Jaubert donne le mot orde qu'il définit espèce, famille
de roues, les ruelles ou rondeaux de charrue, les cercles, les frettes, les coutres, les socles, les clous d'embatage. Mettons dans la même classe les harnais de tout calibre ; les cuirs sont portés à un prix le plus haut et cette partie essentielle à l'exploitation n'est pas la moins dispendieuse. Le calcul de tous ces détails, s'il était mis sous les yeux
des exploitateurs (sic), dans l'exacte appréciation relative à chaque objet, présenterait un tableau décourageant, sans parler des frais de récolte qui résultent de l'augmentation des domestiques dont nous ferons l'article suivant.
III. — Nous avons dit à l'article précédent que les domestiques aggravent le joug des cultivateurs, non seulement par l'augmentation de leurs salaires, par la difficulté de les contenir, mais encore par les menaces qu'ils font d'abandonner leurs maîtres dans les temps les plus précieux. Ce mal ne serait pas sans remède si l'on faisait attention que les termes où ils se louent leur sont trop favorables.
Le roi Louis XIII a rendu une ordonnance relative à cet objet, preuve que la remarque n'est pas nouvelle. La dernière Assemblée provinciale se sentit touchée de ce fléau, elle en fit note dans son procès- verval, mais par une suite trop ordinaire on remarque les abus et on leur laisse prendre racine. Les loues 1 (sic) sont dans un terme trop favorable aux serviteurs. L'usage est en Berry de s'accueillir 2 (sic) à la Saint-Jean d'été jusqu'à la Saint- Jean suivante ; une partie du bon temps est perdue pour le maître ; l'hiver vient, temps mort pour le travail et toujours vivant pour la manducation et les gages. On dira que le maître profitera du travail de son domestique l'été suivant. Soit, mais le point essentiel et qui donne de l'importance à la chose c'est que, le terme périodique arrivant à la Saint-Jean, tous les domestiques quittent les maîtres pour faire moisson, les filles pour glaner et le pauvre propriétaire ou fermier se trouve seul. De là vient