‹ Dépêches inédites du chevalier de Gentz aux hospodars de Valachie pour servir à l'histoire de la politique européenneChapitre 3 sur 26 · DÉPÊCHES INÉDITES : 1814. C · texte numérisé non relu

DÉPÊCHES INÉDITES : 1814. C

mit sans murmure à cette déclaration, en ajoutant même qu'il la trouvait « juste et convenable ». Lorsqu'on se rappelle quel rôle immense cette question des droits maritimes a joué dans l'histoire de notre temps, ce seul lait en dit plus que des volumes. II accéda de même à la déclaration (en vérité fort étrange) que les quatre Puissances négociaient au nom de l'Europe tout entière. Il insista seulement sur ce que, sans aucune perte de temps, on lui communiquât les conditions fondamentales. Mais, pour le coup, le comte Rasoumoffsky eut recours à une pitoyable chicane , pour éluder cette question et terminer la première séance.

La seconde eut lieu le 7. Les plénipotentiaires des cours alliées firent connaître enfin au plénipotentiaire français l'article de leur instruction qui regardait les cessions territotiales. Le duc de Vicence observa alors : « Qu'il aurait certainement beau jeu s'il voulait faire la critique de cet article; que cet article se trouvait en contradiction manifeste avec les bases énoncées au mois de novembre et acceptées par la France sans objection ; qu'il paraissait extrêmement injuste de vouloir priver la France seule de tout ce qu'elle avait gagné depuis vingt ans, et de la resserrer dans les limites les plus étroites, sans songer aux agrandissements énormes que d'autres Puissances avaient acquis pendant la I. 5

même période, et sans s'occuper le moins du monde de leurs limites; que, d'ailleurs, il était inouï d'exiger des sacrifices de cette importance et de ne pas même instruire celui qui devait les faire de l'emploi auquel on les destinait; que cependant, pour accélérer la paix, il abandonnerait toutes ces objections, et s'expliriuernit sur-le-cli<iinp sur l'article des cessions territoridles, cjuelcjiie sévère (futlfùl, si les plénipotentiaires des cours alliées lui déclaraient que c'était là le terme de leurs prétentions , ou si au moins ils lui communiquaient un projet contenant l'ensemble de tout ce que l'on exigerait de la France pour lui accorder la paix. »

Ce langage était si juste et si raisonnable que tout le monde en fut frappé. Le comte Stadion et les plénipotentiaires anglais en convinrent dans lem'S réponses. M. de Ilumboldt, initié dans le secret, garda le silence. Mais le comte Rasoumoffsky ne tarda pas d'annoncer que ses instructions ne l'autorisaient point à s'expliquer sur une question aussi difficile, et que, ne pouvant accéder à la proposition du duc de Vicence, il ne lui restait que de demander de suspendre la négociation.

Tel fut le premier acte des conférences de Châtillon ; telle fut la situation des clioses lorsque la fortune de la guerre semblait, après tant de morti-

fications, sourire encore une fois à l'Empereur Napoléon.

Les pertes auxquelles les Russes et les Prussiens s'étaient gratuitement exposés, entre le 10 et le 14 février', avaient au moins cet avantage que la voix des hommes calmes et sensés fut écoutée avec un peu plus d'indulgence. L'Empereur Alexandre, à qui ces journées avaient coûté de quinze à vingt mille liommes, comprit enfin que cette entrée triomphale à Paris, à laquelle son amour-propre attachait un si grand prix, pourrait bien rencontrer plus d'obstacles qu'il n'en avait admis dans sa première ardeur. Il se rapprocha avec cordialité de MM. de Metternich et de Schwarzenberg. Lord Castlereagh s'étant rendu à Troyes pour rétablir la marche de la négociation, on discuta de nouveau , dans des conférences ministérielles entre lord Castlereagh, le prince Metternich, le chancelier Hardenberg et le comte Nesselrode, toutes les questions relatives à ce grand objet, et, cette fois-ci, on les discuta à fond. L'idée de travailler directement à la chute de Napoléon fut entièrement réprouvée ; on convint de mettre un terme aux mauvaises chicanes de M. de Rasoumolfsky, et l'on

' Dans les combats de Ghampauherl, Moiitmiiail, Cliàteau-Tliierry, Étogcs et Vaucbamps.

