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Cdhicr lie /ilan/h's, ilnlrii/ncs cl rc/iiof/franccs, prrscf/lr par /V/.vscnihlcc (lu Tiers l'.hil de lu /xuiHssc di' Crcp/H'i'ilh' à I' (isscnihlcc prcliininnirc (lu IkiiIIki^ic de ('(inj\, sir<^(' d' A/f/ncs, snuil à Dirppr (1).
liCS liahil ;inls, coinposaiil le ricr.s l']|al de la paroisse de ('-i'<'|)|>('\ illc,... En oiilrr des poiiNoirs ^'énôraiix stipulés an pi'ojct (In piocès-vci'hal, (jiii scr-a dressé pour- réiection d(îs [XîrsoiiiH'S qui d()iv(Mit être cli()isi(\s par la (lornmnnauté, après s'être occupés de la rédaction du présent acte, leur donnent encore mandat S|)écial ])Our requérir que les ])laintes, doléances et remontrances, contenues aux articles suivants, soient insérées au cahier uniqne de l'assemblée préliminaire du bailliage d'Arqués, savoir :
1^ Que les trois ordres réunis délibèrent ensemble et que Ton compte les suffrages par tête.
2^ Que le retour périodique des dits Etats soit invariablement déterminé.
.jo La répartition et l'assiette des tailles, étant confiée à une seule personne, est sujette à de très grands inconvénients et même à des injustices. L'Assemblée désire avec ardeur que l'on suive à cet égard le plan proposé par les Assemblées municipales, c'est-à-dire que la répartition se fasse par les membres municipaux et les adjoints nommés par la Communauté (2). L' Assembléecharge ses députés d'employer tous leurs efforts pour en faire insérer la demande expresse au cahier général de l'Assemblée préliminaire.
4° L'Assemblée demande un règlement général sur la mendicité. Depuis plusieurs mois, on voit des mendiants s'attrouper en très grand nombre, se répandre jusqu'à des trois et quatre lieues de leur domicile, entrer effrontément dans les maisons, la nuit comme le jour, et demander, de gré ou de force, ce qu'ils désirent ; la plupart de ces vagabonds profitent de la cherté du blé pour
(1) Co cahier est un des six cahiers du oroupede Bcrtreville. Le titre et le préambule sont identiques à ceux de Bcrtreville ; les deux premiers articles reprod-uisent l'article 1 de Bcrtreville ; les articles 3, 4, 5, 6 correspondent aux articles 2, 4, 6, 7 de Bcrtreville, mais avec de notables différences; ils sont aussi plus clairs et mieux rédigés.
(2) Cf. Bcrtreville, 4. Mais notre article est beaucoup plus précis ; il demande l'exécution du plan arrêté par les assemblées provinciales (le m^ot municipales de l'article paraît être mis par erreur), pour la répartition de la taille, plan qui avait été abandonné après le retour de Necker au ministère et le rétablissement dans leurs fonctions des Cours des Aides et des élus. Cf. Bois-Hulin, 2, et Bourg-Dun, 2. D'autre part on peut noter que ce cahier ne demande pas, comme celui de Bcrtreville, le retour des Etats provinciaux.
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favoris(T ItMir paresse et n'annoncent qu'une fausse apparence de nécessité. Ils vont niènie jusqu'à insulter les lal)Oureurs dans les halles de la manière la plus atroce, à fixer eux-nièmes le prix du blé et à fenlever j)ar violence. Ces faits, qui ne sont malheureusement que troj) certains, excitent F Assemblée préliminairt à charger ses députés de demander que le ministre empêche, au plus tôt. (h' tels excès, ({u'on établisse une police exacte dans les? halles, (ju'il soit défendu de s'attrouper, la nuit et le jour, ])our demander l'aumône et que les vrais pauvres, qui sont hors le cas de pouvoir travailler, ne puissent s'éloigner de leur paroisse de plus d'une lieue. L'assemblée demande en outre qu'il soit établi un bureau de charité dans chaque paroisse ])our subvenir aux besoins des vrais pauvres, qui sont hors d'état de gagner leur vie, en outre que le blé soit taxé à un prix raisonnable pour aider à vivre à ceux qui ont une famille nombreuse.
5° L'entretien et la confection des grandes routes devient aujourd'hui très à charge et fort dispendieux aux habitants de la campagne. Les efforts et les dépenses que l'on fera seront toujours inutiles tant que le gouvernement n'obligera pas absolument les routiers à se servir de roues à jantes larges sur toutes les grandes routes du Royaume. La Paroisse de Creppeville s'intéresse surtout à cet établissement, parce qu'étant riveraine de la grande route de Dieppe à Rouen, elle est à portée de juger que l'effet des roues à jantes étroites est très préjudiciable aux grandes routes. C'est pourquoi l'Assemblée charge ses députés de demander qu'il en soit fait mention au Cahier général (2).
6° Enfin l'Assemblée déclare que, sur tous les autres objets non exprimés ci-dessus, et qui peuvent être ou doivent entrer dans la Rédaction du Cahier unique de l'Assemblée préliminaire des citoyens du Tiers Etat du ressort du Bailliage d'Arqués, elle s'en rapporte entièrement à ce que ses députés estimeront, à leur âme et conscience, devoir être statué et décidé pour le plus grand bien général et particulier. Fait et arrêté à Creppeville, le 8 mars 1789, en l'assemblée générale des habitants composant le Tiers Etat de cette paroisse. Morisse,Gibert. Fr. Harel, Simon Morisse,
(1) On peut rapprocher cet article de l'article 4 de Rertreville ; mais il est plus développé et il signale les désordres des halles dont Bertre ville ne parle pas ; d'autre part, Bertreville a un article 5 sur la misère des ouvriers, la crise industrielle et le traité de con:*merce, qu'on ne retrouve pas dans le cahier de Crespeville.
