit expressément : Vecker 1:
utenanl général de police de Cou tances. Le signataire de la lettre ci-dessus csï Charles-Léon-Hector, marquis d'Harcourt, baron d'Olonde, maréchal des 1 amps et armées du roi . trcommandanl dans la province de Normandie». Il étail
en I 781J le chef de la brandie (le la
famille d'Harcourt, dite (TOlonde, par
opposition à la branche dite de Beworon, qui était représentée alors par Fr.
Menu, duc d'Harcourt, gouverneor de Normandie et grand l»ailli de Rouen , et son frère Anne-l'Vanrois, duc de Beuvron, lieutenant général îles armées du loi, commandant en second dans la province de Normandie.
Le marquis d'Harcourt avail été convoqué, pour son fief d'Olonde , dans la paroisse d'Aumeville-Lestre, sous le ressert du bailliage de Valognes (appel de lu noblesse , suprà, p. 4n). Il esl porté a cet endroil comme représenté seulement; mais c'esi parce qu'il ficure déjà
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mon zèle, je me trouve embarrassé de trouver un logement, pour lequel, dans cette circontancc, je n'ai pas plus de droit que tout autre gentilhomme de ce bailliage. En conséquence, j'ai recours à vos bons offices et à vos bontés, pour engager votre subdélégué à me loger chez lui , ou à son défaut chez toute autre personne qui pourrait me rendre ce service. M. le duc de Beuvron part incessamment avec des ordres et des instructions, ce qui me donne la liberté d'aller de mon coté me réunir à mes compatriotes.
J'aurai l'honneur de vous voir vers le 1 2 ou le 1 3 , à mon passage à Caen , et de vous renouveller l'assurance de mes remerciements et du très sincère attachement avec lequel j'ai l'honneur d'être, etc . . .
Le
marquis de Harcourt.
b. Lettre de l'intendant dp. Caen à M. de Wombrière, subdélégué de Coutatices^,
du 'l nui va 1 7 5$.
(Ms. , Arch. Calvados, C 6345. Minute non signée, portant la mention d'expédition. Inédit. )
Caen, ie k mars 1789.
M. le marquis de Harcourt, M., me marque que son projet est de se rendre à Coutance le i5 de ce mois, pour y séjourner pendant la tenue de l'assemblée. Il désirerait que vous voulussiez bien lui procurer un logement chez vous, ou chez quelqu'un de vos amis. Je vous prie de me mander si la chose est possible, afin que je puisse en informer M. le m1" de Harcourt à son passage ici. Je serai flatté d'avoir une réponse satisfaisante à lui faire. Vous savez que cet officier général commande à Caen ; mais ce n'est point en
plus haut comme comparant, représentant, son*- le même ressort Monsieur, frère du roi, duc d'Alençon (Arch. nat., B m 53, p. 3a2). Il est porte'' d'ailleurs sur les rôles de la capitation noble de l'élection de Valognes, pour un chiffre de 608 livres en 1789, et dut payer pour le-- six derniers mois un Supplément de 276 1. 10 s. (Arch. 'Manche, C ii45).
Il . ■ ( .- 1 î 1 décédé avanl te mois de germinal an 11, date où sa veuve, Fr. Charlotte Maillard, fut arrêtée comme suspecte. Voir Sarot, Tribunal révolu tionnaire, p. 3oq.
On consultera : De Mw,,m, Nobiliat de Normandie, t. Ier, 1"' partie, p. 170. et 2° partie, p. i56, i63;M"r Odrsel, Nouvelle biographie normande, I. I", p. 45à ; el A. P>iu;ïti,, Documents, l. 1e', p. 3gi et 637.
