Freycinet, loc. cit., p
sur la surface du territoire, destinés a concentrer et à organiser militairement tout le monde. Joint au décret sur la création des batteries d'artillerie par département1, ce décret vous prouvera nos résolutions ft notre manière de comprendre la guerre àoutrance, avec la certitude, que nous avons pleine et entière aujourd'hui, de pouvoir la continuer avec des chances sérieuses, môme après la chute de Paris, si un tel malheur pouvait venir s'ajouter à tous nos désastres.
Tel est le tableau réel de notre état militaire. Je ne cherche pas à grossir nos ressources, car je m'abstiens de vous faire connaître quel sera, au 15 janvier, le formidable armement de la France en canons, armes et engins de toutes sortes. Si nous atteignons ce terme, nous serons réellement armés jusqu'aux dents cl en état d'assurer une foudroyante revanche. De toutes ces choses, je n'ai pu accomplir les unes et proposer les autres qu'en faisant appel au génie civil de la France. J'ai mis à contribution, en réquisition et en œuvre, toutes les intelligences et toutes les aptitudes des hommes de science et d'industrie. J'ai certainement, mais je ne pouvais faire autrement, complètement transformé le ministère de la guerre. Les ingénieurs et les savants dominent un peu partout, à L'intérieur comme à la guerre; mais leur coopération a été merveilleusement accueillie et appréciée par les militaires. Il ne s'est produit entre eux ni froissements ni conflits; j'ai eu la bonne fortune de trouver des collaborateurs à la fois novateurs et prudents. Il me serait trop long de vous en donner la brillante liste, mais je ne peux cependant passer sous silence le plus éminent d'entre eux, mon délégué au ministère de la guerre, M. Charles de Freycinet, dont le dévouement «•I la capacité puissante se sont trouvés à la hauteur de toutes Les difficultés pour les résoudre, comme de