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BELLEVILLE-EN-GAUX

Dép. : Seine-Inférieure ; arr. : Dieppe ; canton : Tùles. A 27 le. S.-S.-O. de Dieppe.

Oéii. : Hoii'^n ; él. : Arques.

Pop. : 1754 : 5J I'. ; 1772 : 70 f. ; 1789 : 100 f. (3).

Patron : l'aLbesse de Bondeville.

(1) Cf. Ancourt, 2, et la note.

(2) Il s'agit ici des petits différends entre cultivateurs pour injures, rixis, limites de propriétés, etc., comme nous les voyons énnmérés dans le cahier de Bacqueville, 8. et celui de Biville-la-Baignarde, 5. Mais il semble qu'il > a une faute de rédaction et que le cahier a plutôt eu vue ici les assemhlées paroissiales.

■ 3) Ou r'-marquera la progression continue du nomhre des feux ; elle est

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Le o mars 178'.), «en rassemblée t^i'^néralo de Ions les habitants», devaiil JacMues I.enouvel, syndic h et présid(>ril de l'assemblée » : 18 comparants : And. (.atteville, .lac. Quesne, P. Brument, P. Morisse, P. Godard, Jean Boiitigny, Louis Quènel, Jean Boulet, Jos. Roquigny, Nie. Deverger, Kob. Périer. Nie. Roquigny, P. Remont, Franc. Requier, Ni(\ Gueuret, Franc. Malherbe, P. Gopois. Jac. A\ivi'ay ; 26 sij^iiatures, cpielques-unes tout à lait informes.

Députés : P. Brumenl. P. .VLirisse (1).

Cahier [de] doléance^ plaintes et remontrances.

Du moyen de soulager les pauvres et d'empêcher les vagabonds de sortir leurs paroisses.

[1] La paroisse de Belleville-en-Gaux. Elle est composée de cent feux. Il y a dans icelle quatre fermes et quatre troupeaux. La principale ferme fait 28 acres de blé à la sole ; les trois autres en font chacune 18 acres (2). Il y en a outre huit autres particuliers qui récoltent environ du blé pour eux seulement. Le reste, ce sont des tisserands et journaliers tenant le couvert (3), dont

certaiiienaeiil duc au (lév(îlo])pemout du tissage à la n\ain doul la paroisse était un des principaux centres dans la région. Le rôle de la taille en 1789 mentioiuie une vingtaine de tisserands et une dizaine de toiliers.

(1) Le syndic est un petit propriétaire (maison, masure, 5 acres) ; il est imposé à 35 1. L'assemblée comprend les quatre principaux fermiers : Cattevillc Brument, Morisse, Requier dont il est question dans le cahier; un autre fermier, Boutigny,(22 acres, 88 1.), un voiturier et laboureur, Jos. l^oquigny, (10 acres). imposé à 66 1. ; un marchand et laboureur, Quesnel, (4 acres, 37 1.) ; quatre toiliers et laboureurs, .1. Boulet, (8 acres 50 1.) ; Devergez, (15 acres, 77 1.) ; Gueuret, (3 acres, 25 1.) ; Gopois, (4 acres, 28 1.) ; ils font partie des 8 cultivateurs secondaires que mentionne le cahier. R y a encore un boulanger, Périer, trois journaliers : Quesne, Malherbe, Remont ; deux tisserands : Godart, Auvray. Les deux députés Brument et Morisse sont deux fermiers.

(2) L'expression la sole, qui s'emploie encore aujourd'hui dans le pays, correspond à l'assolement. L'assolement actuel .est l'assolement triennal qui fait alterner en général le blé, l'avoine, le trèfle ou la betterave; mais, à cette époque, il y avait encore une année de jachère sur trois. La principale ferme <'st celle de Brument, un des députés, (80 acres, charrue, troupeau) ; il est imposé à 306 1.- de taille, accessoires et capitation. Les trois autres fermes sont celles de Cattcville (ferme de 50 acres de M. de Belleville, charrue, troupeau, taille, etc. : 190 1.) ; de Morisse, le second député, (50 acres de terre, 10 de côte, 3 de prairie de M™^ Vauquier, charrue, troupeau ; taille, etc. : 242 1. ) ; de Requier (40 acres de M. de Belleville, charrue, troupeau ; taille, etc. : 306 1.).

(3) L'expression se trouve couramment dans les rôles de la taille de l'élection d'Arqués pour les journaliers, les tisserands et m.ême les petits cultivateurs qui habitent les maisons situées le long des chemins ou rues, pour employer l'expression locale, bordées de haies plantées de hêtres, formant un véritable couvert. La physionomie de Belleville n'a guère changé depuis la Révolution et on y trouve encore ces chemins couverts et ces maisons de

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la |)liis Claude parlir soni dans imc ij^randc pîuivrelé ol misère par la j^iandr clicilc du !)lô, valani r)()l. le sac, cl sont i'u charsfc pour la ])ar()issc (|iii csl encore \'c\cc par* un nornl)r<' infini do mendiants des ani rcs j>ar'()isses. Il en passe an nioiiis ^t à r)00 par semaine, ('ependani, nial<^r'é le granci nombre d<i panvr(*s dont la paroisse est chargée, elle pourrait secourir l(!s si(i/is s'il n'en venait ixunl des aidi-es paroisses.

|2| De plus, nous avons (^ncorc^ la grand(î roule? à [)ayer les entretiens, et la charge des trouj)es, quand il en passe par Tôtes, à fournir des voitures et des chevaux de selle.

[3j En outre, plusieurs particuliers se j)laignent que les impositions ne sont pas bien égalées. La paroisse recommande à ses députés, qui sont P. Brument et P. Morisse, tous deux nommés par la commimauté, d'insister sur cet objet qui mérite certainement l'attention de la paroisse (1).

Fait et arrêté le 3 mars 1789. Signé : Jos. Roquigny, Catteville, Boulé, Quesnel, Quesne, Boutigny, Godard, Renard, Nie. Roquigny, Gueuret, Petit, Deverger, Pesier, Quêne, Morisse, Lepelletier, Sausay, Nouvel, syndic, P. Gopois, P. Brument. Plusieurs de ces signatures sont informes ; deux sont illisibles.

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