HERMANVILLE
Dép. : Seine-Inf. ; arr. : Dieppe ; canton : Bacqueville. Sur la Vienne, à 15 k. an S.-O. de Dieppe.
Gén. : Rouen ; El. : Arques.
Pop. :1738 : 62f. ; 1789 : 60f. *
Patron : le seigneur.
Procès-verbal
Assemblée 8 mars 1789, devant Nie. Autin, syndic ; 11 comparants ; J. Felle, Jac. Neveu, Jac. Havard, J. Petit, Ja. Voisin, Ja. Pupin, P. Etet, Et.
(1) On remarquera l'âpreté du ton : c'est la note caractéristique de ce court cahier. D'autres cahiers du baiîKage ont critiqué le remplacement de la corvée en nature par un impôt; aucun ne l'a fait aussi rudement. La corvée en nature avait été définitivement supprimée en 1787. (Déclaration pour la conversion de la corvée en une prestation en argent. Versailles, 27 juin 1787. Isambert XXVIil, p. 374). Sur cette question, c. f. Anneville, 1, et la note.
MAI l.l.l A(. i; I) AKOlMS
Féret, Jac. Férot, .lac. Ilrhcrl. I*. Au^'cr ; liiiil si^'-naturos seulcincnl, y compris colle du syndic.
Dépulés : P. Baiidn , J. Le i'ùvrc.
Cahier
[Lo cahier : Plainlcs, doléances, remontrances cl demandes du Tiers état de la fxtroissv d' Hermanville, bailliage d'' Arques, reproduit texUielleiiKHil les articles 2, 3, 4, 5, 0, 7, 8, 9, 10, 11, 17 (lu cahifM" d'AnTibrumesnil. 11 supprime, comme on voit, les articles 1, 12, 13, 14, 15, 16 et 18 de ce cahier (1). Signatures de Felle, Neveu, P. Auger, Havart, J. Lefebvre fils, J. Petit, P. Baudry, Nie. Autin, syndic (2)].
H EUGLE VILLE-SU R-SCI E
Dép. : Seine-Inf. ; arr. : Dieppe ; canton : Longueville. A 25 k. S. de Dieppe.
Gén. : Rouen ; El. : Arques.
Pop. : 1754 : 116f. ; 1772 : 150 ; 1789 : 183 f.
Seigneur : Bourbel de Montpinçon ; patron : l'abbé de St-Evroul (3).
Procès-verral
Assemblée 2 mars 1789, devant L. Le Long, syndic; 35 comparants, « en personne et non par procureur » : Ch. Bressin, Jac. Neveu, Guil. Durand, P. Boutard, J. Chevallier, Franc. Fontaine, Jac. Hue, Ch. Touzé, Guil. Brument, Ad. Dupré, Ch. Follatre, J. Le Barbier, J. CoUemare, Nie. Brennetuit, Franc. Richer, Franc, Gibert, Michel Bertrand, J. Marie, Jos. Bénard, P. Villard, P. Loriot, Jac. Béranger, P. Baudouin, J. Gruel, J. Fontaine,
(1) Il faut noter seulement, dans l'art. 2, la suppression du mot:seuls. «Que les états généraux», etc., et, dans l'art. 11. le remplacement du mot amodiée par payée.
(2) En 1789, taille : 930 L, 955 1. 12 s. 5 d. avec la collecte et les frais ; accessoires : 545 l. ; capitation : 587 1. (605 l. 17 s. 4 d. avec les frais). Exempts : le curé Claude Dehais, (bénéfice : 800 l.) ; le vicaire, Franc. Le Marchand, le clerc. Franc. Auger. — Le syndic, Autin, propriétaire etfermier, paie 105 1. ; P. Baudry, fermier, paie 368 l. ; Le Fèvre, fermier, paie 2091. ; ce sont les plus fortes cotes de la paroisse qui comprend un certain nombre de tisserands et de toiliers (Arch. Seine-Inf., C. 1826).
(3) Bourbel de Montpinçon était membre de la commission intermédiaire du département d'Arqués. L'abbé de St-Evroul était patron d'Aufîay, Beaunay, Heugleville et St-Denis-sur-Scie ; ce patronage avait une origine historique intéressante. (Cf. cahier de Beaunay). — ■ L'augmentation caractéristique du nombre des feux, au 18*^ siècle, est due au voisinage d'Auffay ; la paroisse, d' Heugleville s'étendait en fait sur une partie du territoire d'Auffay.
