LEUR
PRIX COMMUN
GRAINS
DES
résultant
de leur qualité
ET AUTRES
leur
leur
.eur pru
bon
médiocre mauvais
DENRÉES
mesure
poids
commun
Maisons
Jardins, la
boisselée.. .
Prés, la se-
Légumes
quintal
terée
Terres, la se-
terée
« Les jardins sont adcensés avec les maisons desquelles ils font partie ; il
n'y a aux environs de cette ville ni vignes ni bois Il se tient en cette
ville un marché au grain tous les samedis de chaque semaine et sept foires
dans l'année qui sont très peu considérables Il s'y fait un commerce de
laines et de draperie peu considérable ; les draps de cette petite manufacture sont de mauvaise qualité, ils se vendent pour l'habillement des troupes, ils ne sont propres à aucun autre usage. Les habitants n'en sont pas riches. L'importation et l'exportation des denrées n'en est pas facile par rapport à l'éloignement des rivières navigables dont la Loire, à sept lieues, est la plus près. Le terrain est fort maigre, etc. » Le reste comme Aubigny -Villages (C. 232, Rôle des vingtièmes pour 1774).
2. C'étaient les verreries d'Oizon, de Roucard et d'Ivoy-le-Pré, dont l'assemblée primaire du district d'Aubigny, tenue le 14 juillet 1793, demande la suppression « par ce qu'elles occasionnent une disette de bois » (Arch. nat. Ru, G, n° 201, d'après C. Riffaterre dans le Bullet. trimestr. de la Commission de recherche et de publication des docum. économ. relatifs à la vie économ. de la Révolut., année 1906, p. 365).
3. Cetle forge était celle d'Ivoy-le-Pré qui possédait des fourneaux et une fenderie. D'après le Questionnaire de l'Assemblée provinciale du Berri, de 1786, cette forge « convertit les gueuses en fers cle différents échantillons et en fait passer une partie en barres à la fenderie ; on y vend à peu près soixante milliers à la balance ; le reste de la fabrication qui peut aller, année commune, à quatre cents milliers, se vend en partie à Rourges et à Orléans » (Arch. du Cher, C. 1317).
AUBIGNY-VILLE 1 i
Chaque bœuf tué à la boucherie de ladite ville payail quarante sols el paye aujoud'hui cinq livres un sol trois deniers, chaque veau douze sols el aujourd'hui trente sols six deniers, chaque mouton quatre sols et aujourd'hui douzesols six deniers, chaque porc quatre sols et aujourd'hui vingt-six sols trois deniers.
Chaque poinçon d'eau-de-vie paie dix-huit livres.
Indépendamment des droits d'entrée sur le vin et les eaux-de-vie, les droits de détail sont encore plus considérables, puisqu'il en coûte par poinçon d'eau-de-vie quarantecinq livres, compris le droit qui se perçoit sous le nom d'annuel ; à joindre que les cabaretiers et aubergistes paient le droit de détail du vin à la mesure du Roi tandis qu'ils le vendent à la mesure du pays, qui est plus forte d'un tiers, de sorte qu'ils paient le débit de chaque poinçon sur le pied de deux cent quarante pintes et qu'ils n'en vendent dans le l'ait que cent soixante-dix.
Les droits sur les cuirs ne se payaient qu'à raison de six liarcis pour livre pesant; aujourd'hui, ils se paient à raison de trois sols, ce qui gêne infiniment les cordonniers et bourreliers qui emploient «cette sorte de marchandise, qui n'ont pas des facultés assez étendues pour faire des emplettes el provisions d'avance.
En troisième lieu, l'imposition de la taille n'est pas faite non plus dans une juste proportion des facultés de chaque contribuable et, pour parvenir à une répartition plus équitable el par cela plus conforme aux vues bienfaisantes de Sa Majesté, il conviendrait (dans l'hypothèse où cet impôt doive subsister) [de] demander la suppression des taxes d'office el prendre avec le reste de la province des mesures pour la confection des rôles d'une manière plus juste.
