ESP1NS
l'AROISSK DEFAILLANTE
La paroisse d'Espins était mixte el fui convoquée simultauément au baiiliage de Tinchebray et à celui de Falaise, secondaire <lw bailliage principal deCaen. Elle a comparu h ce dernier siège par les personnes de rr\IM. Louis Leroy et Pierre Renault, députés nommés par délibération du 1" de ce
mois
porte
leurs du cahier de doléances suivant.
I;i rhàtellenie de Tincliebnn, était directement dans le ressort du bailliage de Tinchebray. Voir Etat de In paroisse de Durcet, sous la châtellenie de Tinchebray. (Arch. Manche. A ig35.)
ll) Département du Golvados, arrondissement de Falaise, canton de Thury- Harcourt.
('2' Voir le Procès-verbal de l'assemblée préliminaire du bailliage de Tinchebray, séance du 9 mars (texte infrà, p. 339).
<3) Procès-verbal de rassemblée préliminaire du bailliage de Fulaisc , séance du 9 mars, appel des paroisses. (Ms. , loc. cit. . f" 3 r°. )
La paroisse d'Espins figure à ce Procès-verbal pour un chiffre de 69 feux.
Le Dénombrement des habitants des deux sexes de l'élection de Caen relève en lyii'i une population de sa3 habitants-, dont 43 hommes, 60 femmes, '10 j;arçons, '1.) tilles. 18 enfants mâles au-
KSI» INS.
(1) La communauté de la paroisse d'Espins prie MM. les députés aux Etats généraux de demander à Sa Majesté :
t° Le rétablissement des Etats provinciaux dans la forme de ceux du Dauphiné;
2° De donner aux assemblées municipales la répartition des impôts, la direction des ouvrages publics à faire dans ebaque paroisse, la confection et entretien des grandes routes. Demandons aussi que. comme les grandes routes sont pour le bien et servefnt] à tout le monde, et que les ouvrages et payements en sont faits par la partie la plus faible, c'est-à-dire ceux qui paye[nt] taille, demandons que cet impôt soit réparti sur tous les possédant fonds et les décimateurs qui percoive[nt] les fruits des fonds (2);
3° De supprimer les gabelles et les employés à cet effet, qui sont d'un grand coûtage [sic) à Sa Majesté, et d'autoriser le commerce du sel comme celui des autres denrées; les sujets , ne pouvant point se passer de sel, sont obligés d'en acheter; ou autrement dé taxer ebaque personne à tant de sel au moyen d'une déclaration de ebaque maison (3;;
à0 D'anéantir toutes exemptions de taille, laquelle serait payée par tous les possédant fonds et exploitants et faisant valoir, si
dessous de 8 ans et 17 femelles (Arcli. Calvados, G 177). Mouvement en 1787 :
naissances : 18, dont 1 1 garçons ,
7 filles; mariages, 2; décès, i3, dont
8 hommes, 5 femmes (ibid., C 157).
— Population actuelle : i85 habitants.
W Le manuscrit de ce cahier est conservé aux Arch. Calvados, série B, D. cl., liasse Cahiers de Falaise IF. h p. petit f°. Original signé. Inédit.
M Impositions d'Espins pour 1789 :
taille, i,32o livres; ace, 860 livres; capit., 85/j livres; corvée, îoft 1. i3 s. h d.; vingtièmes, 3*2 I. 18 s. 3 d.; territorial, 62 livres; bâtiments de justice, 17 livres. Au total, 3,096 1. il s.
Lignes à la taille : 86, dont 59 propriétaires, 18 occupants, 7 nouveaux enrôlés et 9 pauvres. Le rôle de taille pour 1789 est conservé. (Arch. Calvados, C, élection de Gaen , n. cl.)
Privilégiés : Le curé , m" Jacques Le Marchand (suppl. par ses héritiers, 32 I. 19 s. 8 d.), et pour hi noblesse, messire Bernard-Antoine de Beaudouin, possédant le fief des Fins: Pierre-Guillaume-César de Beaudouin, H Pierre- Charles-Antoine de Beaudouin . héritiers
de messire Bernardin-Olivier de Beaudouin, payant ensemble une capitation de 36 livres (Arch. Calvados, C 6628).
Le Supplément des privilégiés a fourni, produit réel, et déduction faite des ordonnances de compensation, Ai 1. 7 s.
h d. (Ibid., L, n. cl.)
(11 La paroisse d'Espins était de grande gabelle et ressorlissait au grenier de Falaise. Dans le ressort de ce grenier, en vertu des dispositions de l'Ordonnance portant règlement sur le fait des gabelles, mai 1680, titre VII, arl. ier, le sel était levé par impôt, c'est-à-dire que les habitants étaient obligés de lever chaque année an grenier un «devoir de sel» dont la quotité était fixée à un minot par chaque chef de famille. Voir Champion, La France, d après les cahiers de ijSq, p. 109; Du val, Les cahiers de doléances du bailliage d'Alençon, p. tioh, note 1.
Les pays de grande gabelle payaient en 1789 le sel d'impôt sur le pied de ilS livres le minot. Voir Ordonnance des gabelles, mai 1680, titre VII, arl. 1" (dans Recueil des Gabelles, I. p. 36) el Déclaration du 21 octobre inio (ibid..