CHAPITRE XVII
l’idéalisme individuel
Synthèse des trois contradictions. — Conséquence : excès d’individualisme et déficit de solidarité. — Équilibre nécessaire; deux conséquences de sa rupture : concurrence et progrès. — Diverses sortes de progrès. — Les uns sont réalisables pai l’individu, lesautres par l’État seul. — État d’individualisme pur. — Sociétés où dominent les tendances sociales. — Leurs caractères : stabilité, fécondité. — Sociétés où dominent les tendances individualistes : Sparte, Athènes, Home. — Age d’heureux équilibre, — rompu en faveur de l’individualisme. — A quelle époque? — Progression de l’idéalisme individuel. — Oliganthropie à Sparte. — L’individualisme à Athènes. — Pourquoi elle échappe plus longtemps à l’oliganthropie. — Oliganthropie générale en Grèce. — Erreur d’Aristote. — Rome favorable à la population. — Mesures inefficaces pour l’encourager. — Idéalisme individuel à Rome. — Décadence de la solidarité. — Décadence de la vie politique. — Attraction de l’argent, du luxe, des jouissances. — Décadence de la population. — Individualisme surnaturaliste, aussi funeste que le premier. — Ruine de la civilisation antique, due à l’exagération de son principe.
La Iriple contradiction analysée dans les chapitres précédents et dont les effets s’étendent à toutes les manifestations de la vie sociale n’a point lieu d’étonner. La contradiction, comme la lutte des facteurs contraires, est inhérente à tout ce qui est relatif, et nulle partie de l’univers ne peut se soustraire à cette condition nécessaire de l’existence.
11 ne faut donc pas s’attendre à la voir cesser, ce qui ne serait possible qu’au sein d’un absolu irréalisable, ni caresser l’espoir d’un repos définitif dans une prétendue période organique, comme celle qu’ont rêvée les Saint-Simoniens et presque toutes les écoles socialistes.
L’évolution de l’humanité ne comporte point d’arrêt com-
A. 1)1 MO. NT
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plet. Il ne peut y en avoir dans l’histoire future, plus que dans 1 histoire passée, \ivre, c’est marcher laborieusement en avant ou glisser lâchement en arrière; en tout cas, c’est se mouvoir, c’est se débattre entre le vrai et le faux, le beau et le laid, le bien et le mal.
Toutes les nations en sont là. Ce qui fait le caractère particulier de la situation en France, c’est la généralité et l’acuité exceptionnelle de cette contradiction. En outre, toutes les contradictions partielles se trouvent concourir à un même résultat, qui est d’isoler l’individu. Notre civilisation donne trop et demande trop à l’individu; elle lui accorde tous les droits et en même temps l’écrase sous une tâche trop lourde. De là, une conséquence désastreuse : les sentiments de solidarité nécessaires pour faire contrepoids à l’égoïsme individuel sont oblitérés. L’individuseposelui-même comme son propre but. Noble, il se propose son développement personnel, la solution des contradictions qui l’entravent; moins noble, il se propose des jouissances d’ordre plus ou moins élevé; mais ' en tout cas il n’envisage rien en dehors de lui-même, il a mis sa fin en soi. Puis, comme toujours, des théories se produisent, empressées à légitimer les tendances dominantes qu’elles fortifient et propagent en les formulant.
Or, de même que l’ordre dans l’univers résulte de l’égale tension de deux forces opposées, la santé dans le corps social ne s’entretient que par l’équilibre de deux forces tirant constamment en sens inverse, les tendances sociales et les tendances individualistes. Présentement, l’équilibre est rompu en faveur de ces dernières, comme il arrive toujours dans les circonstances historiques qui demandent un effort considérable à l’individu, soit qu’il accepte toute la tâche, soit qu’il la néglige. Tout entier à son développement ou à ses jouissances particulières, il ne porte qu un intérêt insuffisant a la famille et à la patrie.
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Cette rupture d’équilibre ou, autrement dit, 1 individualisme en excès, tel est le vrai nom de la maladie générale qui mine aujourd’hui notre civilisation et dont l’oliganthropie u’est qu’un effet particulier. L’abandon de la génération, c’est-à-dire de la solidarité dans la race; l’abandon de la bienfaisance, c’est:à-dire de la solidarité dans la commune; l’abandon de la valeur militaire, c’est-à-dire de la solidarité patriotique, telles sont les trois manifestations du mal. Toutes trois doivent nous occuper : car si l’individualisme en excès se manifeste sous un de ces aspects, fortifié par sa libre manifestation, on peut être assuré qu’il sévira d’autant plus dans les autres sphères. Mais auparavant la nécessité s’impose d’une brève digression théorique.