En quatrième lieu, en ce qui concerne le bien général de la province, il serait désirable qu'on substituât, à l'administration purement ministérielle qui \ est établie, des États provinciaux semblables à ceux du Dauphiné ; qu'on sollicitât un abonnement pour tous les subsides qui seront accordés et arrêtés aux États généraux ; ([(Ton chargeât les Etats pro\ inciaux de l'assiette et répartition de ces subsides ainsi que de leur perception et conduite plus directe au trésor royal ; que l'impôt excessif sur le sel fût supprimé
et remplacé, en proportion de ce qu'il rend net au trésorroyal, par un autre impôt d'une perception plus simple et moins dispendieuse.
En cinquième lieu, en ce qui concerne l'intérêt général du royaume, tous les vœux se réunissent et s'accordent à demander la suppression de tous les privilèges pécuniaires généralement quelconques des ecclésiastiques, des nobles et de tous ceux qui, sans être nobles, jouissent des mêmes privilèges, soit à raison de leurs charges, emplois ou autrement, et que cette extinction de privilèges pour les ecclésiastiques ait lieu tant pour leurs revenus patrimoniaux que pour ceux provenant de leurs bénéfices. Enfin, les députés auxquels sera remis le présent cahier feront, de concert avec la province assemblée, tout ce qu'ils croiront utile et convenable pour le bien d'icelle, la prospérité du royaume et la réforme des abus dans toutes les parties de l'administration générale.
Fait et arrêté le présent cahier par les habitants de ladite ville d'Aubigny assemblés en l'hôtel commun de ladite ville, le premier mars mil sept cent quatre-vingt-neuf, et ont, ceux desdits habitants qui, n'ont signé, déclaré ne le savoir, de ce enquis et interpellés.
Bougeret, échevin, Auger, Foucher, 1er êcheoin, Rossignol, Lapeyre, Coudereau, Lapeyre, J. Musard, Grelot, Daulne, Labbe, Henry, Plé, Quillerier, Fouet, Gault, Drujon, Ph. Dumas, Souchon, Guillaume Durand, Besson, Bourdin,
SlNARGOUX, GlRAULT, Le CLAIR, BeRTON, LEROY,
Bardin, Pinson, Louis Musard, Berton, Dusapt, Le Lyon, Serré, Vallot, Gault, Henry, Ferrieux, Picard, Mery, Lelion, More, Henry, Née, Loiseau, Lanoue, Musar, Thomas, Berton, secrétaire greffier.
Le présent cahier, contenant six pages, a été de nous, François Bougeret, avocat en Parlement, lieutenant particulier de la ville, duché-pairie d'Aubigny en Berry, coté et paraphé par première et dernière ne varietur, lesdits jour et an dénommés audit cahier ci-contre.
\i BIGNY-VILL \'.l.s 10
AU RIGN Y-VILLAGES
Identification. — Cher, arr. Sancerre : réunie aujourd'hui é Aubigny. Général, el élect. de Bourges; grenier à sel d'Aubigny.
Population. — Aujourd'hui : 2. 174 habitants. Mouvement en 1788:
Voy. AuBIGNY-VlLLE.
Plumitif pour 17N9. — Milord Duc [Le duc de Richemond]. 84 feux. Seigles et bestiaux. 16 I. 14 s. par feu pour le principal. Taillables : 35 laboureurs dont 1 de 541., 5de 40 à 50 1., 19 de 30 à 40 !.. LOde 20 à 30 1., et 49 manœuvres dont 2 de 20 à 30 1., 6 de 10 à 20 !.. el il au-dessous de 101. Gomme dans le général de l'élection; il y a beaucoup de châtaignes; ville de commerce pour les draps (G. 1109).
Impositions pour 1789. — Taille, 1.4701.; access., 7941.; capitat., 818 1. : au total : 3.0S2 1. Vingtièmes, 849 1. 8 s. 6 d. (G. 1109 et 1170).
Privilégiés. — 9 ecclésiastiques, 12 laïcs. Supp. desd. privilégiés : 307 1. 13 s- 6 d. (L. 2083).
Biens ecclésiastiques en 1790. — 1° le chapitre de Saint-Martin de Tours : 1.760 1. ; 2° la cure d'Aubigny possède en fondations 8 terées de terre et 5 setiers de blé de rente, le tout estimé 70 1. ; 3° la fabrique d'Aubigny : 15 journées de prés et 24 seterées de terre, le toul estim. 4G1 1. ; 4° le chapitre de Léré : 400 1. ; 5° le sieur Trumeau, titulaire du bénéfice de Saint-Paul à Aubigny : 217 1. ; 6° les chanoines • le la Sainte-Trinité d'Aubigny : 1.1001. ; 7° l'IIôtel-Dieu d'Aubigny : 1.034 1. : 8° les Augustins d'Aubigny : 1001. ; 9° les Religieuses hospitalières d'Aubigny : 781. (G. 583bi8).