Il i;i (;i.r.vii,Lr.-st it--;«:iK 273
Ad. Freulet, Ouil. Detay, J. Duval, Ch. Touz6 fils, J.-Cli. Clouel, Ch. Brcssin, Nie. Blancliomain. Nie. Dupuis, V. Auzou. P. Alexandre. 11 y a 25 si^niatnre.s sur le procès-verbal, mais quelques-unes informes. Députés : L. Le liOng, Guil. Durand (1).
Cahier
S. M. nous permettant de porter jusqu'aux pieds du trône nos plaintes et doléances sur les objets qui nous sont le plus à charge, nous, paroissiens de la paroisse d'Heugleville-siir-Scie, assemblés au son de la cloche, ce jourd'hui 2 mars avant midi, après annonce faite au prône et lecture d'une lettre de S. M., issue de la messe paroissiale et affichée au principal portail au jour d'hier: 1^ Représentons, en suppliant, que les gabelles sont portées à un taux exorbitant dans notre province, que les pauvres principalement souffrent du défaut de sel, si commun et à sa proximité, sans pouvoir se le procurer à cause de sa trop grande cherté, que cette privation oblige certain nombre de ces malheureux à [enjcourir des peines trop dures pour se procurer cette nécessité, qu'enfin les plus aisés, s'ils obtiennent cette franchise, pourraient l'employer à des engrais si nécessaires à la province et ce, sans préjudicier, en aucune manière, aux intérêts ou revenus de S. M., estimant qu'il serait aisé de créer, d'une autre manière, un revenu égal à celui qui parvient aux coffres de S. M. et que tous les habitants de notre canton tireraient un grand avantage et un grand allégement de la suppression des gabelles (2).
20 Demandons pareillement, en suppliant, la suppression des droits de pied-fourché (3) et don gratuit, droit unique [inique ?] sur les cuh's, entrée des animaux dans les villes, enfin les droits des aides, représentant que ces droits portent indirectement sur les habitants des campagnes qui, à raison de ces droits, paient trop
(1) En 1789, taille : 3.350 1., (3.436 1. 2 s. 5 d. avec la collecte et les frais); access. : 1.494 1.; capit.: 2.1561. — Exempts : le curé,Jac. Giboury, le vicaire, Jac. Callais ; M. de Bourbel. seigneur de Montpinçon, fait valoir son pavillon et 30 acres de terre ; Guil. Brument, clerc de la paroisse. Le syndic et premier député occupe une ferme en propre de 50 acres ; il paie 176 1. ; le second député, (ferme de M. du Fossé, 150 acres), 661 1. Majorité de journaliers, qu(dques tisserands seulement (Arch. S.-Inf., C. 1829).
(2) Heugleville relevait du grenier de Dieppe et était taxé à 10 setiers ou 40 minots. La proportion paraît élevée si on la compare à celle des autres paroisses.
i3) Le pied-fourché se confondait avec les droits d'inspection aux boucheries. Voir sur cette question, Beauville-la-Cité, 10, et la note. Sur îes droits sur les cuirs, cf. Auffay, 4, et la note. Sur le don gratuit, c. f. Dieppefaubouro's.
"ll-t n.M i.i.i Al. H d'akoi ks
cher la vionde et 1rs cuirs, dont Ils foni un usairc irulisjxînsable, cl vcndt'nl [poiirroul vendre i'j à m(Mll(3ur coriiplo les cidi'es (pTiU fournissent dar.s les villes et bourgs, ainsi que les bestiaux (pi^ils enj^raissent pour \i: nourri! urc- des babitanis desdites viiles.
ly^ Représentons que rentrrliiMi des faraudes routes est d'une dépense exorbitante, que les frais, que nous occasionnent les ingénieurs ou leurs préposés, excèdent de beaucoup les frais communs à faire annuellement sur la grande route, et qu'il serait aisé de faire entretenir, à meilleur compte, ces grands chemins, soit en obligeant chacun à travailler pour son fait et regard, soit en obligeant les possédant fonds, pris pour la grande route, à l'entretien d'icelles, à un prix suffisant, qui serait fourni par tous les contribuables sans aucune exemption.
