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LA CRIQUE

Dép. : Seine-Inf. ; arr. : Dieppe ; canton : Bellencombre. A 33 k. S. de Dieppe.

Gén. : Rouen; él. : Arques.

Pop. : 1738 : 41 f. ; 1789 : 32.

Seigneur et patron : M. d'Yquelon.

Procès-vereal

Assemblée électorale, vendredi 6 mars 1789, au lieu ordinaire, devant Ch. Le Plé, syndic ; 14 comparants : Ad. Podevin, Jean Vibert, L. Fauvel,

(1) C'est probablement une allusion au troisième vingtième, créé en 1782, et à l'impôt en rachat de la corvée, créé en juin 1787.

(2) « La paroisse est située en campagne et elle ne consiste qu'en masures, d'assez bonne qualité, et quelques bois taillis médiocres, et en terres labourables, dont il y a peu de bonnes, le plus grand nombre sont de qualité médiocre et mauvaise par leur situation en mauvais fond, dont une partie se trouve en côtes et d'un terrain extrêmement caillouteux ». Note du contrôleur des vingtièmes en 1751. Arch. S.-Lif., C. 530, f. 283. A cette date, la paroisse comptait 33 feux et 98 personnes. Le seigneur, M. d'Yquelon le Cerf, avait le droit de haute justice ; « mais, comme, depuis nombre d'années, il n'y a point été tenu d'audience et qu'il n'y a aucun officier, les habitants vont ordinairement plaider au bailliage de Longueville à Dieppe». La seigneurie était encore dans la même famille en 1789.

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J. Mnrin. \iil. UrtlKui. l'rain;. Lcj^'i'i.s, Komain Poulrl, A<l. l'ciTicr, Ant. SiVard. IV Ciiilhrrl. Me I )('liais, .1. ruycr. Cli. Maiitras, Nie. Calai.s. Us sij^iuMil Ions le f)ro(rs-\ crhal.

Dépulés : lloiuaiii roiild, laboureur, L. l'aiivel, marcliaiid (1),

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SaNoif : 1'* I )(■ l'cpcôsctih'f à S. .\l. (|ii(' hi pju'oissc de La (j'iqiK;, CDiiiposiM' (le .12 iViix cl composanl \ii'()ii M)0 acres de terre, tant ni lahoiii" (|i!(' masiii'c, sur Icscpuds le seigruMii' jouit des j)ri\^ilèges qui lui soiil accoi'dés, ainsi (|iie celles (jni sont attacJiées au bfMîéfice-cm'c, doiil les deux li(H'S sont \m)\\ rnéciiocres, (2) et l'on pai(> 17()() !.. latd taille ([iie caj)itation, (3) et celle de 560 1. 10 s. () d. pour les vingtièmes, ce qui forme une somme de 2.327 1. Ainsi cette taille se trouve beaucoup trop forte relativement aux paroisses voisines, et en demander la diminution.

2" D'empèclier rexporlaLion des blés qui appauvrissent [vit] le royaume et occasionne une disette dont on ne sent que trop aujourcriiui les funestes effets (4).

30 t)e prendre les précautions les plus sûres pour abolir la mendicité, qui se fait nuitamment et qui trouble le repos du cultivateur, en fournissant aux vrais pauvres la subsistance raisonnable dans chaque paroisse.

(1) L'assemblée se compose surtout de cullivateurs : le syndic, Le Plé, (20 1. de taille et suites), l^oulet, député, fermier de M. d'Yqueloii, (301 1.), Fauvel, menuisier, (25 l.). Parmi les autres comparants, Podevin, fermier de M. d'Yquelon, (180 l.), J. Morin, Périer, Poyer, ^Liul'ras, (Valais, petits cultivateurs, Legris, maçon et laboureur, Brehon, tailleur, Secard, boucher, (luilbert, menuisier.

(2) D'après le llegistre des vingtièmes, il y avait 383 acres. Biens laïcs : 31 acres et une vergée de masures, (revenu 1.110 1. en 1751), terres labourables: 320 acres et demie et une vergée, (revenu 3.592 L), une acre de pré, (revenu 40 1.), 15 acres de bois taillis, (revenu 120 l. tous les 9 ans), pàtis : 6 acres, (revenu 24 1.). En plus, 23 maisons, (rev. 492 1.) et 100 1. de rentes seigneuriales. Biens ecclésiastiques: une acre de masure (rev. 40 1.), 7 acres de labour (rev. 90 1.). Eu plus, 2 maisons (40 1.), les dîmes : 1.260 I., <\ 430 1. de rente foncière. Le revenu des terres labourables n'était alors que de 16 à 12 1., par acre, pour les bonnes ou assez bonnes, de 8 à 4 1. seulement pour les médiocres, qui étaient les plus nombreuses et qui comprenaient les terres caillouteuses, situées en plaine, et les terres en côtes et ^ allons, encore plus caillouteuses et de culture difficile. (Arcli. S.-Jnf., C. 530, f. 252).

(3) Exactement 1.7681. 4 s. 1 d. en 1789. Taille : 7801. ; accès. : 4571. ; capit.: 493; en plus la collecte et les frais 381. 4 s. 1 d. Exempts: le curé occupe son bénéfice, le vicaiic, son logement. Ni tisserands, ni mendiants mentionnés. Sur 42 cotes, 5 seulement sont supérieures à 100 1. (Td. C. 1786).

(41 C. f. Auzouville. 11. L'exportation du blé hors du royaume, autorisée par la déclaration du 17 juin 1787. avait été interdite par l'arrêt du conseil du 23 nov. 1788.

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V* I )(' faii'c l'aii'c à cet c'l'f(.'l , pa:' le uoiix criiciiiciiL, des iiia<^^isifis où k' blé sera consorvé pour los néfcssités [)iil)rKj«iPS.

50 D'ordoniHM' la destniclioa <!(> tous l«'s oiseaux voracos qui nuisent aux récoltes, tels que les corbeaux et les corneilles, qui détruisent en peu de temps Tespérance du laboiirciu'.

0° D'encourager ragricultnre comme étant la tnèrc nourrice de TEtat.

70 De prendre toutes les précautions nécessaires pour faire revivre le commerce et particulièrement la filature du coton et du lin, qui sont les seuls moyens de faire subsister les habitants du pays.

8° De demander la suppression des fermiers généraux et particulièrement de ceux du sel et du tabac, lesquels, par la rigueur qu'ils apportent à l'exécution de leurs baux, vexent étrangement les pauvres, qui ne sont pas en état de lever du sel, et trompent par de mauvais tabacs ceux qui sont habitués à en prendre.

90 Enfin demander Tégalité dans les impositions et qu'elles soient faites par les municipalités, comme plus en état de connaître les biens et facultés d'un chacun.

Ce que nous avons signé, après lecture faite, présence des soussignés ; fait double à La Crique, les jours et an que dessus. Rom. Poulet, Fauvel, Béret, Vibert, Périer, Calais, Secar, Maufras, Podevin, Dehais,Bréhon, Morin, Poier, Legris, Leplé, syndic.

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