Cure. — La même que celle d'Aubigny- Ville.
Sources a consulter. — Frémont, III, 334, et voy. la Bibliographie d'Aubigny-Ville.
(Ms. origin. signé. Arch. du cher, titres incend., 1. 37.)
Assemblée électorale, le 2 mars, en l'hôtel de ville de la pan sous la présidence de François Bougeret, avocal en Parlement, lieutenant particulier du bailliage de cette ville.
Population. — 70 feux.
Comparants. — Rein- Turpin, syndic, Joseph Dartonne, François Depardieu, Jean Grelot. Silvain Henry. Jean Portail, André Boussacq, Pierre Fouraier, Etienne Chollet, Maurice Pépin, Silvain Berton,
Silvain Desmuée, André Bureau. Guillaume Poupat. Jacques Lacoudre, Etienne Turpin Louis Chenielle. Pierre Samour, Louis Bedu. Pierre Quillerier, Jean Bertet. François Bedu, François Bedu, Edme Senée, Pierre Millard. JeanGuillon, Etienne Poupat. François Carré, Jean Carré, Etienne Gibault, Jean Bedu. Etienne Thébault, Pierre Henry. Jean Morot, François Millet, Jean Pelloile.
Députés. — François Bougeret. lieutenant particulier, et René Turpin, syndic.
10 signatures, y compris celle du Président.
(Ms. original signé. Paraphe de Bougeret. Arch. du Cher, titres incend., 1. 37.)
Cahier des demandes, plaintes et dolrnnces des habitants
t i 'A u h lg n y- T II la g es.
Les habitants dudit Aubigny-Villages, dénommés au procès-verbal de nomination de leurs députés et soussignés, sans se livrer au détail de tout ce qui peut concerner les >ins de l'État, la réforme des abus et l'établissement d'un nouvel ordre fixe et durable qui puisse opérer la prospérité du royaume, sur tous lesquels objets leurs députés en concerteront et aviseront ce qui sera le plus utile et convenable avec tous les autres députés du grand bailliage de Berry à Bourges, lors de l'assemblée générale qui doit s'y tenir les neuf et seize du courant, ont cru et croient devoir charger leurs députés de représenter pour ladite communauté d'Aubigny-Villages :
[1°] Que le sol et terrain des deux tiers de cette paroisse est dénature fort sableuse [ et l'autre tiers est dans une situation qui, à raison de son humidité, n'en permet souvent que la culture partielle, indépendamment de ce qu'il ne peut produire que par l'effet des améliorations et de la marne.
1. Aubigny-Villages était, en effet, situé en Sologne. Voir une description détaillée de cette région dans un mémoire adressé en 1762 à la Société d'Agriculture de Bourges (Arch. du Cher, C. 1318).
AUBIGNY-VILL VGRS
2 Que les prés et pacages1 sont d'une qualité si inférieure qu'ils ne permettent pas d'élever et nourrir les gros bestiaux : nécessaires pour leur culture et labourage, desquels ils sont dans I;» nécessité de se pourvoir aux foires, par achat, les revendant après le service qu'ils en ont fait, à perte, en ce qu'ils ne peuvent les faire engraisser.
[3°] Que leurs impositions sont portées au delà de leurs forces, surtout depuis le passage des troupes par Aubigny, ce qui leur occasionne des pertes à raison de la conduite et devrait par cette raison leur l'aire éprouver une diminution, ainsi que l'éprouvait la paroisse deConcressault, lors de leur passage, qui depuis profite du bénéfice du soulagement qui devrait avoir lieu sur eux.
|4°] Que les biens qu'ils exploitent sont trop chargés de terrageset de rentes inamortissables (sic), en ce qu'elles sont dues à des gens de mainmorte, ce qui ne leur laisse que très peu de chose des fruits de leur récolte, après leur acquittement, et décourage les agriculteurs.