4° Demandons que la sagesse du gouvernement s'occupe à veiller à ce qu'il ne soit fait dans ce moment-ci aucuns magasins de blé (1), qu? ceux qui existent et qui doivent être composés par les blés, qui, à notre connaissance, sont sortis de notre canton, sans que nous sachions qu'il y ait aucune province souffrante, soient ouverts et [le blé] di'^tribué dans notre pays où il n'y a plus de sûreté ni pour le laboureur, ni pour le pauvre, vu l'abolition du commerce qui les a réduits à la dernière indigence.
5® Demandons la franchise du tabac, plus pour le pauvre, qui s'en est fait une nécessité, que pour les gens aisés, qui peuvent fournir à leur besoin ; croient qu'il serait aisé de suppléer par un seul impôt au déficit qu'occasionneraient aux coffres de S. M. ces différents impôts supprimées.
6° Demandons enfin l'abolition des colombiers multipliés à l'infini, qui sont d'une très petite utilité et d'un modique revenu, et qui occasionnent des dégâts affreux dans le temps des semences et surtout dans la maturité de la moisson (2).
Signé : Lelong, Ch. Bressin, Durand, Brennetuit, Gibert, Marie, Bertrand, Bouchard, Bénard, Hue, Dupré, Touzé, Dupuis, Neveu, Baudouin, Alexandre, Bérangé, Freulé, Ch. Bressin, Gruet, Blanchemain, Clouet, Chevalier, Brument.
(1) C. f. La Frenaye, 1, qui proteste contre les enlèvements nocturnes de blé pour faire des magasins. D'autres cahiers, au contraire, demandent quel'on fasse des magasins de blé pour atténuer les écarts de prix (Cf. Auffay. 17^ 2^ alinéa), ou pour le distribuer aux pauvres, à bas prix, en cas de disette.
(2) Sur la multiplication des colombiers et ses causes, c. f. Ancourt, 5, et la note. Il y avait deux colombiers à Heugleviile : l'un, sur le fief noble des Guerrots qui appartenait à Filleul de la Huglinière, l'autre sur le fief noble de Montpinçon qui appartenait à Bourbel de Montpinçon.
LA m; i /E 275
LA [U:VZE (1)
Réuni à Bellencombre en 1813. Dép. : Seine-Inf. ; arr. : Dieppe ; canton : Boilenconibro.
Gén. : Roi. en ; El. : Arques.
Pop. : 1738 : 29 f. ; 1789 : 32 f.
Patron : le roi, conime duc de Longueville. Seigneur : Le Cordier de Bigars, marquis de la Londe, comte delà Heuze, président au Parlement de Normandie.
Procès-verbal
Assemblée 2 mars, au presbytère, devant L. Duvivier, syndic; 15 comparants : Cil. Ant. Hanias, Rob. Sahut, Ant. Rivière, P. Duvivier, Ant. Dujardin, Christophe Maillard, Guil. Maillard, Nie. Igout, Ant. Hamelin, Ant. Monnier. Jac. Demarest, Gh. Delauney, J. Fantôme, Ch. Sahut. Cli. Philippe ; huit signatures seulement, y compris celle du syndic.
Députés : Tiquehan, Delaunay (2).
Plainics, doléances et remontrances des habitants de la paroisse
de La Grande-Heuze (3).
Convaincus que nous sommes des sentiments paternels que le plus auguste monarque veut bien témoigner à son peuple, les habitants de La Heuze lai représentent :
lo Que le blé est d'un prix si haut, que le père, malgré son travail redoublé, ne peut suffire à faire subsister ses enfants : s'il plaisait à S. M. d'en proscrire le commerce et l'enlèvement, il rendrait aux pères de famille un secours essentiel et des choses si essentiellement nécessaires à la vie,
2° Le commerce, et surtout la branche de coton, qui occupe dans cette contrée les femmes et les filles, est entièrement tombé ; elles ne trouvent plus dans cette partie de quoi subsister malgré leur vigilance et leurs travaux continuels, à cause du vil prix dont on paie leur ouvrage ; elles sont convaincues que, si les manufactures de cette marchandise le fabriquaient avec moins d'épargne,
(1) Le cahier porte : La Grande Heuze, nom que l'on donnait quelquefois à la paroisse par opposition à un autre hameau, La Petite Heuze.
