‹ Dernier chantChapitre 12 sur 55 · E COEl’R · texte numérisé non relu

E COEl’R

Qu’il vous aime, Seigneur! et qu’ici-bas le reste Ne soit plus que dédain pour son œil immortel !

Tant de fois le tombeau qui reçut sa pensée Ouvrit à ses regards ses abîmes lointains ;

Tant de fois , immolant sa jeunesse insensée ,

Il vieillit à plaisir sur ces bords incertains ;

Tant de fois, oublieux des soucis de la vie ,

Des biens , des voluptés, des mille ambitions,

Il n’eut plus ici-bas, 6 Seigneur! qu’une envie, Qu’un espoir plus puissant que toutes passions!

La mort, la liberté , le bonheur dans la tombe , L’enivrement de l’âme en des splendeurs sans fin , L’infini qui s’élève et sur le cœur retombe Comme pour essayer s’il porte son destin.

Dieu , cette image ardente , inénarrable , immense , Voilà ce qu’il aimait, voilà ce qu’il chercha ,

Le rayon que la nuit il suivait en silence ,

Le cri qu’à l’Océan souvent il arracha.

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