Les républiques animales, telles que les ruches ou les fourmilières, imposent à l’individu une constitution spéciale en rapport avec des fonctions spéciales. L’adaptation est complète et peut l’être sans inconvénient, parce que l’organisation actuelle est définitive, comme le serait celle d’une société communiste, et que ni le progrès ni l’initiative individuelle n’y trouvent plus leur place.
Dans une société humaine et progressive, il en va autrement: les rôles n’étant poinlnaturellement assignés d’avance, . chaque individu doit chercher le sien, et dès lors il est naturel qu’il tende vers le plus avantageux. La liberté et la concurrence entre les individus sont les conditions indispensables du progrès.
Mais il y a des progrès de plusieurs sortes. Les uns sont profitables à la fois au premier qui les réalise et à la société au milieu de laquelle ils s’accomplissent. Telles sont en général les découvertes de l’industrie et de la science. Les progrès de cette nature doivent être laissés à l’initiative individuelle.
D’autres sont profitables au premier qui les réalise, mais
nuisibles à la communauté, comme sont par exemple les contrefaçons et les falsifications. La liberté individuelle est incapable d’y mettre un terme; il faut que la main de l’État les entrave.
Enfin une troisième catégorie de progrès, bien que très profitables à la société, sont contraires ‘au premier qui les réalise. Tous les progrès en moralité, en douceur et en justice sont de cet ordre. Celui qui désarme le premier en face d’adversaires qui ne l’imitent point sera presque infailliblementvictime de sa générosité. Le commerçant qui voudra inaugurer un degré de loyauté supérieur au milieu de commerçants et industriels médiocrement scrupuleux sera certainement ruiné par la concurrence. Celui qui voudra seul remplir ses devoirs de soldat et de citoyen au milieu de compatriotes libres de s’y soustraire, sera victime d’un dévouement très probablement inutile. Aussi, tandis que la première catégorie de progrès résulte tout naturellement de la libre émulation des individus, les deux derniers genres de progrès ne peuvent être prohibés ou réalisés que par une puissance supérieure aux individus en concurrence et capable de leur imposer ses décrets. Cette simple remarque, qui établit en même temps la nécessité de la concurrence et la nécessité d’un pouvoir social, contient en principe l’indica- . lion des limites de l’une et de l’autre; elle fait voir la vigueur individuelle unie à la libre lutteet la solidarité unieà l’action de l’État.
Qu’on se figure un nombre donné d’individus des deux sexes répandus sur un territoire nettement délimité, tel qu’une île de l’Océan, né reconnaissant d’autres loisquecellcs de leurs besoins ni d’autre autorité que la force brutale; cel état de nature, si différent de celui de Rousseau, nous montre le règne dans l’humanité de la concurrence vitale ou, si 1 ou veut, du pur individualisme. C’est une étape qu’encore a
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celte heure les fractions les plus arriérées de notre espèce ont à peine franchie.
L’institution d’un pouvoir commun réalisant la sécurité pour les biens et les personnes permet un large développement de l’ordre, de la richesse et de la population. Dans cette phase, c’est l’État qui prend l’initiative de tous les progrès, et d’abord le succès répond à son ambition. Mais tôt ou ou tard l’initiative individuelle, comprimée par la hiérarchie, diminue; et comme, en somme, toute l’administration se compose d’individus semblables aux autres, la routine étouffe l’intelligence, tout développement s’arrête et la société semble figée. C’est à ce degré que les civilisations de l’Inde, de la Chine, de l’ancienne Égypte se sont arrêtées sans pouvoir le franchir. L’absence de liberté, la suppression de la concurrence réagissant d’une façon démesurée contre l’individualisme antérieur, ont suspendu la vie. Le premier besoin de ces sociétés primitives est que le lien social y soit d’une grande force. C’est ce qui seul peut assurer leur salut et leur donner la victoire sur les communautés environnantes.
Mais ce qui leur a fait faire le premier pas estaussi ce qui les empêche de faire le second; la liberté et le progrès, nécessairement irréguliers et capricieux dans leur marche, y font l’effet de sacrilèges contre la coutume, les lois ou les dieux, et ces sociétés périssent par l’exagération de leur principe.
Cependant la seve, çà et là, sut faire éclater la dure écorce du végétal pétrifié. D’heureux hasards aidant, un nouveau degré put être- franchi : les cités grecques et la république i omaine, giace en partie a leur peu d’étendue, se donnèrent des constitutions assez souples pour conserver le faisceau serré désintérêts solidaires et assurer à l’individu une plus ou moins grande liberté de développement. «Un jour, la liberté dit: Que la lumière se fasse ! Et, comme le soleil au-dessus des flots,
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Athènes sélexa. » Mais les civilisations antiques, elles aussi, périrent par l’exagération de leur principe. A force de donner de 1 importance aux individus, elles oublièrent la nécessité de leur subordination à l’ensemble. Tandis que Sparte périt par oliganthropie, c’est-à-dire par un défaut de solidarité entre les générations, Athènes succomba faute de patriotisme et d’organisation, c’est-à-dire par un déficit de solidarité entre contemporains. L’empire romain fut ruiné parle même mal, sévissant à la fois sous les deux formes.