(2) Sur ces députés, voir plus loin la note de l'article 3.
(3) Le cahier est une réduction de celui des Aulthieux, paroisse voisine, réunie à Bellencombre, en même temps que La Heuze, le 14 août 1813. Les articles se correspondent et nous renvoyons pour les notes au cahier des Aulthieux.
li/T) Il M i.i.i \(; i; m'a nnilKS
dh's (Ml Ici'ait'iil «le iiicillciiic (|ii;ilih'' : celles ([v, Tétr'anî^or totnbel'aieiil cl l'oiiNficr l'cccsiail le jiisie salair'e de son travail (1).
• >" lia miill i|>lieilé des iiii|»(")Ls, (hîvemis anjoiir-d'liiii insiij)porlahles pour les i^ens de la <arnpa<i[n<^ (pi'ils ne font pr(;sque pour l<^ loireiiieiil, la \ie et l'hahil (2). Ils se persiiad(.'rit que, si on les simplifiait et les x'ersail av<M' moins do frais dans les c-offres de noli'(> aucfnsie monarcjiie, il m; \MTrait [)as par là son r(;venu • liminuer el ils en épr'onx'er'aienl du sonla<^(3ment. Quant aux impôts, i^rand Hoi, rions remarquons que les grandes routes, (jui eonsommeni de Targent immense et dont on y voit aucun ouvrage (3).
4° Cette multitude innombrable de pauvres, qui sont devenus, par leur fréquente importunité, un nouveau surcroît de charge; qu'ils sont persuadés que, si on renfermait tous ces vagabonds, qui courent de nuit et qui effraient le père de famille au mdieu de la nuit, on rendrait à la société et au travail des hommes qui lui seraient utiles et qui en sont aujourd'hui le fléau ; et la tranquillité et la sûreté reparaîtraient dans leurs maisons, bannies depuis quelque temps par les courses, même nocturnes, que font ces êtres, honteusement livrés à la paresse et à tous les vices qui s'ensuivent.
Les soussignés attendent avec la plus grande confiance remède à tant de maux de la part de leur souverain qui règne aujourd'hui plus que jamais sur leur cœur (4).
Fait et arrêté en l'assemblée le 2^ jour de mars 1789. Ch. Delannoy, Tiquehan, Monnié, Hanias, Demarest, Lefebvre, Hamelin, L. Duvivier, syndic.
(1) Il n'y a cependant pas un seul tisserand mentionné dans le rôle de la taille de La Heuze en 1789. Mais le cahier lui-même ne parle que des femmes et des filles.
(2) Phrase incorrecte et obscure. — En 1789 : taille : 340 1. ; accessoires : 199 1. ; capitation : 215 1. ; en tout, avec les frais : 771 1. 15 s. 5 d. Exempts : le curé Sanson,fait valoir son bénéfice-cure, le vicomte de St-Ouen, (partie de cour et jardin). — Le syndic, Duvivier, marchand de bois, paie 21 1. ; Tiquehan, fermier, (30 acres de terre), 92 1. ; Delauney, (ferme de M. d'Ernemont. 10 acres de labours pour 1.000 1.), paie 260 1. Trente-deux cotes, mais plusieurs hors paroisse ; beaucoup sont très faibles, inférieures à 10 livres ; les deux tiers de l'Assemblée se composent de journaliers (Arch. Seine-Iaf.. C. 1735).
(3) Phrase encore incorrecte. Tout le cahier est du reste mal rédigé.
(4) Même idée, exprimée d'une façon un peu différente, dans le cahier des Aulthieux.
!!')Tor-srit-iiii;i'i'i; 2, /
1I0T()T-SUIM)IKIM»K (aiij. IIAUTOT-STIR-MER)
Dép. : Seine-lnf. ; arr. : Dieppe ; canton : (^(Tran ville. A G k. O.-S.-O. de Dieppe, sur le plateau (jiii domine l'embouchure de La Scie et Pourville. Gén. : Rouen ; El. : Arques.
