M. Challemel-Lacour télégraphia le lendemain : « Le gêné
15 octobre 4870. — A préfet. — Merci, mon cher ami, pour votre énergie, votre tact et votre parfait accord avec nous. Nous savions bien qui nous pincions à la tête de cette difficile cité de Lyon. Espérons qu'à force de dévouement et de patience, nous arriverons à rétablir toutes nos affaires.
16 octobre 1870. — A préfet. — Il me faut sans retard l'état de l'habillement et de l'équipement des mobiles cantonnés dans le Rhône. Est-il vrai que vos gardes mobiles du Rhône soient devant l'ennemi sans havresacs? S'il en est ainsi, pour remédier à cet état fâcheux, entendez-vous avec intendant militaire. Réponse urgente.
16 octobre 1870. — A préfet. — Je vous félicite. Soyez sans crainte, je vois toutes les dépêches. Je compte bien que Lyon imitera Paris1.
19 octobre 1870. — A préfet. — Je regrette de n'avoir pu me rendre à Lyon; ce n'est que voyage ajourné. Je ne pouvais rester plus de 48 heures absent de Tours.
Je compte bien que Lyon se défendra avec la dernière énergie et rivalisera avec Paris.
Il n'est pas question de renvoyer le génie de Lyon à Valence. Je ne comprends même pas qui a pu vous amener à me poser semblable question2.
Je vous promets de vous envoyer toute l'artillerie que vous désirez ainsi que les mille marins. Mais détaillez ce qu'il vous faut en fait d'artillerie et de munitions.
20 octobre 1870. — A préfet. — Comment pouvez-vous demander trois cents bouches à feu alors que, par suite de nos catastrophes, il nous en reste à peine le double pour toute la France? Même observation pour le surplus de votre dépêche. On fera tout pour le mieux, mais n'exagérez rien, ni le danger que vous courez ni les moyens que nous avons d'y parer. Votre dépêche est recommandée à la guerre.
rai Mazure a été mis en liberté ce matin; je l'invite à partir immédiatement pour Tours. Mesures sont prises pour que cet élargissement n'amène aucun désordre. »
1. En réponse à cette dépèche : « L'évacuation des Vosges par l'armée, prouve que Lyon est sérieusement menacé. »