s'accorda sur un projet comprenant, comme le duc de Vicence l'avait demandé, la totalité des conditions que les Alliés avaient à proposer à Napoléon. Quant aux cessions territoriales, ce nouveau projet était absolument calqué sur l'ancien, tel qu'il est exprimé dans l'instruction du 29 janvier; il y est question aussi de restitutions pécuniaires, mais pas comme d'une condition sine qua non. Tout ce qui avait l'air de n'être imafjiné que pour 1 humiliation fut retranché; enfin, on promit même d'entrer en explications avec la France, sur les arrangements politiques relativement aux autres

pays de l'Europe

Depuis la séparation des deux armées et la retraite momentanée de l'armée principale ', le crédit et l'ascendant du parti modéré ont beaucoup au(jmenté au quartier ."général. M. de Metternich, qui pendant quelques semaines se voyait réduit à louvoyer à travers la tempête, tient aujourd'hui de nouveau le (gouvernail avec autant de supériorité que jamais. Secondé par lord Castlereagh, ayant ramené l'Empereur de Russie de plusieurs de ses idées chimériques, secrètement d'accord avec le Roi de Piusse et son principal ministre (malheureusement obligés l'un et l'autre à dissi-

' A la suite tics revers du inaréclial Bluclicr.

muler leur vraie opinion), et toujours bien soutenu par son propre souverain , je crois qu'il fera triompher les principes pacifiques, et qu'à moins d'un dérangement imprévu, il terminera cette guerre d'une manière aussi prompte qu'honorable.

Je ne suis pas de ceux qui auraient cru l'Europe en grand danger si la France avait conservé une partie des conquêtes qui ont arrondi son territoire depuis 1789; et il est certain que l'équilibre politique ne sera ni essentiellement consohdé, ni sérieusement compromis, par telle ou telle démarcation des frontières. Mais l'expédition en France une fois en train, il serait sans doute d'un mauvais augure pour la tranquillité future de l'Europe, que les Puissances fussent obligées de renoncer à tous les fruits de cette entreprise, et de constater, par un aveu formel, que leurs efforts n'ont jamais pu les conduire au delà des bases du Rhin, des Alpes et des Pyrénées. Après tout, cependant, ce dénoûment serait beaucoup moins fâcheux, selon moi, que celui de la destruction entière du Gouvernement actuel et le rétablissement de la Maison de Bourbon ; événement qui favoriserait la Russie (et tout au plus l'Angleterre) aux dépens de tout le reste de l'Europe, — qui, par la liaison intime qu'il entraînerait entre la France et la Russie, compromettrait extrêmement les intérêts de l'Autriche, et

les intérêts bien entendus de l'Allemagne et de tous les États intermédiaires, y compris la Porte Ottomane,— et qui bouleverserait de nouveau toutes les combinaisons et tous les calculs politiques. La paix avec Napoléon , sur des bases rapprochées autant que possible de celles qui ont été proposées à Châtillon , voilà quel serait le résultat le plus heureux. Mais nous ne devons jamais perdre de vue que ce résultat même n'est que la moitié de l'ouvrage. Car si, après avoir signé la paix avec Napoléon, nous ne nous occupons pas très-sérieusement des moyens d'assurer l'équilibre dans la partie opposée de l'Europe, de nouveaux dangers et de nouveaux motifs de guerre remplaceront bientôt ceux dont nous serons délivrés; et au lieu d'avoir rétabli la prospérité , la tranquillité et l'indépendance de tous les pays, nous n'aurons fait que changer de fléaux, de troubles et d'oppresseurs

Vienne, 11 avril 1814.

Le vœu sincère du cabinet d'Autriche était de faire la paix avec Napoléon, de limiter son pouvoir, de garantir ses voisins contre les projets de son am-

bition inquiète, mais de le conserver, lui et sa famille, sur le trône de France. Ce voeu n'avait point son origine dans un mouvement de tendresse paternelle, car l'Empereur avait noblement subordonné toutes les impulsions de son cœur aux soins de son empire et du salut commun de l'Europe; mais il était le résultat d'un calcul juste et éclairé. M. de Metternich était convaincu, dans sa sagesse, que le rétablissement des Bourbons servirait bien plus l'intérêt particulier de la Russie et de l'Angleterre que celui de l'Autriche ou l'intérêt général de l'Europe; que la France, épuisée déjà jusqu'à l'extinction par tout ce qu'elle a souffert depuis vingt ans, retomberait, sous le faible sceptre des princes de Bourbon, dans un état d'impuissance et de nullité complètes, qui la rendrait pour longtemps incapable de former un contre-poids dans la balance des Puissances; et que par conséquent la Russie, enflée de ses succès, de sa gloire, de l'ascendant qu'elle a obtenu en Allemagne, étroitement et désormais invariablement liée à l'Angleterre, n'ayant plus rien à craindre de la Suède, et, au moins dans les premières années , peu contrariée par la Prusse, aurait un libre et vaste champ pour ses entreprises ambitieuses, menacerait de nouveau la Porte, tiendrait l'Autriche dans des inquiétudes perpétuelles, et parviendrait enlin à une prépondé-

rance vraiment alarmante pour ses voisins et pour le reste de F Europe. Ces considérations et ces sollicitudes se trouvaient encore renforcées par la perspective que les Bourbons, ne pouvant pas ignorer à la longue quelles avaient été les vues secrètes de r Autriche, et comment la Russie les avait combattues, seraient naturellement entraînés vers cette dernière Puissance, et qu'ainsi le peu de force qui resterait encore à la France après ces convulsions, loin de s'opposer aux desseins de la Russie, servirait plutôt à les favoriser.