Pop. : 1738 ;96 f. ; 1789 : 136 f.
Seigneur et patron : le prince de Monaco (1).
Procès-verbal
Assemblée 8 mars 1789, devant Jos. Breton, syndic ; 17 comparants; mais la liste est incomplète : « Nie. Breton ; P. Delavieville, P. Alexandre, Nie. Guilbert, J. Planchon, Nie. Jue, Franc. Couillard, Franc. Tellier, père et fils, J. Letellier, J. Amelin, Et. Amelin, P. Bertran, Jos. Tellier, J. Breton, Jac. Dumont, Jac. Fécamp et autres ». Quinze signatures, y compris celle du syndic ; parmi elles, celles de Grandsire et de RousseL non mentionnés parmi les comparants.
Députés : Nie. Breton, Nie. Guilbert (2).
Cahier fait par les habitants de la paroisse de H otot-siir- Dieppe^ bailliage de Caiix, siège d' Arques^ qii'ils ont Vhonneiir de présenter à S. M. (3)
NouvS avons l'honneur de présenter à S. M. que nous sommes dans un pays terrible, borné du rivage de la mer, qui nous rend sujets à de grands fléaux par des vents glacés, qu'ils détruisent presque entièrement la récolte des grains de toute nature, et qu'il n'est pas possible d'élever aucun arbre fruitier, ni autre plante, à cause de la stérilité dn pays et du climat de la mer (4).
(1) Honoré-Camille-Léonor de Grinialdi. Il était seigneur de Hotot, comme héritier des Matignon, ducs d'Estouteville. Voir le cahier de Berneval. Hautot formait une chàtellenie qui relevait de la hante justice de Berneval, appartenant au prince d(^ Monaco. Le siège de cette haute justice était à Appeville- Bas-de-Hotot, auj. Petit-Appeville.
(2) Sur les impositions de la paroisse, les députés et les comparants, c. f. la note de l'article 1.
(3) Ce cahier est mal écrit et très incorrect.
(4) Hautot, situé sur le plateau de Caux. près de l'embouchure de la Scie, était plus particulièrement exposé aux vents du Nord, qui sont très violents et très froids dans cette région en mars, avril et mai. Ils retardent la végétation qui est souvent plus avancée de quinze jours ou trois semaines dans la vallé(^ de la Seine, autour de Rouen. Nous trouvons les mêmes plaintes dans les cahiers des paroisses maritimes, en particulier à La Chapelle-sur-Dun. (art. 8-10), et à Epineville, (art. 12). D'après le registre des vingtièmes, Hautot contenait 545 acres de terres labourables, 87 acres de masure, 5 acres 3 vergées de prairie, 8 acres 3 vergées de pâtis, 3 vergées de bois taillis. L'acre
27S ii.\iLi-iA(.;i-: d'à un ri; s
Que S. M. daigne accorder aux liabilaiils deccs cndr-oils, par des inovfMis, (pTils vont avoir rhonnciir de faire cotinaitro à S. M., (T (jiii [)oiil ('oriti'il)iuM' au soula^cnirfil des hahilauts, S!i])venir au besoin de Th^lat, ainsi que tout ce (jui peuL intéresser la prospérité de ra^riculture.
1" Que S. M. daigne inaiiiltMiir la l'ormalion des assemblées provinciales, ce qui ne peut qu'exagérer le bonheur de ses sujets de Lous élals, (^t que nos municipalités, de même établies, qui seront toujours sous Ivîur obéissance, auront j)lus de facilité pour rendre à chacun des contribuables une justice et égalité dans les assiettes de toutes impositions que doivent payer les habitants dans chaque paroisse (J).
2o Que tous nobles et gentilshommes, qui font valoir leurs biens par eux-mêmes et qu'ils' [qui] en tirent le produit dans la même forme de tous les autres habitants, que S. M. daigne les faire contribuer au paiement des impositions de taille, capitation et à la contribution pour l'entretien des grandes routes et suite (2). Que S. M. y assujetisse de même tous les biens de communautés, bénéfices, dîmes de toute nature, que MM. les curés font valoir et exploitent ou surlouent annuellement ou verbalisement, les biens qu'ils possèdent dans l'étendue de nos paroisses, comme faisant partie de la circulation de l'agriculture et amélioration des habitants de chaque lieu (3).
de labour rapporte 30. 20. 10 1., selon la qualité ; l'acre de masure. 80, 50, 30 1. ; l'acre de prairie, 100, 60, 50 1. (Vérif. d'Al. Ubelerskv en 1778. Arch. S.-Inf., C. 536).