Rome ne mourut pas plus de l’excès du despotisme que Athènes de l’excès de la licence. L’une et l’autre succombèrent parce que, sous les formes gouvernementales les plus dissemblables, un môme vice les minait: le manque de subordination sentie et voulue de l’unité individuelle à l’unité sociale.
Pendant longtemps un équilibre approximatif entre ces deux forces avait produit les plus magnifiques résultats. Mais il était inévitable que l’égoïsme individuel finit par l’emporter. Un peuple qui a remarqué les progrès énormes qu’il a faits dans une période d’individualisme croissant ne conçoitplusle progrès que comme une conséquence de l’individualisme. 11 ressemble au théoricien de la locomotion qui, ayant fait un large pas à l’aide de la jambe droite, prétendrait avancer toujours du même pied en laissant l’autre immobile. De même que l’homme a besoin de deux jambes pour marcher, la société doit s’appuyer à la fois sur les tendances sociales et sur les tendances individuelles. Toutes deux peuvent et doivent être instrument de progrès, pourvu qu’on leur donne la prépondérance alternativement, et chacune peut devenir instrument de stagnation et de décadence si on persiste à les maintenir dominantes après qu’elles ontproduit leurs effets utiles. L’idéal serait que l’équilibre fut complet ou que du moins les oscillations entre les excès contraires lussent aussi faibles
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et aussi rapprochées que possible. L’humanité se trouverait par là au début d’une troisième étape de progrès après avoir évité l’écueil où sont venues échouer les civilisations classiques.
L’histoire a montré ce que peut faire un peuple libre lorsque, vivant en démocratie, il sait néanmoins se plier aux devoirs de la solidarité. Athènes et les républiques grecques lors des guerres médiques, Rome pendant lesguerrespuniques, la France pendantles guerresde la Révolution, en fournissent des exemples. Jamais ailleurs, comme à ces trois triomphes de la démocratie, aucun foyer de la gloire humaine ne projeta si haut ses flammes. D’autres peuples ont vaincu, enrégimentés par la volonté toute-puissante de leurs rois, ceux-ci ont été emportés par leur volonté propre. Voilà ce qui les marque d’un caractère particulier. A ces trois dates d’ailleurs, l’individu grandit par son dévouement à la patrie. En France, tandis que le sentiment de la solidarité nationale enfantait des prodiges sur les champs de bataille, la fécondité augmenta. La race crut à la fois en nombre, en vigueur morale et en génie.
Il serait naturel de penser que, dans son dévouement à la collectivité, l’individu s’appauvrit de ce qu’il lui sacrifie. En réalité il n’en est rien, l’effort qu’il fait lui faisant regagner en valeur plus qu’il n’avait dépensé. Par contre, quand les sentiments de solidarité viennent à s’altérer dans une nation, non seulement la patrie et la race en pâtissent, comme il est naturel, mais 1 individu meme en est diminué. Il se trouve qu en devenant égoïste il a fait un mauvais marché : car au bout de très peu de temps il est moins fort, moins actif et moins intelligent.
On le voit de reste lorsque sont passées ces grandes crises d héroïsme et que l’individu, n’étant point contraint aux œuvres de la solidarité par une organisation sociale appro-
NATALITÉ ET CIVILISATION, priée, se replie sur soi et met en lui-même son idéal. Pour ces États ou l’individu libre de son développement, ne relève que de son caprice, le triomphe sur les ennemis du dehors et la sécurité complète de la patrie sont le point de départ de la décadence.
Du moment que le patriotisme devient superflu par suite de la victoire, il diminue ; l’ambition et les plaisirs, le luxe, les vices, la lâcheté et l’oliganthropie envahissent la société.
L’idéalisme individuel, quand il est en situation de s’épanouir sans contrainte, suit une progression dont le premier terme est l’ambition de la gloire, et le dernier le suicide. L’ambitieux oublie bientôt la patrie lorsqu’elle n’a plus un intérêt vital àla victoire. Que le général victorieux se nomme Lvsandre, Marius ou Bonaparte, sa tentation sera toujours, après avoir servi le pays, de se servir de ses armées pour sa fortune personnelle. Sous ce rapport, les démocraties sont dans une situation inférieure aux monarchies. Le roi qui a dit «l’Etat c’est moi » l’eût défendu comme lui-même et se fût enseveli sous ses ruines si Denain n’eût été une victoire. Les deux Bonaparte ont bien voulu jouer à leur profit l’existence de la nation; mais, après avoir perdu, le premier n’eut pas la dignité de se faire tuer à Waterloo, non plus que le second à Sedan.