[5°J Qu'enfin le prix du sel étant excessif et augmentant
1 Voici quel était en 1774 la valeur des divers biens
NATLTU-:
DES BIENS
LEUR résultant
PRIX COMMUN de leur qualité
médiocre mauvais
GRAINS
ET AUTRES DENRÉES
leur mesure
leur poids
leur prix commun
bon
Près
Froment
Seigle
Orge
Avoine
Sarrasin
setier »
Terres
Bois-futaies..
Taillis
Paturaux ....
Bruyères
« Les terres et autres héritages sont de la plus mauvaise qualité ; le terrain est tout sable léger et sec qui devient bruyère lorqu'on le laisse quatre à cinq ans sans le cultiver. Ce terrain ne produit pas de froment; il n'est propre qu'au seigle et au blé noir; il ne l'a ut pas d'autres preuves qu'il est mauvais... La rivière de Nère qui traverse cette paroisse n'est qu'un petit ruisseau. Les habitants n'en sont pas riches; il n'y a aucun propriétaire exploitant. Tout le terrain n'est que sable léger et fort aride, n'étant pas même susceptible d'amélioration ni engrais : il ne produit que du a< et en très petite quantité et, pour tout petit blé, du sarrasin, grain d'un très
mauvais produit et très casuel Le pays comporte des bêtes à laine, mais
la maladie rouge en fait mourir tous les ans une grande partie. Il est vrai que li pourriture assez ordinaire en certains cantons n'y est point à craie (C. 232, Rôle des vingtièmes pour 1771,.
2. Les bœufs achetés venaient du Bourbonnais; ils coûtaient de 120 à 200 livres la paire (C. 1318, !oc. cit.).
de jour à autre, il serait désirable qu'on supprimât les impôts dont il est chargé, en les remplaçant par un impôt moins onéreux et d'une perception plus simple et moins coûteuse.
Bertet, Turpin, syndic, Senée, L. Carré, Louis
Bedu, Grelot, Grelot, Samour, Jean Moreau,
Peron, commis-greffier.
Le présent cahier, contenant deux pages, a été de nous, François Bougeret, avocat en Parlement, lieutenant particulier au duché-pairie d'Aubigny, coté et paraphé ne varietur par première et dernière, ce jourd'hui deux mars mil sept cent quatre-vingt-neuf.
Bougeret.
AUBINGES
Identification. — Cher, arr. Bourges, con Les Aix-dAngillon. Général., élect. et grenier à sel de Bourges.
Population. — En 1793 : 800 habitants (L. 175) ; aujourd'hui : 506. Mouvement en 1787 : N. 25, M. 5, D. 29 (G. 156).
Plumitif pour 1789. — M. de Boutillier. 127 feux. Blés et menus bestiaux. 8 1. 6 s. par feu pour le principal. Taiîlables : 7 laboureurs dont 1 de 421., 3 de 20 à 30 1., 3 de 10 à 201., 120 manœuvres, dont 17 de 10 à 201., 103 au-dessous de 10 1., et exploitants qui paient 60 1. Comme dans le général de l'élection ; il y a quelques fruits (C. 1109).
Impositions pour 1789. — Taille, 1.040 1. ; access., 562 L, capital, 579 1. ; au total : 2.181 1. Vingtièmes, 561 1. 13 s. 3 d. (C. 1109 et 1170).
Privilégiés. — 15 ecclésiastiques, 6 laïcs. Suppl. desdits privilèqiés : 156 1. 15 s. (L. 2083).
Biens ecclésiastiques en 1790. — 1° La cure : maison curiale et autres bâtiments : 50 1. , un enclos : 4 1. , jardin : 4L, 92 boisselées de terre: 1381., prés: 120 1., 26 journées de vigne: 54 1., grosses et menues dîmes: 409 L, dîmes novales : 19 1., rentes actives : 80 1. ; au total: 878 1. ; 2° les Ursulines de Bourges: 310 1. ; 3° le chapitre
AUBINGES 23
Saint-Itier des Aix : 3.0501. 13 s. .'5 d. : i" la cure de Rians: 151. ; ;»" un bénéfice de, Saint-Etienne de Bourges: 61. : 6° la cure de Sainte-Solange: 24 1.; 7" le chapitre Saint-Etienne de Bourges: L5 1. ; 8° la Trinité d'Aubigny : 270 I. : 9° le prieuré de Prunesac: 325 1. ; 10° les Carmes de Bourges: 20 1. ; 11° l'abbaye de Lorois : KK'» 1. ; 12° la cure du Fourchaud de Bourges : 150 1. ; 13° les Cordeliers de Bourges: 36 1. (C. :>N3bis).
