MM. Crévisier et Crémer
3. Cet individu se prétendait chargé d'une mission dans l'Est et s'était mis en relation avec des officiers.
mencer et conformément à l'avis du directeur général, retirez-lui la franchise télégraphique dont il n'a plus que faire aujourd'hui.
16 novembre 1870. — A préfet. — C'est moi qui ai donné l'ordre relatif aux troupes de Chagny et dont vous vous plaignez si amèrement1. J'avais toujours pensé que la ville de Lyon ferait comme la ville de Paris; que pourvue de munitions, d'approvisionnements, bien armée, elle arriverait à se fournir elle-même et qu'elle ne gênerait point les opérations de l'armée qui doit sauver le peuple, assurant le déblocus de Paris. Je vous ai donné, pour atteindre ce résultat, tout ce que vous m'avez demandé. Je continuerai à vous donner tout ce dont vous aurez besoin, excepté l'armée qui doit opérer dans l'intérêt de Paris et de la France. C'est une détermination irrévocable, car c'est à Paris et non à Lyon que se joue le salut de la France.
Redoublez donc d'efforts. Votre garnison sera complétée. Exercez vos gardes nationaux. Préparez-les a acquérir dans la défense de Lyon le rôle que les gardes nationaux de Paris jouent dans la défense de la capitale. Je vais laisser le 82e provisoire que vous demandez avec Bressolles. Mais rappelez-vous qu'il est impossible, dans l'état actuel des opérations militaires, de laisser un corps d'armée devant chaque chef-lieu de département pour la défense.
16 novembre 1870. — A préfet. — Je vous ai autorisé à faire relluer sur leur quartier général les prétendus garibaldiens qui s'arrêtent à Lyon pour y faire du désordre. Prenez vos mesures en conséquence. Je n'ai jusqu'à présenl reçu aucun délégué 2. Je ferai droit à vos observations.