Par les mêmes motifs qui avaient prescrit à l'Autriche la ligne de conduite que je viens de retracer, la Russie aurait pu choisir un chemin opposé ; mais il est plus vrai de dire que, dans toute cette affaire, la Russie a beaucoup moins écouté des calculs politiques que des sentiments et des passions. Elle a bien entrevu qu'en travaillant à la chute de Napoléon, elle agissait dans le sens de ses intérêts; mais le grand motif qui déterminait l'Empereur Alexandre était toujours le désir de briller aux yeux du monde comme le véritable auteur de cette contre-révolution colossale, comme le libérateur en chef de l'Europe, et le restaurateur par excellence de tout ce que Napoléon avait détruit. C'est ce besoin de gloire, et même de gloriole, habilement nourri par quelques ambitieux en sous-ordre,

et surtout par cette foule de fanatiques que l'Empereur rencontra à chaque pas , et que l'idée de traiter avec Napoléon au lieu de l'envoyer à l'échafaud faisait frémir de rage, c'est ce singulier mélange de vanité d'un côté, de férocité de l'autre, qui créa cette opposition permanente contre tout ce qui annonçait la paix, sans garantir en même temps la punition personnelle et exemplaire du u Grand Criminel » .

Cependant, en dépit de tous ces obstacles, le prince de Metternicli serait parvenu à son but, si Napoléon lui-même ne l'avait pas si mal secondé. Dans les conférences ministérielles qui eurent lieu à Troyes entre le 13 et le 16 février, tous les partis, grâce à la persévérance et à la dextérité du ministre autrichien, s'étaient enfin accordés sur ce qu'il fallait traiter de bonne foi avec Napoléon , et avaient décidé de n'admettre le projet de travailler à sa destitution que dans le cas où il rejetterait ouvertement les conditions proposées par les Alliés. C'est donc un fait incontestable que le 17 février, jour où l'on remit à M. de Caulaincourt l'ultimatum des Puissances alliées, il dépendait encore de Napoléon de conserver son trône et sa dynastie, et que, pendant tout l'intervalle du 17 février jusqu'au 18 mars, son sort étaitentre ses mains.

Mais il est également certain que, dans toute

cette crise mémorable, la conduite de cet homme n'a été que le comble de la déraison. Il ne fallait pas beaucoup de pénétration pour s'apercevoir que l'Autriche, loin de partager l'acharnement de ses alliés, avait, sur la question principale, des vues, des dispositions très -différentes. Il s'afjissait donc de cultiver ces dispositions ; Napoléon sut à peine les vérifier. Il ne fit aucune démarche pour se rapprocher cordialement de l'Empereur son beau-père ; il déjoua même, par son imprudence et son indiscrétion, celles que le Gouvernement autrichien aurait pu ou voulu faire de son côté ; car on n'était jamais sûr qu'un secret entamé avec lui aujourd'hui ne serait pas publié demain dans les journaux. Lorsqu'on lui envoya des officiers de marque pour tel ou tel objet militaire, il ne profita jamais de ces occasions j fidèle à son singulier caractère, au lieu de tenir un langage positif, il se livra à des dissertations interminables, à de vains discours de trois ou quatre heures, et, par un contre-sens dont lui seul était capable , s'avisa de donner à l'Empereur d'Autriche des leçons sur sa marche politique, au lieu d'en recevoir les seules qui auraient pu le sauver. Vers le 8 ou 10 de mars, l'Empereur se décida à une dernière démarche amicale, et représenta à son gendre, dans une lettre aussi sage que forte, quel serait le résultat infaillible de son obsti-

nation ; cette lettre resta sans réponse. Semblable au joueur dans la tragédie, Napoléon, au moindre coup de fortune, au moindre succès passager, croyait avoir retrouvé ses affaires , et rentrait dans toutes ses illusions. Enfin, trois ou quatre jours avant le 18 mars ', M. de Metternich fit avertir le duc de Vicence que la rupture du congrès aurait inévitablement lieu, si son maître ne faisait rien pour l'empêcher. Cet avis fut encore négligé et le congrès rompu. — Il me semble qu'il n'en faut pas davantage pour prouver que c'est Napoléon , bien plus que les Alliés , qui a fait échouer les bonnes intentions de l'Autriche, qu'il s'est miné par son propre aveuglement, et qu'entouré d'ennemis implacables, il n'en a pas cependant eu de plus actif et de plus dangereux que lui-même.