(2) Cf. Bertreville, 6 et la note. La route de Dieppe à Rouen passe un peu à l'ouest de Crespeville,
176 i5.\iLi.iA(.i; d'aiivi i-s
M;iiiiii l).i\i(L l*. Leroux, (laproii. Cavcliei", Anhi'é, (larabain, Fomiiit'i', .\f\('ii, I*. AiiLTci', Simon I laicl, syiidir iminicipal.
CHIvSSY
Dép. : Seiiu'-lnl". ; arr. : Dieppe ; raiilon : helleiicombre. A 20 k. S. de Die|)p(\
(n'u. : Kdiicn ; el. : Vi-ipics.
\\)\). : 173S : G3 l". ; 1754 : 58 1". ; 1789 : 80 f., c y conij)ris les fours et chambres ».
Patron : le prieur de Saii\t-Lo de Rouen.
Procks-vkrbal
Assemblée électorale lundi 2 mars 1789 ; « sont comparus en personne les habitants de Cressy », devant Jacques AUain, syndic ; 25 comparants : Alex. Lebarbier, Jean Valle, P. Maillard, membres composant l'assemblée municipale, Jac. Levasseur, Jean Herpin, Nie. et Jac. Le Sot, Thomas, Nicolas et Jean Valle, Nie. Morisse, Le Couvreur, Guil. Pinchon, J. Lecomble. Franc. Caillot, Nie. Dieutre, Nie. Havard, Rob. Mallet, Ch. Farcy, Nie. Farcy, père, Vincent et Franc. Allain, Léonard Le Gris, Nie. Le Cœur père, Jean Evrard ; 14 signatures seulement.
Députés : Jac. Allain, Jac. Levasseur (1).
Ce jour d'huy, lundi deux de mars mil sept cent quatre-vingtneuf, nous, habitants domiciliés de la paroisse de Cressy, élection d'Arqués, assemblés au son de la cloche, ainsi que prescrivent les lettres patentes et règlement de sa Majesté et Tordonnance de M. le lieutenant général du bailliage royal deCaux, siège d'Arqués, séant à Dieppe, pleins de confiance dans la bonté paternelle de sa Majesté et ne désirant rien tant que lui donner les preuves de notre dévouement, en contribuant, autant qui est à nous (sic), au besoin
(1) L'assemblée se compose de dix eultivateurs : le syndic, laboureur, est taxé d'office à 158 l. ; Le Vasseur, député, i8 acres en propre), paie 73 1, ; Le Barbier, (ferme de 45 acres de son frère) : 254 1. ; P. Maillard, (ferme de son père de 60 acres), 257 1. ; Dieutre, fermier, 105 l. ; Nie. Farcy, (ferme de 20 acres), 122 1. ; Franc. Allain (ferme de sa mère de 40 acres), 255 1. ; Vincent Allain (ferme de 15 acres), 74 1. ; J. Evrard, petit cultivateur, (15 l.) ; Nie. Havard, 24 1. Parmi les autres comparants : deux tailleurs : Jac. et Nie. Le Sot ; quatre couvreurs en chaume : les trois Valle et Nie. Le Cœur ; un tourneur : Pinchon ; un charron : Caillot ; un toilier : Le Gris ; un marchand de bois : Lecomble ; deux journaliers : Morice et Ch. Farcy. — En 1789, taille : 1.030 1. ; accessoires : 602 l. ; capitation : 650 l. ; au total, avec les frais : 2.330 1. 19 s. 9 d. — Exempts : le curé. Le Barlier, fait valoir une partie de son bénéfice ; de Bonne, vicaire ; L. Petit, clerc ; en 1781, 1785, 1786, il est qualifié de maître d'école (C. 1785).
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do l'Etat, nous c'liai'<ijiM)ns nos députés do l'oincttrc sous ses yeux les vœux que nous formons pour quo la réj)artilion des impôts, dont nous serons chargés, soit répartie, pour nôtres part, dans la juste proportion de nos propriétés et que la perception du même impôt soit tellement simplifiée qu'il puisse entrer directement dans les coffres de Sa Majesté de manière à éviter les frais qui, jusqu'à ce jour, ont absorbé la meilleure partie des dits impôts et a [ont] forcé, par cette raison, le gouvernement d'en créer de nouveaux, qui nous accablent, pour fournir au besoin de l'Etat (1). Suppliant les Etats généraux de veiller à ce que la répartition de l'impôt, qui sera établie, se fasse avec une telle égalité que tous emportent leur part dans la juste proportion de leurs facultés, persuadés qu'en le faisant ils entreront dans les vues bienfaisantes de notre souverain qui nous prouve, par les voies qui [qu'il] prend, que son cœur paternel partage véritablement nos peines. Fait et arrêté le dit jour et an que dessus. Fr. Allain, Dieutre, Nie. Mallet, Farcy, Evrard, Lecœur, Havard,Lesot, Rob. Mallet, Caillot, Pinchon, J. Valle, Lebarbier, Maillard, Jac. Allain, syndic, Levasseur.