C Dr VIombrière, avocat au bailliage et siège présidial de Cou tances, était subdélégué de l'intendant pour Coutances depuis une date vraisemblablement éloignée. Nous l'avons rencontré sur les étals des gratifications annuelles que l'intendant faisait au 1er janvier à ses subdélégués «pour leurs frais de bureau», depuis Tannée 1708 environ. A la date du 8 octobre 1 7 -> 7 , no subd< légué de Coutances , du même nom, remercie l'intendant île Pavoirchoisi |
son représentant: niais il esl difficile de Croire, vu la date, ipie ce puisse (''lie |i'
e qui était encore en fonctions en 1789 (Arch. Calvados, C a3i). Voir ce pendant , en sens contraire, F. Moi r lot, La fin de l'ancien régime el les débuts de la Révolution <l<ms la généra lilé de Caen, p. 1 7, note 2.
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cette qualité qu'il se rend à Coutances, c'est pour payer à sa patrie le tribut de son zèle. J'attends votre réponse incessamment, et je compte sur vos bons offices pour ce petit arrangement. J'ai l'honneur d'être, etc. . .
(Non signé.)
c. Lettre de l'intendant de Caen au marquis d'Harcourt, du h mars ii8n.
(Ms., Arch. Calvados, C 6353. .Minute non signée, deux pages in-folio, portant la mention "Bon à expédier. Fait«. Inédit.)
Caen, le h mars 1789.
Je reçois dans le moment, M., la lettre que vous m'avez fait l'honneur d'écrire le a de ce mois, pour m'annoncer votre arrivée le i5 à Coutances et le désir d'y trouver un logement convenable pendant la tenue de l'assemblée. Cette ville, quoique assez spacieuse, offre peu de ressources dans ce genre; et le concours qu'y attirera la convocation occasionnera nécessairement de l'embarras pour ceux qui s'y rendront et delà surcharge pour l'habitant. Je sais qu'à l'avance plusieurs personnes ont demandé l'hospitalité à mon subdélégué, et je suis fâché de n'avoir pas été à portée de le prévenir plutôt {sic) que vous vous proposiez de vous rendre dans cette ville. Je lui écris dans l'instant même, pour l'engager à vous donner un logement chez lui, ou pour vous en procurer un chez quelquesuns de ses amis. Je recevrai sa réponse incessamment, et j'espère que cette petite affaire sera arrangée aussi bien que les circonstances peuvent le permettre. Au moment de votre passage ici, je serai bien flatté, M. le marquis, de vous y voir et d'être à portée de vous y renouveler les assurances du très sincère attachement avec lequel, etc. . .
^\un signé.)
P. S. Il me vient dans l'idée que M. l'évêque de Coutances pourrait avoir des logements de reste. Il est à Paris, et ignorant si vous avez quelque liaison avec lui, je me contenterai, M. le marquis, de vous donner cette ouverture dont vous êtes à portée de faire usage.
il. Lettre de M. de Wombrière, subdélégué de Coutances, ti l'intendant de Caen, du 9 mars9in8o.
(Ms. , Arch. Calvados, C 0.353, deux pages in-folio. Original signé. Inédit.)
M., j'aurais été infiniment flatté de pouvoir donner un appartement à M. le marquis d'Harcourt; mais cela m'est absolument
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impossible; je n'ai pas de place pour mes enfants. Toutes les personnes de ma connaissance logent leurs parenls et leurs amis, et dans les circonstances présentes un appartement est aussi rare qu'une maison. Ce qui augmente mes regrets, M., c'est que vous me marquez avoir désiré que les choses pussent s'arranger différemment.
i\I. de Folligny(1), chargé depuis longtemps de procurer un logement à M. le marquis d'Harcourt, s'est assuré en conséquence de deux appartements; M. le marquis d'Harcourt descendant chez M. de Folligny pourra choisir celui des deux qu'il jugera le plus commode.
M. l'Evêque peut disposer encore de quelques appartements. M. le marquis d'Harcourt ne pourra êlre ni mieux ni plus convenablement logé. qu'au palais épiscopal. Je suis avec respect, etc . . .
MoMBRlillE.