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Qu’il vous aime, Seigneur! et qu’ici-bas le reste Ne soit plus que dédain pour son œil immortel !
Tant de fois le tombeau qui reçut sa pensée Ouvrit à ses regards ses abîmes lointains ;
Tant de fois , immolant sa jeunesse insensée ,
Il vieillit à plaisir sur ces bords incertains ;
Tant de fois, oublieux des soucis de la vie ,
Des biens , des voluptés, des mille ambitions,
Il n’eut plus ici-bas, 6 Seigneur! qu’une envie, Qu’un espoir plus puissant que toutes passions!
La mort, la liberté , le bonheur dans la tombe , L’enivrement de l’âme en des splendeurs sans fin , L’infini qui s’élève et sur le cœur retombe Comme pour essayer s’il porte son destin.
Dieu , cette image ardente , inénarrable , immense , Voilà ce qu’il aimait, voilà ce qu’il chercha ,
Le rayon que la nuit il suivait en silence ,
Le cri qu’à l’Océan souvent il arracha.