L'OBJECTION DE LA LIMAGE
UNE ROSE TREMIERE.
0 poète! voici quatre fois que tu passes
Tout près de moi, tendant partout tes yeux rapacesr
Affamé de trouver un remède à la mort,
Et que tu ne vois pas ma pauvre fleur que mord
Je ne sais quel hideux ramas de vers de terre.
N'entends-tu pas leur dent qui me coupe l'artère,
Ou nous regardes-tu comme vivant trop bas
Pour qu'un républicain descende à nos débats?
Ne sens-tu pas gémir une âme dans les plantes?
Au secours!
LE POÈTE
Me voici, sœur! — Bêtes insolentes, Me voici! Làchez-la, misérables! Comment Osez-vous égorger ce feuillage charmant?
Vous me voyez marcher dans cette étroite allée, Songeant aux mille deuils dont la vie est peuplée, Cherchant comment les maux seront diminués, Voulant qu'enfin tout vive, — et vous continuez! Mais la pensée est forte et punit qui la brave. Vous qui prenez la sève et qui laissez la bave, Vous allez le savoir! vers! reptiles! laideurs! Salisseurs des parfums! meurtriers des splendeurs!