‹ Département du Cher. Cahiers de doléances du bailliage de Bourges et des bailliages secondaires de Vierzon et d'Henrichemont pour les Etats généraux de 1789Chapitre 171 sur 253 · SERRURIERS ET « AUTRES TRAVAILLANT EN FER · texte numérisé non relu

SERRURIERS ET « AUTRES TRAVAILLANT EN FER

Cette corporation, d'après l'édit de 1777, comprenait les « maréchaux-ferrants et grossiers, serruriers, taillandiers, ferblantiers, éperonniers, ferrailleurs, cloutierset autres ouvriers en fer ».

D'après le rôle des vingtièmes de 1789, on voit qu'il y avait à Bourges 32 serruriers payant 40 1. 10 s. plus 4 1. 1 s. pour les 2 sous pour livre, 11 maréchaux payant 161. 10 s. plus 1 1. 13 s. pour les deux sous pour livre et 1 éperonnier payant 3 1. 5 s. plus 6 s. 6 d. pour les 2 sous pour livre.

Sur les maréchaux-ferrants, voy, les statuts de 1631 dans Toubeau de Maisonneuve, p. 276.

(Ms. origin. inéd. Arch. commun, de Bourges, titres non classés).

Assemblée électorale, le 23 février, des maîtres serruriers, dans une salle de l'Hôtel-de- Ville.

Comparants. — Un renvoi qui devait les indiquer a été omis. A la fin du procès-verbal, le passage suivant permet cependant de connaître leurs noms : « Ont tous les comparants signé excepté Jean Belond, Léonard Rignoux qui ont déclaré ne le savoir. »

Signatures de : Charpain, député, Renaudet,syndic, Bussière, Boyer, ferblantier, Laidin (?) ferblantier et ajusteur, Charpain, Mornet, Cassin, Rodier, Albaret, Robert, Nicolas, Macé, Gerbat, Pajot, Bernet, Berné, Piteux, Malo.

Député. — Joseph Charpin, maitre serrurier, de la paroisse Saint- Pierre-le-Marché.

(Ms. origin. inéd. Arch. commun, de Bourges, titres non classés).

Doléances de la communauté des maîtres serruriers ci autres travaillant enfer de la ville de Bourges.

Art. 1er. — Lors de l'assemblée des États généraux, demander connaissance du montant des dettes de l'État.

Art. 2. — Demander pareillement connaissance du montant de l'augmentation du revenu actuel de Sa Majesté nécessaire pour subvenir à l'entretien de ses troupes, au soutien de sa couronne et de sa maison royale.

Art. 3. — Demander suppression des aides, des gabelles et des impositions royales mises sur les étoffes, sur les fers et sur tout ce qui se fabrique dans les manufactures de France; en conséquence, demander le commerce libre et sans aucune entrave.

Art. 4. — Consentir une augmentation d'impôt, pour être seulement employée à l'acquittement des dettes de l'Etat, lequel impôt demeurera éteint et supprimé aussitôt que lesdites dettes seront acquittées.

Art. 5. — Consentir pareillement une augmentation d'impôt durable au prorata de l'augmentation connue nécessaire du revenu actuel de Sa Majesté.

Art. 6. — Pour parvenir au remplacement des fonds que produisent à Sa Majesté les aides, les gabelles et les impositions royales sur les étoffes, fers et autres marchandises qui se fabriquent en France, demander connaissance du prix de la ferme de chacun de ces objets comme aussi des frais énormes qu'ils occasionnent pour en empêcher la franchise.

Art. 7. — D'après cette parfaite connaissance, consentir pour le libre commerce et débit des vins un dixième en nature sur les vignes ; et pour la franchise des sel et tabac et des étoffes, fers et autres marchandises qui se fabriquent en France, offrir au Roi le montant du produit de ces objets sur le pied des fermes actuelles et quelque augmentation, s'il est jugé nécessaire, et pour ce consentir une augmentation d'impôt au prorata du montant du produit de ces objets ; par ce moyen, les sujets de Sa Majesté s'éviteront de payer des sommes considérables qui ne sont employées à autre chose qu'au paiement des appointements des directeurs, contrôleurs, vérificateurs et employés en nombre considérable mis sur pied par les fermiers généraux et pour empêcher le transport du sel et tabac des provinces où ils sont francs en celles où ils sont imposés et pour empêcher

Page 1