I. K) s. 9d. (L. 2()xl
Biens ecclésiastiques en L790. — 1° La cure: maison curiale, bâtiments en dépendant et une boisseléede jardin : 2 ]. , 2 arpents I ~ de pré: 15 1. , grosses el menues dîmes: L.300L, lainage et charnage : 70 1., Qovales : 61., rentes actives: 81. : an total : 1.431 l. Nota: dette cure, à chaque mutation, paye 2401. de droits féodaux à la seigneurie de Savigny, dont relève la dîme inféodée donl jouit le curé d'Avord ; 2° le prieuré de Notre-Dame de la Soutreine (Souterraine?) : £.060 1. 19 s.; 3° le chapitre du Château-lès-Bourges: 575 1.; i" l'abbaye de Bussières : 380 1.7 s.: 5° le chapitre Saint-Etienne de Bourges: £8 1. ; 6° la fabrique d'Avord, rentes actives: 8 1. (G. 583bia).
Cure. — Revenu en 17(J1 : 2.831 I. 4 s. ; dépenses : 1.081 1. 10 s. (L. 75, f° 39). Patron en 1772 : l'archevêque de Bourges.
Sources a consulter. — Titres du marquisat de Villequicrs (E. 820 à 856) : Frémont, II, 201.
2° PROCÈS- VERBAL D'ASSEMBLÉE (Ms. origin. signé. Arch. du Cher, titres incend., 1. 37.)
Assemblée électorale, le 2."> février, en la maison curiale de la paroisse, sous la présidence de Jean Mollat, curé, en l'absence d'un officier public.
Population. — 45 feux.
Comparants. — Mathieu Pigeât, syndic et laboureur, Hugues Moreau, fermier, Jacques Thomas, maréchal, Jean Valet, laboureur, Antoine Rotillon, laboureur, Claude Roux, manœuvre, François Charpentier, laboureur, Jean Rambuteau, cabaretier, Claude Paris. laboureur, André Bonard, laboureur, Jean Mulot, laboureur, François Guérin, marchand, Jacques Berger, manœuvre, Pierre Martin, maréchal et cabaretier, Christophe Bernadin, tisserand, Jean Crotat, laboureur, Jean Bernadin, meunier, Jean Bourderieux, manœuvre, Jean Pilet, laboureur.
Députés. — Hugues Moreau, fermier, et Antoine Rotillon, laboureur.
4 signatures, y compris celle du Président.
(Ms. original signé. Paraphe.de Mollat. Arch. du Cher, titres incend.,
Puisqu'il est' maintenant permis d'ouvrir la bouche, de décharger son cœur sur tous les abus qui régnent dans le royaume, et qu'un prince bienfaisant veut bien interroger ses sujets pour apprendre d'eux les objets de leurs plaintes et doléances, quelles consolations ne doivent pas goûter des enfants qui sont assurés de la tendresse de leur père qui ne s'informe de leurs maux que pour y apporter les remèdes les plus prompts et Jes plus efficaces ! Il est donc venu ce temps où l'habitant de campagne trouve enfin des cœurs sensibles à sa triste destinée et prêts à partager avec lui le fardeau des impôts qui le font gémir depuis si longtemps ! Nos peines n'étaient point inconnues, mais, hélas ! on ne pensait point à y mettre fin. Il est temps que les abus soient réformés et que le cultivateur soit entendu sur des plaintes étouffées jusqu'à ce jour sous le poids de la domination. Béni soit à jamais le monarque aux ordres duquel nous obéissons avec les transports de la joie la plus pure ! En traçant ici nos doléances, nous ne demandons pas à amasser des trésors ; accoutumés à une vie laborieuse, nous ne soupirons pas après un autre état ; notre subsistance, celle de nos enfants, l'accomplissement de nos engagements : tels sont les objets de nos désirs. Quand seront-ils accomplis ? Puissions-nous voir enfin se briser les barrières qui s'opposent à notre bonheur ! Les obstacles ne sont point insurmontables ; un peu de condescendance de la part du clergé et de la noblesse et voilà notre sort changé et nous n'aurons plus à gémir sur la multitude des abus dont nous sommes journellement la victime, qui sont :
1° Le haut prix du sel. — Que de pauvres parmi nous sont forcés de se passer souvent de soupe, la principale nourriture de l'habitant de campagne, par la disette de sel qu'il n'a pas le moyen d'acheter ! Le sel est nécessaire pour médicamenter les bestiaux et utile pour les semences, mais ce n'est qu'avec beaucoup de réserve qu'on l'emploie à ces usages. De plus, qu'il est triste de se voir contraint et forcé de lever du sel au grenier quelquefois plus qu'on en peut consommer ! On emploie chaque année des sommes considérables pour prévenir et arrêter les fraudes ; ne vaudrait-il pas mieux les employer à diminuer la valeur du sel ? Les fraudes cesseraient, la consommation augmente-