Cure. — Revenu nel en L791 : 820 1. lis. (L. 75, f° 30™). Patron en 1772 : le chapitre des Aix.
Sources a consulter. — Titres de la famille Lemort de la Bcnnauderie (Arch. du Cher, E. 817 à 819) : Frémont, II, 18(J.
2° PROCÈS-VERBAL D'ASSEMBLEE (Ms. origin. signé. Arch. du Cher, titres incend., 1. 37.)
Assemblée électorale, le 1er mars, dans une des chapelles dudit lieu, sous la présidence de Pierre Léonard Virtelle, curé de la paroisse.
Population. — 90 feux.
Comparants. — Pierre Gaultier, syndic, François Gordier, père, François Cordier, fils, François Gadouin, Edme Bonnet, Barthélémy Loyseau, Silvain Riffaut, Barthélémy Belleville, François Besson, Pierre Paulin, Pierre Larrat, Claude Besse, François Chabot, et autres habitants de la paroisse.
Député. — Pierre Gaultier, syndic.
13 signatures, y compris celle du Président.
(Ms. original signé. Paraphe de Virtelle. Arch. du Cher, titres incend. \ 1. 37.)
Sa Majesté Louis Seize, notre digne monarque, [a] permis, tant par son règlement du 24 janvier 1789 que par sa lettre pour le 27 avril même année, de rédiger le cahier des doléances et plaintes de chacune des paroisses de son royaume. Nous, habitants de la paroisse d'Aubingcs composée de 90 feux, tous nés Français et compris dans les rôles des impositions, y avons vaqué, puis nous l'avons unanimement présenté au sieur Pierre-Léonard Virtelle, notre curé, signé de tous ceux de nous qui savent signer et en la teneur suivante, pour très humblement réprésenter audit seigneur Roi, notre bon maître :
1° Que le sel se trouvant porté à un trop haut prix, il est impossible au plus grand nombre de pouvoir aller lever la quantité qui leur en est fixée, ni même se procurer celui dont ils ont besoin pour la semaine ; que, d'ailleurs, étant éloignés de cinq lieues du grenier à sel, ils sont forcés, par le retard de sa livraison, de revenir à la nuit, ce qui, en leur causant de la peine et de la dépense, les détourne forcément d'un travail précieux.
2° Que leur dite paroisse se trouve d'autant plus chargée d'impôts qu'elle est d'un terrain fort borné et possédé en majeure partie par différents bénéficiers étrangers, ce qui les prive de blé au moins la moitié de l'année.
3° Que les vins qu'ils récoltent étant très peu recherchés, ils se trouvent, faute de débit, privés du fruit, peines et travaux, ce qui les met le plus souvent fort en peine tant pour vivre que pour payer leurs impôts et fermes.
4° Que l'imposition des travaux publics leur cause un redoublement de malheur.
Couet, Besson, Belleville, Paulin, Larrat,
CORDIER, CORDIER, BONNET, CHABOT, GaDOIN,
Riffault, Gautier, Virtelle, curé.
AVORD
Identification. — Cher, arr. Bourges, con Baugy. Général., élection et grenier à sel de Bourges.
Population. — En 1793 : 708 habitants (L. 175) ; aujourd'hui : 1.518. Mouvement en 1787: N. 17, M. 6, D. 11 (C. 156).
Plumitif en 1789. — M. de Troisbriou. 39 feux. Blés et gros bestiaux. 15 1. 18 s. par feu pour le principal. Taillables : 23 laboureurs dont 7 de 30 à 40 L, 7 de 20 à 30 1., 8 de 10 à 20 1., 1 de 10 1. et 16 manœuvres tous au-dessous de 10 1. Bonne récolte (C. 1109).
Impositions pour 1789. — Taille, 620 1. ; access. , 335 1. ; capitat. , 345 1. ; au total : 1.300 1. Vingtièmes, 1.477 1. 6 d. (G. 1109 et 1170).