L’égoïsme civil fait cortège à l’égoïsme politique, n’ayant de culte que pour les jouissances des arts, du luxe et de la fortune. Enfin l’individu de plus en plus corrompu ne goûte que les jouissances des sens, fl cultive la sensation, courtiséà l’envi par «ces deux aimables filles, la débauche et la mort». Telles sont, indiquées en trois mots, les étapes de cette décadence: il se déprend de la patrie et cesse de vouloir être citoyen et soldat; il se déprend de la famille et cesse de vouloir être père; bientôt il se déprendra de lui-même et cessera de vouloir exister.
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À la fin de la guerre du Péloponèse, Sparte avait l’empire de la Grèce. De l’instant de son triomphe date le commencement de sa décadence. Le territoire de la république avait été dans l’origine partagé en neuf mille parts, ce qui supposait neuf mille guerriers. Par la suite il s’éleva même à dix mille. Aristote rapporte que de son temps elle était affaiblie par le manque de naissances, au point de compter à peine un millier d’hommes en état de porter les armes.
A Athènes, à partir de Périclès l’égoïsme individuel déborde et le patriotisme va sans cesse s’affaiblissant. Au siècle suivant, l’esprit militaire est éteint, c’est à des mercenaires qu’on est forcé de recourir pour monter la ffotte. La vénalité des orateurs, la vénalité des généraux, c’est-à-dire l’équivalent pour un peuple de la gangrène sénile, font leur apparition. La popularité aussi devient chose vénale, et, grâce à l’énorme disproportion des fortunes, il se trouve des citoyens assez riches pour l’acheter. Les arts, la poésie ne sont point morts; mais ils ont donné leurs principaux chefs-d’œuvre, et n’en produiront plus. On en est au règne de l’élégance et du luxe, luxe de la table, des habitations et des vêtements. La courtisane triomphe par l’esprit, la mode et la dépense, éclipsant totalement la mère de famille. C’est-à-dire que la femme nuisible à la génération prend le pas sur celle qui lui est indispensable. Les hommes renoncent de plus en plus au mariage, à la vie domestique, à l’amour fécond. Athènes cependant ne semble pas se dépeupler; mais c’est parce que, dans ce centre du luxe, des plaisirs et des vices élégants, l’immigration, comme aujourd’hui à Paris, est incessante.
Cependant sa situation était encore bien préférable à celle de Sparte. Celle-ci méprisait les arts, lacune énorme dans son génie. Au lieu de culture esthétique, elle ne connaissait que le luxe et l’opulence. Or, un idéal de cette sorte est naturellement insaisissable pour l’immense majorité ; il constitue
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une cause d’inégalité invincible, puisque le luxe 11e peut croître chez les uns sans décroître chez les autres. A Sparte 1 égalité légale allait jusqu’à prescrire les repas en commun, l’inégalité de fait allait jusqu’à concentrer tousles biens dans quelques mains. D’ailleurs l’immigration étant impossible, il devenait également inévitable que l’oliganthropie se produisît et qu’elle apparût tout d’abord au grand jour.
Il vint enfin un moment où le mal s’étendit à toutes les républiques grecques. Plutarque rapporte que de son temps, c’est-à-dire à la fin du premier siècle de notre ère, il eût été impossible de lever trois mille soldats dans toute la Grèce.
Ce qui est remarquable, c’est qu’on ne s’y montrait jamais alarmé de l’oliganthropie qui minait les cités. A Athènes en particulier l’on était fatigué des troubles sans cesse renaissants causés par la turbulence de la classe pauvre, de l'insolence et du perpétuel besoin de changement de cette plèbe désœuvrée, nourrie aux frais du Trésor public et cachant sous une bruyante activité politique un souci médiocre de la prospérité d’un Etat dans lequel elle n’avait aucun intérêt réel. L’on attribuait à l’excès de population l’existence d'un prolétariat qui était le fait d’une mauvaise organisation sociale. Et comme la philosophie semble toujours avoir pour principale fonction de traduire les tendances dominantes et de les mettre en formule, Aristote cherchait des remèdes au trop grand nombre des naissances. Nous avons déjà dit quelles mesures il proposait. 11 faut ajouter que pour lui, individualiste déterminé, la qualité de la race est tout; lenombreestsans importance. L’éducation est le butdel’Etat, et la perfection de l’individu est le but d’une bonne éducation nationale1. « Plus l’individu est parfait, ajoute-t-il, plus le bonheur qu’il rêve est pur, et plus la source en est élevée. »