(1) C. f. Avremesnil, 1 et Le Gour*^!, 1, et les notes correspondantes. En 1789, taille de Hotot : 2.325 1., (2.385 1. Il s. 1 d. avec la collecte et les frais) ; accessoires : 1.362 1. ; capitation : 1.468 1. (1.515 1. 3 s. 4 d. avec la collecte). Exempts : le curé Aumont, le vicaire Auvray ; Le Canu de la Jonquière. fait valoir sa ferme de 60 acres. Le plus fort imposé est le syndic Breton, (755 1. de taille, accessoires et capitation pour une ferme de 100 acres, troupeau, 6 chevaux, 6 vaches, qui lui est louée 5.000 l.). Nie. Breton, fermier de terres et de prés pour 3.500 l., paie 567 L ; Guilbert, (ferme de 12 acres louée 500 L), paie 101 1.; 136 botes, sans les mendiants fugitifs, la plupart très faibles (Arch. S.-Inf., C. 1827). Les comparants à l'Assemblée électorale sont surtout des cultivateurs et figurent parmi les plus imposés.
(2) Le rôle de la taille ne mentionne, comme on l'a vu, qu'un noble dans ce cas : le Canu de la Jonquière. Le régis Ire des vingtièmes mentionne d'autres propriétaires nobles, mais qui, semble-t-il, ne résidaient pas et ne faisaient pas valoir par eux-mêmes : de Ricq, 80 acres de labour, 60 acres de masure, 2 acres de prairie, revenu : 2.000 l. : d'Englesqueville, 20 acres de labour et 3acresdeprairie, revenu : 500 l. ; de Motteville : 114 acres de labour et 5 acres de masure, louées 3.000 1. (Arch. S.-Inf., C. 536).
(3) Fin de phrase obscure. ^ Il n'y avait pas de biens de communautés à Hotot ; l'église de Pourville avait une acre de labour, (25 l. en 1778) ; la charité de Hotot, une acre et demie de labour, (36 l. en 1778, 60 1. en 1789); l'éghse de Hotot : 5 acres de labour : 150 L Le curé : presbytère, cour, jardin, masure
iioTUT-si ii-niKi'iM: 279
o^^ Qur S. M. liaigiio soulager Ions les liahilanls des paroisses de campagne, qui sont chargés de l'imposilion pour l'entretien des grandes routes, à Teffet de faire contribuer tous les marchands et négociants des villeô, et qu'il puisse être levé une somme sur toutes les voitures de marchandises, que l'on transporte de ville à l'autre, par là qu'ils [parce qu'ils] seraient ténus de payer dans les bureaux qu'il pourrait être établi le long des grandes routes.
40 Que S. M. daigne accorder à tous les habitants des villes, bourgs et paroisses de notre ressort, pour pouvoir régler la mendicité des pauvres, qui est nombreuse dans le cours de ce temps, à l'effet qu'il soit fait défense à aucuns mendiants de sortir hors de leurs paroisses ; et à cet égard, les habitants de chaque lieu, qui connaîtraient exactement le besoin et la nécessité de leurs pauvres, se rendraient une pleine justice (1) pour contribuer au soulagement de leur nécessité, ce qui donnerait plus de tranquillité à tous. Le général réform.erait tous les abus qui s'y commettent, arrêterait la liberté des vagabonds qui s'étendent dans nos paroisses, même nuitamment, qui, par leur hardiesse, forcent les fermiers de les assister et profitent de quelque peu de soulagement que l'on pourrait faire de plus au vrai pauvre mi aï heureux.
50 Nous supplions S. M. qu'il daigne supprimer les gabelles et collecte des impositions du sel, qui sont affectées dans l'étendue de nos paroisses et, com.meles habitants ne peuvent faire la consommation de ce sel, que l'on impose à chaque parois e et que l'on paie au prix exorbitant d'une livre dix-huit sols le pot, et qu'il est fait défense à tous Ico habitants de campagne d'en user aucunement pour leur salaison de beurre, viande et autre nourriture, pour leur commodité et utilité (2).
