‹ Département du Cher. Cahiers de doléances du bailliage de Bourges et des bailliages secondaires de Vierzon et d'Henrichemont pour les Etats généraux de 1789Chapitre 173 sur 253 · MENUISIERS, TONNELIERS, BOISSELIERS ET TOURNEURS · texte numérisé non relu

MENUISIERS, TONNELIERS, BOISSELIERS ET TOURNEURS

D'après le rôle des vingtièmes de 1789, les menusiers étaient au nombre de 37 et payaient 32 1., plus '3 1. 4 s. pour les 2 sous pour livre.

Sur cette corporation, voy. divers statuts dans Toubeau de Maisonneuve, p. 165 et 176.

2° PROCÈS-VERBAL D'ASSEMBLÉE (Ms. orig. inéd. Arch. commun, de Bourges, titres non classés.)

Assemblée électorale, le 22 février, dans une salle de l'Hôtel-de- Ville, « des maîtres menuisiers, tonneliers, tourneurs et ébénistes ».

Comparants. — Robineau, Santiquet, Rossignol, Beauneau, Boyard, Quenard, Colbault, Arnal, Gabard, Raveau, Cordier, Jacques Tremeau, Boutiller, Regibier, fils, Minier, Borgne (?), Buffé, Caroger, Brossé, Chalandré, Vrignault, Cerindat, Charon, Moneau, Guitton, Saule, Regibier, Mallet, Poitou, Allègre, syndic, Brissé, Piqueux, Pichona, Gorsse.

Député. — Robineau.

Signatures de tous les comparants, sauf de Brissé, Piqueux, Pichona et Gorsse.

(Ms. orig. inéd. Arch. commun, de Bourges, titres non classés. Les noms des comparants sont donnés par les signatures qui figurent non à la fin du procès-verbal mais au début, c'est-à-dire à l'endroit où dans les autres procès-verbaux sont transcrits les noms, et par la dernière phrase du procès-verbal.)

Doléances et observations respectueuses que fait et présente la communauté des maîtres menuisiers, tonneliers, boisseliers et tourneurs de la ville de Bourges par la voix de Pierre Robineau, par eux députe suivant l'acte d'assemblée convoquée en vertu des ordres de Sa Majesté, le vingt-deux février dernier, en la salle de l'Hôtel commun de cette ville où étaient les sieurs .San tiqué, Rossignol, Beauneau, Boyard, Quenard, Colbault, Arnal, Gabard, Raveau, Cordier, Tremeau, Boutiller,

Régibier, Minier, Buffet, Carger, Brosset, Chalandrê, Vrignot, Cerenda, Charon, Moneau, Guitton, Saule, Rêgibier, Mallet, Poitou, Allègre et autres qui ont signé au bas de l'acte d'assemblée susdite, à la rédaction desquelles doléances et observations ont été présents les sieurs Arnal, Raveau, Changeux et Cordier, choisis par ledit Robineau et par lui convoqués à cet effet.

Art. 1er. — Qu'il serait essentiel pour le bien public et celui des maîtres qui composent soit l'ancienne, soit la nouvelle communauté d'opérer la réunion des deux communautés en un seul et même corps, de la réunion desquelles il résulterait un remède aux abus et aux contestations journalières qui s'élèvent par la concurrence des deux communautés qui jusqu'à présent ont été désunies par rapport à leurs prétentions respectives et opposées, ce qui a occasionné pour un seul procès qui a duré près de quatre années (et occasionné) une dépense d'environ cinq mille six cents livres et lequel procès a été intenté par quatre maîtres de la nouvelle communauté sans aucune participation des agrégés de l'ancienne et dont les frais n'en ont pas moins été supportés par ces derniers.

Art. 2. — Que les maîtres de la nouvelle communauté ne pourront intenter procès, faire aucune visite, sans au préalable y avoir été autorisés par une assemblée générale des maîtres de la communauté ancienne et ce à la pluralité des voix de l'une et l'autre en nombre égal.

Art. 3. — Qu'il sera fait défense à tous particuliers, sous quelque prétexte que ce soit, de travailler chez les bourgeois de la profession de menuisier, tonnelier, etc., sans être agrégés à ladite communauté \

1. Cette doléance n'était pas nouvelle. Cf. à ce sujet une ordonnance du Lieutenant général de la police de Bourges, en date du 9 septembre 1779, qui fait défense « à tous compagnons et ouvriers domiciliés de cette ville et fauxbourgs de Bourges, qui ne seroient pas reçus maîtres ou agrégés dans les nouvelles communautés créées et établies en cette ville de Bourges par l'édit d'avril 1777, de travailler de leurs métiers et professions en cette ville et fauxbourg de Bourges autrement que sous l'auspice et consentement des maistres reçus et agrégés dans lesdites nouvelles communautés ». Cité par H. Boyer dans L'ancien compagnonnage à Bourges (Mém. Soc. hist. du Cher, 1891, p. 218).

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