Cf. Rapport de M. de Chaudordy, du 16 décembre
4. Cf. Dépêches <!<• lord Granville ;> lord Lyons, Jn janvier, l lord Lof tus, même date.' Ces dépêches, qui dénotaient de la part <!<• l'Angleterre une sympathie plus efficace que par le passé, il<>niiciii la mesure de ce qu'un diplomate habile aurai) pu obtenir â Londres. v"i: i . loc. cit., t. II. p. I
car il peut, à un moment donné, produire des effets décisifs. M. de Chaudordy et mes collègues de la délégation pensent même que je ferais bien d'aller passer quelques jours à Londres pour en recueillir les fruits dans 1 intérêt de notre pays. Je résiste à aller prendre une place qui n'appartient qu'à vous et que vous seul pouvez remplir avec l'autorité morale qui vous est propre; mais j'ai tenu à vous faire part des désirs exprimés en Angleterre même pour bien vous montrer le prix que l'on attache à voir enfin la République française reconnue et en quelque sorte consacrée par les acclamations d'un peuple tout entier. Au milieu des difficultés qui vont se presser devant nous, il me paraît presque illusoire de songer à vous entreprendre.
Quant à la guerre, et à la situation militaire où nous sommes placés depuis nos derniers revers, je n'ai que peu de chose à vous dire. Dans le Nord, Faidherbe, dont la constance et le patriotisme, ainsi que le talent militaire, sont au-dessus de tout éloge, répare ses pertes et refait ses troupes en couvrant d'ailleurs les places du Nord. Il ne pourra guère rien tenter avant le 1er février. Je fais passer au général Chanzy, dont la situation est un peu dégagée, les nobles paroles que vous me chargez de lui transmettre. Elles sont la plus belle récompense due au plus impassible et au plus confiant de nos chefs militaires.il a reçu des renforts et il pourra, je pense, sortir bientôt de ses positions de retraite. La ligne de la Loire et du Cher est actuellement le théâtre d'une opération militaire confiée au 25e corps et qui pourrapermettre à Chanzyune offensive plusprompte1. Nous réoccupons, avec les forces tirées de Nevers une partie de l'Auxerrois et l'Avalonnais. Garibaldi2