6° Que S. >L daigne supprimer les banalités des moulins à blé, que [dont] jouissent plusieurs seigneurs, à laquelle [grâce auxquelles] les meuniers de \eu^ redevance agissent, à leur propre volonté, sur les montages des sujets qui n'ont point liberté de leur [se] p-ourvoir ailleurs.
(150 1.), les dîmes qu'il faisait valoir et qui étaient estimées 2.400 1. en 1778, 4.000 1. en 1789, et le revenu de deux chapelles i50C 1.). (Id., f. 28-29).
(1) Expression impropre, comme beaucoup d'autres de ce cahier qui est très incorrect. A la phrase suivante il faut lire : le général de la paroisse
(2) Le pot de sel est plus cher à Hotot que dans les autres parois-es : 36 s. 9 d. àCanahan, 37 s. 8 d. à Intra ville. Hotot relevait du grenier à sel de Dieppe et était taxé à 6 setiers ovi 24 minots. Le minot contenait environ 32 pots.
-S») iiAi 1,1,1 \<; K i>' Mtui i:s
7^^ (^)iM' s. M. daii^iu' i-i'loi-riici' et drt r'iiii'c h^s coloinhiors oL voliTTes dedans rt'IiMidiic de nos paroisses, ce (|ni occasionne une |)ei'l(^ <'oii«idéi'al)le dans Ions les i^rains de la rainpai^ne, tant dans les semences (jne dans la moisson.
S'> ()iH» S. M. daii^ne faire snppi'inu^r de môme le plus i^rjmd membre d(î ii^ihifM-, (pu» souffrent (jnelques seiiçneurs, tant lièvres (pie lapins, (pii altèrent de même les f];rains, production de la campao-ne.
U^^ Q\w S. M. aeeorde à tons les iiabitants des campa^çnes d'avoir liberté de louer le pâturage des terres qu'il occupe (sic) aux personnes qu'ils aviseront, domiciliées dans leur paroisse (1).
Fait et arrêté par la communauté des habitants, à l'issue des vêpres paroissiales, ce jourd'hui 8 mars 1789. Signé : Breton, Nie. Breton, \. Guilbert, Planchon, Gouillard, Jue, Laviéville, Alexandre, J. Breton, Bertran, Fr. Breton, Grandsire.
ICLOiN
Réuni à Angiens. Dép. : Seine-Inf. ; arr. : Yvetot ; canton : Fontaine-le- Dun.
Gén. : Rouen ; El. : Arques.
Seigneur et patron : M. de Guichain ville (L. Claude Baillard, conseiller ar. Parlement).
Procès-verbal
Assemblée 8 mars, «les habitants et propriétaires», devant Laur. Leroux, syndic ; 6 comparants : J.-B. Gille, Vivien Petit, Martin Doutreleau, Mie. Blin, Mie. Mignot, Jac. Boullard ; six signatures, y compris celle du syndic.
Députés : Ja. Boullard, Mie. Mignot (2).
1 1 ) Le droit de vaine pâture sur les terres vides, après la récolte, qui appartenait, d'après la coutume de Normandie, aux propriétaires de moutons, s'opposait précisément à cette demande de notre cahier. Sur ce droit de vaine pâture et ses conditions, c. f. Guilmécourt, 8, et la note.
(2) En 1789, tailh» : 740 1.; accessoires : 4341.: capitation : 467 I.. en tout avec la collecte et les frais : 1.677 1. 16 s. 5 d. Exempts : le curé Bloquet, (son presbytère) ; le chapelain du lieu, Pilleur, (son logement) ; M. de Guichainville. seigneur et patron, (manoir seigneurial et 16 acres de terre). Le syndic Leroux, (ferme de M. de Guichainville, 90 acres de labour pour 2.000 1.), paie 528 1. ; en plus, 44 1. pour 10 autres acres de terre ; en tout : 572 1. Le premier député. .J. Boullard. (fermier de 50 acres), 183 1. Le second, Mignot, (fermier de 30 acres), 225 1. Quelques tisserands. Arch. S.-Lif., C. 1947).