‹ Dépêches, circulaires, décrets, proclamations et discours de Léon GambettaChapitre 196 sur 208 · Dépêche du général Bressolles au ministre de la guerre · texte numérisé non relu

Dépêche du général Bressolles au ministre de la guerre

2. M. Alexandre tut révoqué le 1er décembre : « Cet officier parfaitement incapable, écrivait le préfet, va disant publiquement qu'il y avait à Brest 50,000 remington pour Lyon, et que seul j'ai empêché que ces fusils fussent donnés. Il a ainsi provoqué un conflit entre les chefs de bataillon et moi. »

S. Réponse à une lettre particulière de M. Challemel-Lacour, en date du 1er décembre.

égard. Il est décidé à vous soutenir de toute son influence. Il pense que dans la situation actuelle vous devriez chercher votre point d'appui dans le conseil municipal. A vous d'apprécier la valeur de ce conseil. Quant à moi, je vous renouvelle tous mes sentiments.

4 décembre 1870. — A préfet. — Prévenez le général Garibaldi qu'un polonais nommé Koscielski, qui va probablement essayer de pénétrer dans son état-major, est un employé des alfaires étrangères de Berlin, qui a même été, l'année dernière, employé à l'ambassade de Prusse à Paris.

0 décembre 1870. — A préfet. — Faites-moi dans le plus bref délai vos présentations pour les deux postes importants de commandant du camp et de vice président civil de Sathonay.

Renouvelez votre dépêche sur nomination du successeur de l'ex-général Alexandre, afin que je puisse faire régulariser cette nomination. Où en étes-vous avec Bressolles?

0 décembre 870. — Am même. — Tout ce que vous me dites sur Bordone m'est connu1; mais je ne puis l'enlever k Garibaldi qui veut le garder. C'est sur Garibaldi directement qu'il faut agir.

décembre 1870. — Au préfet. — Nous sommes arrivés à Bordeaux à 11 heures et demie du matin, après un aussi bon voyage que possible2.

.h: voua remercie de vos bonnes dépêches, notamment de celle qui annonce l'évacuation de Dijon. Je vais me mettre ;i la besogne pour reprendre le plan que je vous ai exposé. Tout le monde ici vous envoie ses meilleures amitiés.

28 décembre 1870. — Gamb<itn d préfet <ht Rhône. —

Continuez sans vous préoccuper de la protestation Lecesne''.

1. En réponse à cette dépêche : « La conduit»1 de Bordone à Autuii »"-t L'objet des plaintes de tous, une cause de découragement, un péril trè Elle méritera un conseil de guem

2. M. Qambetta, arrive à Lyon le 21 décembre à la suite do l'assassinai du commandant Arnaud, <-t;ot reparti l»1 21 déceinhre pour Bordeaux. (Cf. chap. v, p. 303 et su.)

3. Il iagi( de crédits urgents demandés par M. Challemel-Lacour et qui n'avaient pas été notifiés par M. Laurier au trésorier-payeur de Lyon.

512 DÉPÈCHES AUX PRÉFETS

29 décembre 1870. — A préfet. — Faites venir Frappoli immédiatement. Dites-lui qu'un premier crédit de 100,000 francs est ouvert ce soir même. Engagez-le à continuer son œuvre, assurez-le de ma sympathie à la condition qu'il m'enverra l'état des hommes qu'il a déjà levés et qu'il pourra m'assigner l'époque à laquelle il pourra entrer en campagne.

3 janvier 1871. — Gambetta à préfet, Lyon. — Mon cher ami, je vous prie de ne pas prêter l'oreille aux réclamations de Bressolles et Busseroles au sujet de Cremer. Une opération grave est entamée. Tout a été réglé même dans les détails; il est important de ne pas intervenir dans la conduite de ces opérations1. Je vous prie de ne rien télégraphier à Cremer, vous pouvez être assuré que tout est surveillé avec soin.

5 janvier 1871. — A préfet. — M. Pinard, ancien ministre de l'empire, vient d'être arrêté à Autun; l'interrogatoire terminé, faites-lui connaître la mesure qui tient éloigné du territoire tous les personnages compromis dans les conseils de l'ex-empereur. Écrivez-moi à cet égard.

o janvier 1871. — Ministre guerre à M. Spuller, inspecteur des camps, Lyon. — Je reçois votre dépêche. Aussitôt votre bureau installé, rendez-vous immédiatement auprès des préfets des départements dont les mobilisés doivent être envoyés au camp de Lyon ; activez la formation des légions dont nous avons un besoin pressant. Commencez par le préfet de la Loire, qui doit être prêt à l'heure qu'il est. Je compte sur votre zèle et votre diligence. Les deux jeunes gens seront pourvus chacun d'une commission de sous-lieutenant au titre auxiliaire. Je ne vois pas l'utilité de les nommer dans l'état-major puisqu'ils ne sont pas aux armées; mais le but que vous vous proposez sera atteint. Aussitôt que vous pourrez aller à Nevers, ne manquez pas de le faire ; votre présence y est réclamée. Marchez constamment d'accord avec le préfetdu Rhône, qui est au premier rang de nos amis les plus chers et de nos collaborateurs les plus précieux.

31 janvier 1871. — Gambetta à préfet du Rhône. Confidentielle et chiffrée. — Mon cher ami, je n'ai pas besoin de vous affirmer que j'ai fait tous mes efforts pour vous trouver un

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