A partir de la rupture des conférences, la politique du cabinet autrichien changea de fond en comble. M. de Metternich, en ministre habile, voyant que l'obstination de Napoléon ne lui laissait plus le choix des mesures, et que le système qu'il avait longtemps combattu devenait enfin le seul exécutable, résolut de se mettre à la tête de ce système. Le parti des Bourbons avait été extrêmement faible jusque-là ; on travaillait dès lors à le

1 Jour de la rupture des conférences de Chàlillon.

renforcer, à nourrir ses espérances, à favoriser ses démarches, à laisser libre cours aux proclamations des Princes. Le comte de Bombelles, conseiller de lé{|ation au service de rAutriche et fils d'un émigré de marque qui était autrefois ambassadeur de France à Venise, fut envoyé à Nancy, auprès de M. le comte d'Artois, pour le complimenter au nom de l'Empereur; ce messafrer, comme on pouvait s'y attendre, fut accueilli de la manière la plus distinguée. On déclara partout que c'était à la nation française à se prononcer sur ses destinées futures, et l'on cessa de contrarier les menées secrètes par lesquelles les Russes, les Prussiens et les Anglais préparaient partout la contre-révolution, et auxquelles l'Autriche était restée étrangère jusqu'ici. Cette intervention du cabinet autrichien était d'autant plus nécessaire , qu'en regardant même le principe du rétablissement des Bourbons comme généralement admis, il restait encore de grandes questions à discuter. Premièrement, T Empereur d'Autriche avait fait déclarer, dans les conférences de Troyes ' , que si, par l'issue incertaine de cette lutte, Napoléon se trouvait exclu du trône de France, l'Empereur ne reconnaîtrait jamais que Louis XVIII comme souverain légitime de

* Où le quartier géiu'ral des souverains alliés se trouvait du 9 au 23 février.

ce pays. Celte déclaration avait été amenée par le projet bien connu de l'Empereur de Russie de placer sur le trône le duc de Berry, fils cadet de M. le comte d'Artois, et de le marier à la [jrandeduchesse Anne. Outre cela, l'Autriche partait du principe que, si l'on rétablissait en France l'ancienne monarchie , on devait la rétablir telle qu'elle avait été avant la révolution; tandis que l'Empereur Alexandre, partisan des idées modernes en politique , jO^rand admirateur de la fameuse constitution de 1791, et désirant surtout plaire à tous les partis, à toutes les sectes, à tous les individus, avait imaginé de donner à la France ce qu'on appelle un Roi constitutionnel

Napoléon a fait beaucoup de mal à l'humanité. On, ne peut donc pas être fort surpris que tout le monde applaudisse à sa chute. Cependant beaucoup d'illusions, d'attentes chimériques, de projets exaltés, de calculs absolument faux, une quantité de vues secrètes et dangereuses entrent aujourd'hui dans l'estimation de cet événement, que celui qui ne s'arrête pas à la surface des choses est loin d'envisajjer comme un avanlajje pur et positif. C'est une (jrande erreur de croire qu'avec la destruction du pouvoir de Napoléon, le calme, la sérénité et le bonheur renaîtront partout en Europe. Il s'en

faut de beaucoup que tout soit fiui par cet événement; les complications les plus embarrassantes, les agitations les plus dangereuses, les orages de toute espèce nous menacent encore. La crainte de compromettre l'union entre les souverains alliés a fait constamment ajourner toutes les questions difficiles et critiques. Il en résulte que rien, absolument rien, n'est décidé aujourd'hui sur le sort futur de rAllemagne, de l'Italie, de la Pologne, sur une foule d'intérêts publics et individuels dont la discussion peut amener des querelles funestes et interminables

(Après avoir annoncé l'abdication de Napoléon par une dépêche en date du 14 avril, M. de Gentz consacre plusieurs rapports au rétaldissement de l'ordre en France, au sort de >îajioléon, au projet d'un congrès, au traité de paix, etc.)

Vienne, 21 juin 1814.

La scène va changer maintenant. La France, pacifiée' au dedans et au dehors, occupera moins, pendant quelque temps, l'attention publique, qui se dirigera entièrement sur les grandes affaires que

1 Voir, pour le traité de paix signé le 30 mai, MaRTESS, Nouveau Recueil, II, 1, et Neumasn, Recueil, II, 473.

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les Puissances jusqu'ici alliées ont encore à régler entre elles. Le congrès de Vienne, dernier acte de la coalition, en sera une des époques les plus mémorables. Pour vous faire pressentir l'intérêt qu'il offrira, je m'en vais indiquer quelques-unes des principales questions dont la discussion définitive est remise à ce congrès. Il y en a de très-problématiques, de très-épineuses, et qui réclameront toute la sagesse et tout le savoir-faire des négociateurs, pour ne pas amener ou des disputes interminables, ou des résultats fâcheux pour l'un ou l'autre parti.

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