ALEXANDRE DE FAUCON
CHEVALIER, SEIGNEDR DE RIS, CO^SEILLER DU ROY EN SES CONSEILS d'eSTAT et privé, et premier PRESIDENT EN SA CODR DE PARLEMENT DE NORMANDIE.
ONSIEUR ,
Le loisir que mes veilles ont desrobéa mes occupations m'a convié de recevoir entre mes mafuiscrits les Mémoires de Jeu M. de Villerojy et les mettre en lumière. Je ne double point , monsieur, qu^ils ne soient bien venus et receus , tant pour V excellence du subjet qiCils traittent que pour la nouveauté que la curiosité du siècle et la cour désirent en foutes choses ; puis le nom et réputation de l'autheur y donne assez de prix et de crédit. Toutesfois , monsieur, J'qy creu qu'il estait honorable les accompagner du nom de quelque grand de ses amis , les vous dédier comme a l'un de ceux qu'il aymoit et honoroit grandement, vous ayant quelquefois entretenu fort particulièrement sur ce suhject. Les loix d'honneur et de debvoir ni y obligent , celles de l' Estât me le permettent, puis qu'estant chef et le premier en ce grand et célèbre parlement, il vous appartient de cognoistre tout ce qui s y foi t pour vous en servir aux grands et importuns affaires que Sa Majesté vous conjie, dont, monsieur, vous en rendez des
actions si louables , prudentes et judicieuses , que Sa Majesté' en reçoit de bons etjidelles services , et la pro\'ince le bien et le contentement. Recevez les donc , tnonsieur,avec autant d'accueil cjuils le méritent^ et que ce présent me serve de gage de mon affection, de tesmoignage de mabonne volonté, et de recognoissance de toutes sortes de bien-veillances , gui m" obligent demeurer ,
Monsieur
Vostre bien humble et obéissant serviteur,