COMMUNICATION DU MINISTRE DE L INTERIEUR
Malgré des avertissements réitérés insérés au Journal officiel, certains journaux persistent à donner dans leurs colonnes des renseignements de la nature la plus coupable sur les dispositions de défense et sur les opérations projetées.
Le Gouvernement fait encore une fois appel au patriotisme de la presse, et il déclare que si de sem-
1. Cette note fut motivée par une manifestation faite la veille à l'Hôtel-de-Ville par M. Flourens et quatre bataillons sous ses ordres. Introduit dans la salle des séances du Gouvernement,, M. Flourens, au nom de ses commettants, avait résumé leurs griefs en ces termes :
Il réclamait : 1° que tous les gardes nationaux fussent armés de fusils à tir rapide et conduits devant l'ennemi;
2° Que les sorties fussent plus nombreuses;
3° Que des commissaires de la République fussent envoyés dans les départements ;
4° Qu'on procédât immédiatement aux élections municipales et au rationnement des subsistances.
Une discussion assez vive s'engagea entre le général Trochu, M. Gambetta et M. Flourens, à la suite du discours de ce dernier, qui fut très vivement et très victorieusement combattu. La foule qui stationnait sur la place fit éclater, au départ de M. Flourens et de ses bataillons, les marques très vives d'une désapprobation unanime. (Journal du Siège de Paris, t. II, p. 41.)
blable> infractions se renouvellent, il sera dans la nécessité de les déférer à la cour martiale.
Le ministre de V intérieur, Léon Gambetta.
ARRÊTÉ DU MINISTRE DE L,' INTÉRIEUR SUR L'ORGANISATION DES BATAILLONS AUXILIAIRES DU GÉNIE (GARDE NATIONALE)
Le ministre de l'intérieur, sur la proposition du secrétaire général,
Vu le décret du 14 septembre 1870;
Vu les arrêtés ministériels des G et 30 septembre 1870 ;
Considérant que, dans les opérations de siège, le rôle des travailleurs employés à construire ou à réparer les ouvrages de défense n'est pas moins essentiel que celui des combattant- ;
Qu'il est doue nécessaire d'organiser au sein de la garde nationale des corps auxiliaires de génie militaire ;
Que les bataillons nouveaux, auxquels des armes n'ont pu être délivrées, peuvent, dès à présent, rendre des services signalés en concourant aux travaux de défense,